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SUJET : La Destiné de la Terre des Illusions (DdlTI)

La Destiné de la Terre des Illusions (DdlTI) il y a 1 an 10 mois #29013

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Chapitre 1
La Terre des Illusions

Il faisait légèrement frais en cette mi-octobre. Les feuilles des arbres commençaient à prendre un large panel de couleurs, allant du vert printanier à un rouge cramoisi. Le calme régnait en Gensokyo depuis la fin de l’incident précédent. Chacun vaquait à ses occupations. Les vents, légers et calmes, voguèrent partout et emportèrent les feuilles déjà tombées au sol sur cette terre féérique. Le calme régnait.
Cependant, celui-ci fut interrompu au niveau du Sanctuaire Hakurei. Là, sur le chemin menant au bâtiment central, une jeune femme, miko de ce sanctuaire, projetait ses talismans à tout-va. La personne vêtue de blanc et de rouge ne cessait de crier contre quelqu’un. Il s’agissait de trois fées bien trop malicieuses ayant tenté de jouer un nouveau tour à la prêtresse en combinant les tas de feuilles qu’elle venait de ramasser et une petite explosion.

–VOUS ALLEZ LE PAYER ! S’écria la miko Hakurei tout en envoyant un grand nombre de talismans sur les trois fées qui voltigèrent, paniquées par la situation.
–On n’aurait pas dut le faire exploser sur elle, dit la fée vêtue de bleu à ses amies.
–Mais c’était plus marrant, répondit la fée dont la couleur dominante était le rouge.
–VOUS ALLEZ VOIR CE QUI VA ÊTRE MARRANT ! S’écria de nouveau la miko, ayant apparemment entendu les fées.
–On fait quoi ? demanda la fée en blanc.
–On va se battre ! On est trois contre une ! Somma la fée en rouge.
–Sunny, c’est la prêtresse. Elle va nous exploser, voire pire… trembla la fée portant du blanc.
–T’inquiète pas Luna ! On peut la battre si on s’y met tous les trois ! Pas vrai Star ?!
–Il faudrait peut-être… fuir ? Répondit la fée en bleu.
–Quoi ? Mais qu’est-ce… commença Sunny avant qu’une série de talismans ne viennent l’atteindre.

La fée tomba lentement vers le sol, telle une feuille morte détachée de son arbre. Elle ferma lentement les yeux alors qu’elle chutait d’une façon presque irréelle. La miko tendit son gohei vers la cible presque immobile et projeta un grand nombre d’orbe blanc.
Un choc brusque eut lieu mais aucun son n’atteignit la prêtresse. Elle vit alors que les deux autres fées venaient de secourir in-extrémis leur camarade. Celle-ci rouvrit lentement les yeux et vit ses deux amis.

–Sunny, toujours prête à te battre ? demanda Star.
–… Prête !

Non loin de là, la miko observait les trois fées se mettre en place, les regardant d’un œil circonspect. Soudain, elle vit la «cheffe» lui parler d’une manière hautaine.
–Tu ne peux rien contre les trois fées de la lumière ! Luna, Star, montrons-lui qui nous sommes !
–C’est bientôt fini j’espère car je dois vous exterminer là, j’ai du boulot… À CAUSE DE VOUS !

A cet instant, les trois fées sortirent chacune un bout de papier sur lequel était inscrite une incantation.

–Vous êtes prêtes ! S’écria la fée en rouge.
–Oui, répondit la fée en bleu.
–Oui ! Répliqua celle en blanc.
–C’est parti ! Sunlight "Sunshine Needle" !
–Starlight "Star Storm" !
–Moonlight "Dark Stillness" !

Trois cartes de sorts furent utilisées en même temps par les trois fées. Les attaques de toutes les couleurs se fondirent en une et foncèrent vers la miko qui ne semblait en aucun cas réagir.
Quand l’attaque n’était plus qu’à une poignée de mètres, elle sortit à son tour une carte de sort.

–Je vais vous exterminez ! Fantasy SEAL !
–Quoi ?! Répondit Sunny, interloquée.
–On va tous mourir ! S’écria Luna.
–Il faut partir… commença Star.
Les orbes lumineux projetées par la miko atteignirent les trois fées qui disparurent dans un flash éblouissant.

Quelques minutes plus tard, la miko balayait les feuilles et soupirait, sachant le temps qu’elle devra mettre pour le faire. Elle entendit alors une plainte près d’un petit tas de feuilles mortes. C’était les trois fées, à la limite de l’inconscience et qui étaient sonnées. Elle soupira de nouveau et reprit son balai. Elle poussa le tas de feuilles vers l’escalier et le fit tomber, entrainant les trois fées dans une terrible chute jusqu’en bas des marches. Après s’être bien assurée qu’elle était toutes les trois en bas, elle s’écria.

–SI VOUS RECOMMENCEZ, JE VOUS EXTERMINERAI POUR DE BON !

Elle repartit ensuite balayée son sanctuaire qui était dans un piteux état. Elle soupira puis se mit à la tâche. Elle passa de longues heures à rendre son sanctuaire correct, alors qu’elle savait que personne ne viendrait lui rendre visite et encore moins lui faire donation. Elle marcha alors lentement vers le rebord du sanctuaire puis entra en ouvrant la porte coulissante. Elle ressortit quelques minutes plus tard avec une tasse de thé. Elle s’assit sur le rebord puis commença à boire son thé, regardant l’allée qui était parsemée de tas de feuilles.

–Ce n’est pas top mais c’est bon pour aujourd’hui, se dit-elle avant de se demander quelle heure il était.

Elle soupira en constatant que les ombres étaient minuscules.
–Seulement midi ? Soupira la prêtresse «débordante d’énergie».

Elle but une nouvelle gorgée de sa boisson avant de se remettre à penser.

–J’ai terminé ma journée, je suis fatiguée.

Alors qu’elle rentrait dans le bâtiment, légèrement refroidit par une brise et par la charge de travail qui lui restait, le calme revint enfin sur le sanctuaire alors que les fées étaient parties, fuyant la terrible miko qui venait de les battre sans le moindre effort.

Une brise légère transporta un léger parfum automnal. Près d’un gigantesque champ de tournesols en train de faner, un petit concert se jouait paisiblement sous le regard de nombreux habitants des environs.
La brise chargée de musique s’éleva et arriva aux oreilles d’une petite personne en train d’écrire. La toute petite jeune femme se mit à courir vers la fenêtre et écouta les notes depuis son château volant et inversée.
La brise continua son chemin vers le sanctuaire de la montagne. Là, une femme d’allure respectable se reposait sur le toit du sanctuaire, contemplant la vue sur une grande partie de Gensokyo. La brise lui passa dans sa chevelure vaporeuse d’un bleu profond. Elle sourit et ferma les yeux.
La brise fut perturbée par une bourrasque, une tengu esquivait les projectiles d’une femme aux cheveux verts et aux regards de braises alors que la tengu tentait de prendre en photos les puissantes et magnifiques attaques.
Le reste de la brise semblait s’échapper et regagner le ciel de la Terre des Illusions.

Un bâillement se fit entendre au sanctuaire. La miko s’était presque déboitée la mâchoire tant son bâillement fut important. Elle regardait devant elle. Elle voyait des monticules de feuilles puis se gratta la tête

–Je suis vraiment trop fatiguée… je lui demanderai de s’occuper de cela, ça sera parfait pour lui.

Soudain, une silhouette noire se dessina dans le ciel puis se rapprocha, très vite. La prêtresse ne réagit pas, se contentant de regarder la cible se rapprocher de chez elle. Une chose se posa juste devant elle alors qu’elle portait à sa bouche un onigiri. Du nuage de poussière, une forme reconnaissable en émergea. La jeune femme en rouge et blanc daigna à peine lever la tête quand son invitée lui parla.

–Reimu ! J’ai besoin de le voir !
–Voir qui ? demanda la susnommée.
–Tu sais bien ! Mon chéri, affirma la jeune femme blonde vêtue en noire qui se mettait à rougir en parlant.
–Ton chéri? Se demanda Reimu.
–Oui ! Tom ! L’homme que j’aime !
–Il n’est pas là, et c’est bien dommage, j’ai tellement de travaux à lui faire faire… commença la miko avant d’être interrompu par le regard remplit de colère de l’autre humaine.
–Tu veux lui faire faire tes corvées ?!
–On se calme Marisa. C’est pour son entrainement. Il doit être capable de surmonter des épreuves de longues haleines.
–C’est surtout que t’es une paresseuse.
–Reviens me le dire en face !
–J’ai pas le temps ! Tu sais où il est ?
–Heu… non…
"C'est pas d'la magie si c'est pas flashy."
Marisa Kirisame
"LeSavant a toujours raison."
LeSavant (moi)
Dernière édition: il y a 1 an 10 mois par LeSavant.
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La Destiné de la Terre des Illusions (DdlTI) il y a 1 an 9 mois #29036

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Chapitre 2
Le renouveau d’un déchu

L’air était frais et la paix régnait en Gensokyo. Cependant, au milieu de ce calme apparent, un cri se fit entendre dans une forêt, la Forêt des Yokais.
Une jeune humaine recula alors qu’elle était au sol, suite à une chute. Plusieurs créatures d’aspect humaines mais aux yeux d’un rouge étincelant et dont les griffes et les crocs étaient exagérément longues. Elle recula jusqu’à se retrouver bloquer par un arbre. Elle n’avait pas le temps de se relever. Elle se mit les mains devant les yeux et se recroquevilla sur elle-même alors qu’elle entendit le cri de l’une des créatures lui sauter dessus.
Cependant, elle ne sentit rien. Elle redressa la tête et vit une personne. Celle-ci portait une cape-manteau sombre. La capuche lui masquait une partie du visage. Elle pouvait distinctement voir qu’il portait un sabre sur son côté gauche et qu’il portait une lanterne rouge à l’extrémité d’un bâton de la même couleur. Il s’était interposé entre elle et la créature qui était allongée au sol contre un arbre à quelques mètres de là. Les autres créatures reculèrent d’un pas avant que plusieurs autres n’apparaissent dans les branches des arbres les entourant. L’un des monstres s’avança, il semblait plus fort et était bien plus imposant que les autres. Il avait l’apparence d’un humain mais avait un groin et était affublé de défense semblable à celle d’un sanglier. Le sauveur de la jeune femme tournait le visage légèrement vers le bas, masquant son visage avec l’ombre de sa capuche. Il se tourna légèrement vers la femme qui put voir son visage en contre-plongée : son œil jaune la surprit et l’effraya mais son sourire amical la rassura légèrement. Il inclina légèrement la tête avant de se retourner vers les prédateurs.
Le «chef» s’adressa à cette personne.

– Tu ne devrais pas t’en mêler, elle n’est pas d’ici, tu le vois bien.
– C’est mon affaire. Toute attaque envers un humain, d’ici ou de l’Extérieur sera sévèrement réprimée, répondit l’homme encapuchonné.
– Et tu crois que les humains nous épargneraient ? demanda le «sanglier» sur un ton méprisant.
– Tous yokai, prit pour cible par n’importe quel humain sera sous ma protection, répondit l’homme.
– C’est ça…
– Cela est arrivé plusieurs fois… mais je dois l’avouer… c’est souvent les yokai qui s’en prennent aux humains… Comme ici !

Alors qu’il termina sa phrase il releva brusquement son visage, dévoilant son regard jaune et presque effrayant.

– Tu ne nous fais plus peur ! Tu n’es plus très puissant à ce qu’on dit… révéla le yokai-sanglier en s’approchant de lui.
– J’ai perdu beaucoup de ma force d’antan… cependant, je reste plus puissant que vous tous réuni.
– Meurt sale vantard ! S’écria un youkai qui surgit d’au-dessus de lui.

Il se retourna vers la créature et la frappa avec sa lanterne qui vola en éclat, l’expédiant contre le tronc d’un arbre, faisant resurgir les ténèbres du lieu.
Le yokai-sanglier se mit à rire.

– Maintenant, comment vas-tu faire pour nous voir, pauvre humain ?
– On est partout autour de toi… murmura une voix étrange.
– Hihi… les ténèbres ne me font plus peur depuis longtemps… dit le jeune homme en souriant alors que ses yeux jaunes brillèrent dans l’obscurité.
– Tu… ne peux pas nous voir ?! S’insurgea le yokai-sanglier.
– Pas besoin de voir pour fuir.

A cet instant, il frappa dans l’air avec le bâton rouge puis se retourna vers la jeune femme tout en pointant une direction avec le bâton qui se mit à briller.

– Courez là-bas ! S’écria-t-il alors qu’une orbe de lumière fut émise de l’objet et se dirigea en ligne droite.
– Heu… oui ! Annonça la jeune femme avant de s’exécuter.

L’humaine se mit à suivre la lumière alors que le jeune homme se mit à retenir le flot de créatures.

– Maintenant, on va s’amuser ! Annonça-t-il.
– C’est plutôt nous qui allons-nous régaler de toi ! Dit l’un des youkais.
– Après tout, il vient aussi de l’Extérieur ! Ajouta un autre.
– Fort bien… si vous le prenez comme ça…

Les créatures se jetèrent toutes sur lui, l’encerclant dans une étreinte mortelle. Il n’avait aucune possibilité de fuir et était prisonnier des créatures. Les griffes et les crocs étaient prêts à se planter dans sa chair et à le déchiqueter. Les premières attaques atteignirent le manteau mais les yokais se rendirent compte qu’il n’y avait que le vêtement. Ils se retournèrent dans tous les sens, tentant de retrouver leur proie. Cependant, dans les arbres, une voix se fit entendre.

– Bon, elle est partie, vous m’avez énervés… il ne me reste qu’une seule solution…
– Qu’est-ce…

Il se dressa sur sa branche et dégaina lentement sa lame avant de la pointer vers le groupe de yokais.

– Cette lame n’est qu’un simple bout d’acier, et même, de très mauvaise qualité. Cependant, elle a vaincu des ennemis biens plus forts que vous depuis ma renaissance… Cependant, je vais vous épargner par le fer, créatures de l’obscurité, c’est pas assez efficace sur vous.

Il tira un bout de papier depuis la manche de son kimono bleu nuit parsemé d’étoiles jaune. Le regard des créatures se pétrifia en voyant cela.

– Une… une spell…
– Une spellcard, effectivement.
– Tu nous battras pas tous, on est trop nombreux ! Hurla le sanglier.
– Peu importe le nombre… Symbole de Lumière «Open your eyes»

Au moment de l’incantation, il tendit l’épée vers le ciel. De celle-ci, plusieurs lasers se propagèrent dans toutes les directions, aveuglant partiellement les créatures tant la luminosité venait d’augmenter dans la forêt. Les tirs touchèrent un grand nombre de créature qui furent vaincu sur le coup. Les autres tentèrent de fuir alors qu’il leur sauta dessus, les frappant de son sabre devenu lui-même source de lasers. Il frappa un youkai qu’il projeta contre un tronc, puis un autre qu’il fit traverser la canopée, avant d’en aplatir un au sol. Il se baissa et esquiva un coup de griffe. Il leva brusquement sa lame vers le haut, transperçant le membre de la créature avant de faire un moulinet avec son arme, entrainant la créature dans le mouvement et le faisant atterrir violement au sol.
Soudain, le yokai-sanglier le chargea. Il esquiva la créature qui se retourna après quelques mètres. Fou de rage, la créature rechargea, doublant sa violence. Le jeune homme resta devant sa cible. Les défenses de sanglier s’allongèrent de quelques centimètres alors qu’il n’était qu’à quelques mètres de lui. L’humain prit son sabre à deux mains et le porta au-dessus de sa tête. Le yokai fit alors un bond vers l’avant, les griffes prêtent à le transpercer. En réaction, il fit abattre son sabre.
Deux violents bruits se firent entendre simultanément.
Le yokai atterrit au sol quelques mètres de là et se releva. Il se retourna vers l’humain puis se mit à sourire avant de tousser un peu de sang et de s’effondrer.
Le guerrier posa un genou à terre et prit appui sur sa lame. Son épaule droite était couverte de sang. Il posa sa main gauche à terre et finit par se saisir de quelque chose. Il se releva alors et tenait une des défenses du sanglier-yokai. L’humain se découvrit ensuite l’épaule et ne vit aucune blessure, constatant que c’était le sang de son adversaire.

Il ramassa divers objets, ingrédients potentiels puis s’étira au milieu des ennemis vaincus dont certains se mirent à fuir lentement. C’est alors que le sanglier redressa la tête et le questionna.

– Pourquoi… nous avoir épargné ?
– Je ne vous ai pas épargné, répondit-il en montrant une main de yokai.
– Tu sais que ça repousse ça… avec ta magie… t’aurais pu nous exterminer, ajouta-t-il en s’appuyant contre un arbre.
– Je ne tue pas pour le plaisir, et je préfère éviter d’en arriver là.
– On connait ta philo… sophie… «un monde de paix et d’unité»… idéaliste…
– En attendant, c’est un idéaliste qui t’a mis ko, toi et les autres et qui te prend un trophée.
– Tu n’es qu’un … commença-t-il avant qu’une sorte de talisman ne lui bloque la bouche.
– Si tu vas commencer à m’insulter, c’est pas la peine. Somnum decem !
A cet instant, la créature s’effondra dans un profond sommeil. Le jeune humain se retourna et commença à marcher vers sa demeure, à l’autre bout de la forêt.

Cependant, il entendit rapidement des bruits. Quelque chose le suivait, le traquait. Il sentait une magie familière. Il continua sa marche en direction de sa demeure.
Le vent se mit à souffler. Des feuilles se détachèrent de leur arbre dans un bruit presque imperceptible comme si on les détachait de la vie elle-même. Une ombre surplombait le jeune guerrier depuis les branches. Le jeune homme savait qu’il ne pourrait lutter contre cette créature, il décida donc d’accélérer le pas. De la sueur se mit à s’écouler sur son front alors que ses pupilles jaunes s’écarquillèrent afin de trouver une issue à sa rencontre finale. Son cœur se mit à s’emballer sans que rien ne puisse l’arrêter. Les rayons de lumière se firent de plus en plus rares au-fur-et-à-mesure qu’il s’enfonçait dans la noirceur de la forêt.
Rapidement, il n’y voyait plus rien, seul une boule de lumière qu’il faisait naitre sur le bout de son bâton éclairait faiblement les lieux. Il pouvait entendre les moindres bruits dans la forêt. Il sentait la présence de créatures d’une horreur telle que personnes n’auraient pu les décrire voire même survivre à leur rencontre. Les ténèbres étaient à leur paroxysme dans ce lieu maudit. Malgré qu’il fasse jour, les rayons ne pouvaient pas atteindre ce lieu perdu. Il savait qu’il devait le traverser pour rejoindre son manoir situé sur un promontoire près du Lac Brumeux. Il continua sa course, jamais ne se retournant, évitant le plus possible de rencontrer l’être qui le suivait. Il entendit des bruits, des murmures étranges qui semblait résonner d’un étrange écho. Une sorte de langage inconnu se propageait dans l’air tel une brume. Il tourna la tête et vit une forme humanoïde, relativement petite, à peine d’un mètre mais dont les bras, exagérément longs se terminaient pas des sortes de tentacules. Il pouvait entendre ce que la chose disait.
«Avenir»
«Dehors»
«Ascension»
«Lutte»
«Toi»
Tous ces mots résonnèrent dans sa tête. Cependant, la présence qui le poursuivait ne le lâchait pas. Le jeune homme se mit alors à courir, à courir le plus vite qu’il pouvait, s’éloignant de cette chose mortifère.
Rapidement, l’ambiance changea. Quelques rayons percèrent les feuillages et les murmures inquiétants furent remplacés par des bruits de yokais biens plus communs. Cependant, la présence du début était toujours sur ces talons, et gagnait du terrain.
Il continua sa course effrénée et se retrouva alors à l’orée de la forêt. Il pouvait voir la tour de sa demeure ainsi que la fumée sortant de sa cheminée.
Il s’arrêta de courir, se retourna et vit que son poursuivant n’était plus là. Il souffla un bout coup avant de se retourner.

Il se stoppa net sur place. Face à lui, une personne le dévisagea. Après un bref silence, il lui parla.

– Pourquoi essaies-tu de m’éviter ?
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La Destiné de la Terre des Illusions (DdlTI) il y a 1 an 9 mois #29102

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Chapitre 3
Les deux amis

A l’orée de la Forêt des Yokais, deux personnes se firent face. Le premier portait une cape-manteau sombre et était encapuchonné alors que le second portait une chemise blanche, trouée par endroits, tachée à d’autres, un pantalon en toile marron, une écharpe marron clair, une paire de lunettes d’aviateur et un manteau assez épais de couleur vert, cachant ce qu’il pouvait dissimuler. Le jeune guerrier tenait son armeà la main gauche alors que son possible opposant avait les deux mains cachées dans son épais manteau.
Chacun observait l’autre, guettant le moindre geste de celui qui lui faisait face. Le silence aurait été total si le vent léger ne faisait pas bouger les feuilles.
Soudain, un gland se détacha et commença sa chute inexorable vers le sol. Au moment où il s’y écrasa, le guerrier dégaina son arme alors que le mystérieux homme sortit ses mains de son manteau tout aussi rapidement.

Le vent souffla à l’orée des bois quand les deux hommes se menacèrent mutuellement de leurs armes respectives. La lame du guerrier frôlait le cou de l’homme des bois qui le visait avec un révolver dans chaque main.
Chacun se jeta un regard froid avant que l’humain au sabre ne rengaine son arme et passe à côté de l’autre. Celui-ci rangea son arme la plus imposante et l’attrapa par l’épaule.

– Je t’ai demandé pourquoi tu m’évitais ?!
Son interlocuteur se débarrassa de la main sur son épaule et continua sa route.

– Dans ce cas, dit-il en pointant son arme vers lui, tu ne me laisses pas le choix… je te défie en duel !

Le concerné se retourna et tourna légèrement sa tête encapuchonné.

– Tu en es sûr ?
– Un peu qu’oui ! Si je gagne, il faudra qu’on parle !
– Et si je gagne, tu me laisses tranquille ?
– Ouais.
– Pfffff… Fort bien, répondit-il en se retournant vers lui et en retirant son capuchon.
– Ne me sous-estime pas, tu pourrais le regretter !
– Tu sais que j’ai horreur de me battre gratuitement…
– On ne se bat pas là, on va se battre en duel.
– Pfff… si tu le considères comme un jeu…
– Plus qu’un jeu, un entrainement !
– Dans ce cas… ma règle : deux cartes de sorts maximums, j’ai pas le temps de trop trainer… elle pourrait me retrouver.
– D’accord ! Mais qui elle ?
– En garde ! S’écria le guerrier qui dégaina son sabre.

A cet instant, l’homme aux révolvers sourit et sortit une paire de lunettes de soleil avant de les mettre puis visa son adversaire et déversa un torrent d’orbes rouges et jaunes ayant la forme de balles de révolvers.
Son adversaire guerrier s’envola et esquiva les projectiles avant de répliquer par la projection de projectiles cyans et roses. Il para également de nombreux projectiles avec son sabre alors que son adversaire se mit à courir sur les côtés puis à sauter sur le tronc d’un arbre avant de disparaitre dans le feuillage.
Une fois caché, il cessa son tir, imité par son adversaire. Ce dernier regarda le feuillage bouger et baissa la tête avant de soupirer.

– Comment comptes-tu me battre sans voler ? Je vais en finir rapidement. Justice Sign «broadsword» !

Il trancha l’air devant lui à plusieurs reprises, ce qui forma de nombreuses lames d’airs immobiles. Après avoir cessé, il donna un violent coup avec la paume gauche ce qui projeta les lames contres l’arbre qui vola en éclat.

– Fort bi… commença-t-il avant de voir son adversaire s’envoler au-dessus de lui.
– héhé ! Dit-il en se moquant de lui.
– Comment… ?

A peine eu-t-il commencé sa phrase, qu’un déluge de tirs s’abattit sur lui. Son adversaire, projeté par le souffle de la déflagration avait pris l’ascendant sur lui et le pilonnait avec ses deux armes. A ce moment, il sortit une carte de sort et prononça l’incantation : Canon Sign «Atlantis’s Warhead »
Il pointa uniquement son colt Buntline vers sa cible qui se mit à produire un étrange bruit mécanique. Il visa exactement vers sa cible malgré son début de chute puis pressa la détente. Un gigantesque tir se forma et fusa vers son adversaire. Au contact, l’ogive explosa, projetant la cible contre le sol, formant un cratère.
Alors qu’il chuta de plus en plus vite, il se dévêtit de son manteau et s’en servit comme parachute. Il se posa sans encombre et se revêtit de celui-ci avant de se diriger vers le cratère fumant.
Là, il ne voyait pas son adversaire. Soudain, il entendit un léger rire derrière lui. Il se retourna et le vit, les yeux jaunes l’observant et les bras croisés.

– Tu es devenu fort, je dois le reconnaitre. Mais ta technique… manque… d’originalité.
– Quoi ? lui répondit l’homme aux armes à feu.
– Tu t’es entrainé principalement avec Reisen, cela se voit.
– J’ai apporté mes techniques !
– Oui… mais pas assez ! Je croyais que j’allais me battre contre toi, pas contre Reisen !
– Tu veux voir quelque chose de nouveau ? Tu vas être servi ! Dit-il en sortant une nouvelle carte de sort.
– Et toi aussi !
– Quoi ?!

Là, chacun d’eux avait une carte de sort dans sa main et chacun savait qu’il ne connaissait pas celle de son adversaire. Chacun d’eux savaient que le moindre geste serait la clé de la victoire.
Soudain, le tireur fit le premier pas. Il sauta sur le côté et utilisa sa carte : Signe d’humanité «De découverte en découverte»
Il commença par un simple barrage de tirs rectiligne en direction de son adversaire qui se contenta de se placer entre les tirs.

– C’est tout ? Tu me déçois là…

Cependant, il remarqua que l’attaque évolua. Désormais, les tirs ne furent plus rectilignes mais se croisèrent. La cible se décala de nouveau et se plaça entre les tirs.

– Tu as fait une carte progressive ? C’est une bonne idée… quand on a le temps d’arriver à terme ! Signe de changement «Lever de soleil » !
A cet instant, des orbes jaunes de grandes tailles qui allèrent de droite à gauche s’ajoutèrent aux flots du jeune artilleur qui risquait de se faire prendre entre ses propres projectiles et ceux de son adversaire. Cependant il redoubla d’efforts et esquiva de peu de nombreuses orbes.
C’est alors que la troisième phase s’activa. Les tirs se mirent à onduler, forçant le guerrier à s’envoler afin d’éviter de se faire prendre entre deux séries de tirs. Cependant, son adversaire dévia les tirs vers le haut et l’homme au sabre manqua plusieurs fois de se faire atteindre.

– Tu ne t’en tires pas trop mal, annonça le guerrier volant.
– Et bien, goûte à ça ! Répondit l’homme au sol.

La quatrième phase de son attaque s’activa. De nouveaux tirs rectilignes et d’autres en courbes apparurent, zébrant le ciel de projectiles en forme d’ogive de toutes les couleurs. L’un d’eux toucha finalement l’adversaire de l’homme aux révolvers. Celui-ci cru que le combat allait bientôt se terminer mais le guerrier fusa, slalomant entre les attaques, et se dirigea droit vers sa cible.
Alors qu’il n’était plus qu’à une poignée de mètre, son adversaire tendit son révolver vers lui.

– Phase 5, tu as perdu !

Il pressa la détente et une nuée d’orbe se mirent à foncer sur le guerrier qui ne put les esquiver. Il fut balloté dans tous les sens avant de s’effondrer au sol.
Les effets des cartes se stoppèrent et l’homme aux révolvers marcha vers l’autre, étendu au sol, constatant sa victoire.

– Tu vas vouloir me parler maintenant ?
– Ouais, si tu veux… répondit-il.
– Bien !

Le guerrier se releva, aidé par son adversaire. Il se dépoussiéra les épaules puis ils partirent en direction de sa demeure. En cours de route, son «ami» le questionna longuement.

– Pourquoi essayes-tu toujours de m’éviter ?
– Te dire que j’ai une raison serait te mentir…
– Mais alors pourquoi tu m’évites ?!

Le jeune homme aux cheveux blonds s’arrêta alors que la personne à qui il avait posé la question continua sur quelques mètres avant de s’arrêter lui-même.

– J’ai honte… dit-il dans un soupir.
– Tu as quoi ?
– J’ai honte de ce que j’ai fait.
– Tu veux parler pour l’incident…
– Evidemment !

Un lourd silence se posa sur le chemin en terre battu. Celui-ci ne fut brisé que par la tentative d’excuse du jeune homme blond.

– Je suis désolé de t’avoir….
– Ce n’est rien. C’est le passé et je dois aller de l’avant.
– C’est pour cela que tu es ce que tu es.
– Que veux-tu dire ? demanda le jeune homme bruns et aux yeux jaunes.
– Tu cherches à racheter ta faute et t’as honte de ce que t’as fait, c’est pour cela que tu m’évites. Tu as honte de revoir ton meilleur ami après ce que t’as fait.
– C’est ça… mais il y a plus…
– Plus quoi ?
– Il y a aussi le fait que…
– Tu vas accoucher oui ?!
– Si je te vois trop souvent, Marisa ira te demander de m’espionner…
– Quoi ?! S’écria le jeune artilleur face à la réponse de son meilleur ami, tant la surprise fut grande.
– Elle veut toujours savoir comment je vais…
– Pourquoi ?
– Elle a peur que je me… tu vois…
– Oui…

Un nouveau silence se posa entre les deux jeunes humains qui continuèrent leur marche. C’est alors que le guerrier s’adressa à son ami.

– Et toi, tu deviens quoi ? J’ai beaucoup entendu parler de tes «exploits».
– Ça va, trois fois rien.
– Tu as juste provoqué un incident entre les kappas et les tengus, dont j’ai dû me démener pour le résoudre.
–C’est pas ma faute si les yokais veulent me bouffer et que j’ai trouvé refuge dans la tanière d’une kappa qui n’était pas très… enfin, tu vois…
– Cela n’a pas énervé Rika ?
– Heu…. Un peu… Si… dit-il d’un air hésitant.
– Fort bien.
– Sinon, tu sais aussi que je mène des recherches sur l’histoire de Gensokyo et que j’ai exploré de nombreuses ruines et souterrains.
– Oui et qu’une fois tu es ressorti en plein milieu du village.
– Je cherchais une sortie, j’ai pris celle que j’ai trouvée.
– Et provoqué un gigantesque cratère au milieu du village.
– Oui… dit-il timidement mais tentant de masquer sa gêne.
– Enfin bon…
– Sinon, je sais que tu as fait beaucoup pour Gensokyo et que tu as toujours cette idéal en toi. Je te félicite pour ta persévérance dans tes bonnes actions.
– Tu pourrais faire de même.
–Tu sais, j’suis pas un héros, juste un humain qui veut davantage comprendre ce monde. C’est vrai, je peux aider des gens mais voilà quoi. Aussi, j’aime bien castagner un ou deux yokais.
–Tu assimiles bien les coutumes de Gensokyo.

Les deux jeunes hommes éclatèrent de rire tout en continuant leur route vers la demeure qui finit par être en vue. Cependant, ils sentirent que quelque chose n’allait pas, mais rien ne laissait prévoir le moindre danger.

– Olivier ?
– Oui ?
– Reste sur tes gardes, il y a quelqu’un chez moi.

Le jeune guerrier dégaina son sabre et s’approcha lentement de sa porte alors que son ami Olivier dégaina son révolver. Ils pénétrèrent lentement et discrètement dans le manoir. Soudain, un bruit se produisit et quelque chose leur sauta dessus. C’était le chat du guerrier.

– Houdini… dis-moi, y-a-t-il quelqu’un ?
– Tu crois que ton chat va répondre…

Le propriétaire du chat regarda d’un air nonchalant son ami.

– On est en Gensokyo, tu crois que c’est impossible un chat qui parle ?
– Heu… non… répondit-il d’un air gêné.

Soudain, une rafale les projeta dans le jardin et une forme sortie violemment du couloir. Ils s’étaient à peine redressés que le guerrier vit que c’était une tengu qu’il connaissait bien que celle-ci s’agrippait à lui.

– TOM, c’est urgent, tu dois me suivre !
– Quoi ?!
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La Destiné de la Terre des Illusions (DdlTI) il y a 1 an 9 mois #29152

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Chapitre 4
Des préparatifs à préparer

Il se passait beaucoup de choses à la Montagne des Yokais, notamment au Sanctuaire Moriya. Une jeune femme, la miko du sanctuaire, vêtue de bleu et de blanc et aux cheveux verts se précipita vers les appartements de la divinité du sanctuaire. La jeune humaine ouvrit le panneau et annonça l’arrivée d’invités. La déesse, se releva et marcha d’une allure majestueuse vers l’avant du sanctuaire où les attendait les trois personnes.
En les voyants, elle fut satisfaite. Elle demanda à la prêtresse de préparer un peu de thé pour elle et ses invités. Elle s’exécuta. Elle convia ses convives à la suivre jusqu’à la salle de réception. Une fois entré, ils prirent place autour d’une table alors que la miko arriva avec le thé et le nombre suffisant de tasses. Elle se joignit au groupe après avoir fermé la porte.
Là, la déesse s’adressa à deux des invités.

– Vous devez savoir pourquoi vous êtes ici.
– Pas vraiment, répondit Olivier.
– C’est vrai qu’Aya nous a juste dit qu’il fallait que je vienne mais rien de plus, ajouta Tom.

La déesse se tourna vers la tengu qui commençait à transpirer, légèrement inquiète de ce qu’elle pourrait lui faire.

– Je vois que pour disperser tes «nouvelles», il n’y a pas de problèmes. Mais dès qu’il s’agit d’autre chose…
– Je… je suis désolé. J’étais tellement occupée à imprimer mes journaux que j’ai oubliés…
– Dans ce cas, je vais devoir vous dire ce qu’il se passe. On a décidé d’organiser une fête en l’honneur de Reimu.
– Une fête en l’honneur de Reimu ? S’étonna Tom.
– Oui, répliqua la miko, nous lui devons ça pour ce qu’elle a fait il y a…

L’expression de Tom se referma sur lui-même, ce qui fut remarquée par tous.

– Enfin bref, toussa la divinité, on a besoin de toi.
– Je dois faire quoi ?
– Tu dois détourner son attention, le temps qu’on organise la fête.
– Pourquoi moi ? Demanda Tom, limite en train de se plaindre.
– Vu comment elle adore t’exploiter, elle va probablement te suivre, répondit Aya.
– Je n’avais pas besoin d’une réponse comme ça… marmonna le concerné.
– Vous allez inviter qui pour cette fête ? demanda Olivier.
– Tout le monde ! Répondit la miko, pleine d’enthousiasme.
– Sanae, va nous chercher de quoi grignoter, demanda la déesse.
– Bien dame Kanako, répondit la concernée avant de s’exécuter.
– Cela fait beaucoup de monde… murmura Olivier.
– D’ailleurs, j’ai une mission spéciale à te confier.
– Quoi ?
– On va également inviter les habitants du Monde Souterrain.
– Oui et ?
– Entre la oni qui vit régulièrement chez Reimu et son ami là dessous, il faudra quelqu’un pour protéger les réserves de sake.
– Je devrais donc empêcher deux onis, deux DEVAS DE LA MONTAGNE, Suika et Yuugi, de voler le sake de la fête ?!
– Oui, répondit-elle sèchement.
– Je suis un humain, pas un héros capable de déplacer des montagnes, moi.
– Ce sont les humains qui ont réussi à faire partir les onis de Gensokyo, grâce à la ruse. Utilise-la.

Olivier Marc se gratta la tête, perplexe quant à la faisabilité d’une mission aussi difficile que dangereuse que de protéger de l’alcool face à deux puissantes onis.
Kanako se mit à sourire.
Tom devint alors suspicieux.

– Il y a plus que d’honorer Reimu, dit-il.
– Hein ? S’étonna son ami.
– Poursuit, répondit-elle.
– Pourquoi honorer l’une de tes concurrentes ?
– J’honore simplement la personne qui a sauvé Genskyo de la destruction… de TA destruction.
– JE SAIS QUE C’EST DE MA FAUTE ! Arrêtez de me le rappeler… je le fais déjà suffisamment seul…
– Bien, dans ce cas…
– Attendons une seconde, je t’en prie… demanda Tom.
– Hein ?
– Tu vas t’attirer la bonne grâce des habitants de Gensokyo pour avoir organisé une fête en l’honneur de celle qui les avaient sauvés. Tu comptes récupérer de la foi, comme Reimu s’est mise à en avoir depuis ce jour, n’est-ce pas ?

L’accusée se mit à rire. Ce rire inquiéta l’autre humain et la tengu mais Tom resta droit, jugeant d’un œil sévère la déesse.

– Et même si tu avais vraiment vu juste, cela changerait quoi ?
– Rien, juste que tu recherches toujours un moyen d’accroitre ta foi. C’est pour cela aussi que t’as installé un petit autel non loin du village, en direction de la montagne, afin qu’il serve de relais pour récupérer la foi des humains.
– Tout le monde connaît mon rôle durant l’incident. C’est normal qu’ils se mettent à prier pour moi, au détriment de cette moniale qui n’a rien fait, attendant juste la fin pour arriver.
– Dois-je te rappeler ton vrai rôle ? Aya en sait quelque chose. D’ailleurs, que deviennent les ruines ?
– Elles s’effondrent progressivement. Elles sont laissées à l’abandon. Mais on dit aussi qu’elles sont hantées maintenant.
– Fort bien. Plutôt elles auront disparu, plutôt on pourra passer à autre chose.

Sanae revint avec quelques onigiris qu’elle venait de préparer. Chacun se mit à piocher dans le plat qui fut rapidement vide.
La miko se rapprocha de Tom et lui murmura à l’oreille.

– J’espère que tu n’as pas oublié que demain, tu viens t’entrainer ici.
– Je le sais très bien.
– D’ailleurs, c’est pour quand la fête ? demanda Olivier.
– C’est pour ce soir, répondit Kanako.
– Ce soir ?! Répondit Tom, totalement surpris pour la date.
– Oui.
– Mais il est déjà quinze heures !
– Nous avons pas beaucoup de temps. Tom, tu devrais commencer à faire balader la miko.
– Grrr… oui, j’y vais…

Tom se leva et se dirigea vers la sortie.

– Nous aussi nous devons y aller. Où est Suwako ?
– Elle se repose, répondit Sanae.
– Bientôt, ses siestes seront tellement longues… je n’aime pas l’hiver…

Olivier et Aya se levèrent également et se dirigèrent vers la sortie. Là, elle salua Tom et Olivier avant de s’envoler.

– Tiens…
– Quoi ? demanda Tom.
–Elle n’a pas laissé de journal, c’est bizza… commença-t-il avant de s’en prendre un sur la tête, amusant son ami.
– Tu devrais faire plus attention sur ce que tu dis… commença-t-il avant de prendre le journal et de le lire.
– Que t’arrives-t-il ? demanda Olivier.
– Là, dans le journal, «étranges apparitions dans la Forêt des Yokais».
– C’est normal ça.
– Normalement oui mais…
– Tu connais Aya mieux que moi et je sais qu’elle exagère tout le temps. Si tu veux mon avis, «étranges apparitions» veut dire qu’ils font la fête, rien de plus.
– Tu dois surement avoir raison…

Olivier regarda vers Gensokyo et se demanda combien de temps il mettrait pour y arriver.
Tom se questionna un instant puis décida de passer à autre chose, il avait une miko à embrouiller, il espérait juste éviter un affrontement.

Quand Tom arriva, le soleil était bien bas. Il se dirigea aussi vers la porte et frappa, espérant que Reimu soit encore là. Il attendit quelques instants avant que la concernée ouvre la porte, surprise de le voir.

– Tom ? Qu’est-ce que tu fais là ?
– Tu dois m’accompagner pour une méditation au coucher de soleil, tu n’as pas oubliée ?
– Une méditation ? Tu en es sûr ? Je n’en ai aucun souvenir.
– Comme beaucoup de choses… marmonna Tom.
–Je ne suis pas encore séniles et encore moins sourde, prévint-elle en le menaçant de son gohei.
– Je voulais juste dire que t’avais tendance à oublier des choses peu importantes… tenta-t-il de dire pour se faire pardonner.
– M’ouais… Donc tu disais qu’on devait allait méditer ?
– Oui.
– Pffff… bien… laisse-moi cinq minutes puis on y va, où d’ailleurs ?
– Sur les bords du Lac Brumeux, c’est toi qui l’avais décidé.
– Aaaah, pourquoi j’ai toujours des idées comme ça moi ? Dit-elle avant de rentrer pour se préparer.

Tom attendit dehors, satisfait d’avoir embrouiller la miko, libérant l’accès pour les habitantes du sanctuaire Moriya pour organiser la fête. Cependant, il se demandait toujours pourquoi elle avait tendance à oublier alors que beaucoup n’oubliait justement pas.
Soudain, la porte s’ouvrit, révélant une jeune femme vêtue tout de rouge et de blanc. Elle semblait ne pas être ravie de sortir pour la méditation de son «élève». Ils s’envolèrent et se dirigèrent vers le lieu-dit.

Au même moment, non loin du village, Olivier fit quelques courses tout en se dirigeant vers le sanctuaire, il pensait tant aux évènements qui avaient meurtri la Terre des Illusions, il y avait à peine quelques mois. Il parcouru rapidement les étals, prenant de quoi agrémenter la fête. Il regarda les visages des humains, ils semblaient heureux, les enfants courraient, jouaient, les femmes discutaient et certains hommes buvaient ensemble tout en se marrant. Même si la vie n’était pas facile, ils étaient heureux. Olivier Marc traversa le village et sortit vers l’est, vers le Sanctuaire, saluant les habitants rentrant chez eux. Il se retourna et regarda la porte se refermer et se sceller pour la nuit. Les feux et les lanternes s’allumèrent alors que le jeune homme s’enfonçait sur le chemin menant au lieu de la fête.

– Tu vois ça ?
– Oui madame.
– Une fête pour Reimu, et cela de la part des yokais et du sanctuaire concurrent, elle va être étonnée.
– Madame ?
– Qu’y-a-t-il ?
– On va y aller ?
– Oui mais attendons, tu sais qu’on n’y va pas pour faire la fête.
– Je le sais madame…
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La Destiné de la Terre des Illusions (DdlTI) il y a 1 an 9 mois #29197

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Chapitre 5
La fête de Reimu

C’était le soir, l’agitation régnait au Sanctuaire Hakurei. Les habitantes du sanctuaire voisin avaient tout bien préparé et les invitées étaient arrivées en grand nombre afin de remercier Reimu pour son courage pour avoir sauvé Gensokyo. Mais pour beaucoup, c’était également le moyen pour festoyer et boire plus que de raison.
Sanae était la responsable de la fête, elle accueillait les invitées et les emmenaient à leur place. Kanako s’était installée à l’emplacement de l’urne à offrandes, déplacée et dépoussiérée pour l’occasion. La fête battait son plein et l’ambiance était festive. Toutes mangeaient et buvaient à cœur joie en attendant le retour de Reimu pour lui souhaiter la surprise.

Le clan du Manoir du Démon Ecarlate observait la fête dans leur coin alors que Patchouli était en train de lire tout en caressant la tête de Koakuma, qui avait beaucoup trop forcée sur le saké. Meiling était étendue de tout son long, accoudée au sol et en train de dormir sous le regard désespéré de Sakuya qui se demandait ce qu’elle pourrait lui faire pour qu’elle se comporte mieux.

– C’est pas la peine de te tracasser pour ça, lui répondit sa maitresse, le démon Ecarlate, Remilia Scarlet.
– Mademoiselle…

La domestique en chef regarda alors la jeune vampire qui tenait dans ses bras sa jeune sœur, Flandre Scarlet.

– Elle s’est endormie, je te prierai de ne pas la réveiller.
– Bien mademoiselle…

Non loin de là, l’ambiance était très solennelle. La femme à l’allure de médecin but tranquillement une gorgée de saké avant de regarder les deux lapines en train de manger. Soudain, la jeune femme aux très longs cheveux noirs lui parla.

– Eirin ?
– Oui princesse ?
– Quand Reimu arrivera ?
– Je pense qu’elle arrivera bientôt, pourquoi cela mademoiselle ?
– Je ne sais pas pourquoi… j’ai un mauvais pressentiment…

A ce moment, son regard se figea vers l’allée. Là, deux personnes suivirent Sanae. La princesse Kaguya se leva, surprenant un instant Erin.

– Que viens-tu faire là ?! S’écria la sélénite en exile.

La personne interpellée jeta son regard derrière son épaule et la vue de cette personne la fit se stopper. Elle se retourna, baissa la tête et marcha vers leur table, les mains dans les poches.

– Qui voilà, la «princesse» est présente ici…

Eirin se leva et s’interposa en écartant les bras, faisant sortir Remilia de la torpeur dut aux caresses qu’elle donnait à sa jeune sœur. La vampire, intriguée, se mit à observer avec attention.

– Mokou ! Cela ne sert à rien de se battre !
– Ce n’est pas à toi que j’en veux, répondit le jeune femme aux longs cheveux blancs dont les mains commencèrent à s’embraser.
– Mokou !

Une main se posa sur son épaule, c’était celle de la personne qui l’accompagnait. D’une voix froide et dure, elle lui demanda de ne pas faire de grabuges. Après l’avoir regardée, la femme aux mains de feu les éteignit, se retourna et la suivit.
Sanae souffla un coup. Soudain, Suwako arriva derrière elle et lui demanda d’aller s’occuper de la table qui était plus en arrière, les convives de celle-ci étaient à court de nourritures. Elle se précipita et alla servir cette table déjà vide malgré le faible nombre de convives attablées.

A cette table, il n’y a avait que deux personnes et une montagne de plats déjà vide.

– Je suis désolé du comportement de ma maitresse… s’excusa la jeune fille vêtue de vert et aux cheveux argentés.
– Ce n’est rien, répondit Sanae, légèrement gênée, je vais apporter de nouveaux plats.
– Je te remercie, répondit la maitresse de la jeune fille et qui était vêtue d’un kimono bleu et blanc.
– Maitresse… il faut que vous vous comportiez un peu mieux…
– Il faut savoir profiter de la vie, mange un peu plus, je te trouve un peu maigrelette et tu n’as rien mangé depuis qu’on est arrivées.
– C’est en partie parce que vous ne m’avez rien laissée… répondit-elle à demi-mot.

Juste à côté, étaient attablées les habitantes de l’Ancienne Enfer. Les deux satoris étaient ensemble avec leurs deux animaux de compagnies. Cependant, non loin de là, une personne avait beaucoup de difficulté. Il se tenait juste devant l’entrepôt, l’endroit où étaient gardées la nourriture et la boisson dont le saké. Il dut faire face à deux créatures qui convoitaient cette ressource primordiale pour la fête. Tel un dresseur de fauve, il donnait des coups de fouet vers les deux créatures assoiffées.

– Vous ne boirez pas ! S’écria-t-il en faisant claquer son fouet.

Celui-ci s’enroula autour du bras de la plus grande des deux créatures.

– On veut boire, laisse-nous passez ! S’écria-t-elle.
«J’avais bien raison… les affronter pour protéger du sake, c’est du suicide… »

A cet instant, il vit la deuxième créature cornue grandir, devenant aussi haute que le bâtiment.

«Dans ce cas…» se disait-il avant de tirer le plus fort possible sur la corde.

En réaction, la créature tira d’un coup sec vers elle. Mais à ce moment précis, il bondit et s’envola en direction de la géante. Il se dirigea grâce à la corde qu’il tenait toujours et parvint à la contourner avant de lui asséner une claque dans la nuque avant de sauter sur le toit du bâtiment. La créature posa un genou à terre et se plaignit avant de rapetisser. Là, il vit que la seconde créature tenta d’entrer. Il dégaina son colt Buntline, visa et tira.
L’instant suivant, elle s’écria. Tout le monde se retourna et la vit en position fœtal contre le mur. Olivier redescendit du toit et alla la voir. Sanae arriva.

– Que s’est-il passé ? demanda-t-elle inquiète.
– Tu permets ? Demanda-t-il à la créature ayant une corne sur le front.
– Oui…

Il plongea sa main dans la chemise, juste sous la nuque et retira un haricot.

– Tu peux l’éloigner… de moi…

Il le rangea dans sa poche et regarda la miko en bleu.

– Tu m’as dit de surveiller l’alcool de ces deux onis, il fallait bien que je trouve un moyen de les battre.
– Tu as donc chargé un haricot dans ton révolver ?!
– Je tire mieux que je jette… et je n’avais pas assez pour acheter beaucoup d’haricots…
– Mais de là un seul…

Il tira alors de sa poche une poignée de ce légume.

– Je comptais m’en faire aussi mon petit-déjeuner… dit-il l’air gêné.
– Pfff… va t’occuper d’elle et surveille les…

Elle se dirigea alors vers une autre table.

Entre les tables, les flashs crépitèrent. Aya prit en photos le plus de personnes possibles alors que sa rivale, Hatate, prenait quelques photos par-ci par-là depuis sa position assise. Face à elle, Nitori démontait un appareil, laissant trainer clé à molette, tournevis et engrenages sur la table.

Soudain, arriva la yama, accompagnée par sa fidèle shinigami. En arrivant ici, elle se crispa. Sanae vint l’accueillir et les conduire à une table. Elle s’assit, restant parfaitement droite et digne, tenant fermement son bâton de deux mains. Celle qui l’accompagnait posa sa faux par terre puis sa main sur l’épaule de la crispée.

– Ne soit pas comme ça. C’est la fête.
– C’est toi qui ne devrais pas être comme ça ! Il faut toujours rester digne de notre fonction.
– En tout cas, évite de t’en prendre aux gens ce soir.

La yama ne répondit pas et se contenta de boire une gorgée de sake avant de le poser sur le côté. Komachi soupira et commença alors à manger puis à boire.

Soudain, Sanae s’enthousiasma. Tom venait de revenir avec Reimu qui ne comprenait pas ce qui était en train de se passer et se dirigeait vers l’organisatrice de l’évènement en la menaçant de son gohei.

– Reimu, c’est une fête en ton honneur, répondit-elle.
– Quoi ?!
– On souhaitait te remercier pour ce que tu avais fait.
– …
– Tu en restes sans voix, proclama une voix familière.
– Marisa…
– Te voilà enfin. Et toi aussi mon petit chéri.
– Marisa… je t’en prie… répondit-il rougissant.
– Bien ! Maintenant que tout le monde est là, on va passer au discours.
– Au discours ? demanda Reimu.

Elle fut emmenée jusqu’à devant son propre sanctuaire. Kanako se leva, prit place et commença son discours.

– Bonsoir tout le monde ! Je suis heureuse que vous soyez tous réunit ce soir pour acclamer Reimu Hakurei ! Annonça-t-elle en dirigea sa main vers la concernée qui ne savait plus quoi penser.
– Heu… merci…
– Sans elle, la Terre des Illusions ne serait plus ! Reimu, tu auras pour toujours notre reconnaissance éternelle. Je vais laisser la parole aux autres maintenant.
– Aux autres ?! S’étonna la miko en rouge.

La déesse laissa sa place à la jeune vampire, Remilia Scarlet.

– Pour commencer, je voulais remercier les habitantes du Sanctuaire Moriya pour cette fête. Mais si je suis là, c’est pour te dire merci Reimu. Sans toi, on n’aurait jamais pu retrouver notre liberté, et du coup mon manoir. Je tenais à te le dire, en toute sincérité, et de la part de tous les habitantes de mon manoir, merci. Merci à toi qui à réussit à défaire le mal qui s’était emparé de Gensokyo.

Alors qu’elle cédait sa place, Tom se recroquevilla sur lui-même. Il avait honte de ce qu’il avait fait et ne pouvait plus supporter que l’on parle de ce passé. Il jeta un œil et vit Byakuren, prêt à lancer son discours.

– Mes amies, je suis heureuse d’être là, parmi vous, pour fêter la réussite de Reimu sur ce mal insidieux. Sans toi, Gensokyo ne serait plus ce qu’il était, ce qu’il est et ce qu’il sera. Reimu, nous te remercions tous.

Suite au discours de la moniale, Tom se sentit de plus en plus mal. Il allait se lever quand il vit Marisa prendre la parole. Son regard croisa celle de la jeune humaine et le réconforta. Il se rassit confortablement et l’écouta.

– Si je suis là, c’est pour remercier Reimu de nous avoir sauvés. Mais aussi pour remercier les habitants de la montagne pour cette fête. Mais il y a plus aussi… Tom, je ne sais pas ce que tu peux ressentir. Je sais que tu t’en veux pour ce que tu as fait. Tu croyais bien faire mais tu étais dans l’erreur et aujourd’hui, tu as décidé d’en payer le prix. Mais, j’aimerais tellement que l’homme que j’aime cesse de souffrir comme ça. A chaque fois que je croise ton regard, je vois de la douleur. Je vois une âme morcelée par le chagrin et le regret et la honte. Tom, sache que moi mais aussi ton ami Olivier mais aussi nous, nous serons toujours là pour toi.
– M’ouais… marmonna-t-on dans la foule.
– Tom, tu es la seule personne qui a pu me voler ce qui m’est le plus précieux.
– Une voleuse voler… s’amusa Remilia.
– Tom, je t’en prie, cesse de te tourmenter pour ce que tu as fait et tourne-toi vers l’avenir, et non plus vers le passé. Merci Reimu pour avoir sauvé Gensokyo… et Tom…

Marisa quitta la «scène» alors qu’Olivier la remplaça. Tom souriait de joie alors que des larmes se mirent à couler sur ces joues. Il ne savait plus quoi penser entre différentes émotions contraires.
Olivier prit la parole.

– Bon… je ne sais pas quoi dire… bah… merci Reimu pour avoir sauvé Gensokyo… et mon ami par la même occasion, même si ce n’était pas ton but initialement…
– Merci à tous ! S’écria Tom qui se releva brusquement et qui fondit en larme.
– Tom…
– Merci Olivier pour me pardonner après tout ce que je t’ai fait ! Merci à toi Marisa, de m’aimer encore après ce que j’ai fait ! Merci à vous tous pour vouloir me pardonner ! Et merci Reimu pour m’avoir sauvé !
– Je ne voulais pas te sauver…


Il se rassit, en larmes, mais en larmes de joie et non plus de désespoirs.
Reimu était à côté de lui. Elle hésita un instant puis le réconforta en posant sa main sur son épaule. Il releva la tête et la regarda.

– Reimu…
– Tom, je suis heureuse que tu sois là avec nous pour cette fête, affirma-t-elle en souriant.
– Dans ce cas, je proclame qu’on doit faire la fête toute la nuit ! Lança le jeune homme sur «scène».

Des cris de liesses s’élevèrent et on recommença à boire, manger et s’amuser.
Des fées ayant trop bu «volèrent» au-dessus du sanctuaire. Nombreuses furent celles qui finirent par s’endormir à même le sol alors qu’Olivier ne cessait de se battre contre les onis afin de les empêcher de prendre le saké pour elle. Yuugi répondit que cela lui faisait un très bon entrainement, ce à quoi il répliqua qu’il voulait faire la fête, pas s’entrainer. L’alcool coula à flot et l’ambiance resta toujours bonne enfant malgré quelques tentatives de meurtres entre Kaguya et Mokou ou d’une tentative de dévorement de la part de Rumia envers Tom. Cette dernière finit par s’endormir contre un arbre, une cuisse de poulet dans la bouche.

Nul ne pouvait se douter que non loin de là, certaines personnes préparèrent leur entrée.
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Chapitre 6
Les festivités gâchées

La fête battait son plein et tous s’amusèrent.
Les onis commencèrent à être chargées en alcool, laissant sur le carreau et déjà en train de dormir celles qui avaient eu l’audace de les défier sur ce terrain : les tengus. Aya était affaissée sur la table et dormait, Hatate dormait sur le côté, une bouteille entre les mains et Momiji était allongée sur la table, les bras formant une croix et grognant à chaque ronflement.
Kaguya, ayant visiblement trop bue, commença à insulter son ennemie, Mokou, elle-même ayant trop forcée sur la bouteille. La femme-phénix marcha vers la sélénite, enflamma son poing et lui donna un crochet qui manqua son coup et qui la fit s’effondrer. La seule encore debout se moqua d’elle jusqu’à se prendre les cheveux de son ennemie mortelle dans les pieds et tomber à la renverse. Keine, légèrement engourdie par l’alcool alla chercher Eirin qui venait juste de prendre une pilule et qui en proposa à l’amie de Mokou. Elle disait que c’était un médicament pour dégriser et qu’elles en avaient bien besoin. Elle accepta, la prit et l’avala avant d’aller chercher son amie, ce que la sélénite médecin fit de même.
La fantôme Yuyuko dormait à poings fermés, une montagne de plats devant elle. Sa servante Youmu se tenait bien droite mais semblait plus figée par l’alcool que par sa droiture relative. La fée des glaces Cirno tentait de marcher à côté des tables mais finit par bousculer l’épéiste verte qui tomba raide sur le côté, complètement endormit.
A la table des habitantes du Temple de Myouren, la sobriété était respectée. Seule une certaine yokai tanuki, allongée sur une branche surplombant la cour buvait grandement et fumait de sa pipe japonaise finement travaillée. Elle pensait au passé et imaginait l’avenir mais elle sentait bien que l’avenir devrait tarder.
Le ciel était bizarre ce soir-là. Il y avait comme des sortes de reflets de miroirs dans ce ciel qui ressemblait à un vaste miroir brisé. Elle se tourna vers la table où Tom, Marisa, Reimu, Olivier et sa petite amie Rika se trouvait, accompagnés par Sanae et des deux déesses que celle-ci servaient. Elle cacha alors son visage avec sa feuille lui servant de chapeau et reprit une gorgée de sake qu’elle transportait dans sa jarre.
Le clan du Manoir Ecarlate était bien fatigué. Remilia était en relative forme, ce qui était pareil pour sa jeune sœur. Cependant, Patchouli continuait de lire alors que Meiling et Koakuma dormaient, adossées l’une à l’autre. Sakuya restait près de sa maitresse malgré la fatigue évidente. La jeune maitresse vampire aimait cette fête mais elle sentait que l’ambiance avait beaucoup décliné alors qu’il était à peine deux heures du matin.
A la table de Reimu, celle-ci pestait contre tous ses camarades de table. Tom, qui ne supportait pas l’odeur de l’alcool ne pouvait plus faire face à la miko tant elle dégageait un délicat fumet quand elle parlait, ce qui l’énerva encore plus. Elle le menaça de son gohei mais Sanae parvint à la calmer, en partie. Olivier et Marisa buvaient, probablement beaucoup trop car chacun tentait d’embrasser son amour. Alors que Rika buvait modérément, Olivier la prit dans ces bras, la regarda d’un air flambeur puis s’endormit sur elle. Marisa prit son chéri dans les bras et le colla contre elle tout en lui caressant ses courts cheveux noirs, ce qui le gênait et le fit rougir. Kanako s’en amusa et parla vaguement de l’amour et de la jeunesse. Il la regarda d’un air neutre, en lui disant que c’était l’alcool qui la faisait faire ça et que d’habitude elle se comportait mieux. Cela amusa d’autant plus la miko en vert qui s’amusa à en rajouter en parlant de célébrer leur mariage à son sanctuaire, ce qui déplut fortement à la deuxième miko. Elle protesta, s’enragea, prétextant qu’ils allaient se marier ici. Elle décida sur un coup de tête de les marier à l’instant, surprenant Tom mais amusant Marisa, visiblement ivre qui applaudit à cette annonce. Tom, rouge de gêne et de honte tira sur la manche de la miko qui se retrouva à terre. Il lui demanda comment elle pourrait organiser un mariage si elle ne pouvait même pas tenir debout. Mécontente, elle croisa les bras et détourna le regard en ajoutant que leur mariage se passerait à son sanctuaire. Il soupira et se mit la main sur le front avant de lui dire qu’il n’avait pas encore prévu de se marier. C’est alors que la miko du Sanctuaire Moriya commença à poser des questions qui gêna encore plus le jeune homme. Il lui donna un verre de sake en toute réponse et lui dit de boire en l’honneur de Reimu, ce que fit Sanae, déjà bien amochée.

Soudain, une chose étrange apparut dans l’allée. Avec ses deux nœuds papillons rouges et une multitude d’yeux à l’intérieur, tous surent de qui ils s’agissaient.
Trois créatures en sortirent. La première avait les yeux jaunes, des cheveux blonds courts et neufs queues de la même couleur. La seconde la suivit de près avait des yeux oranges, de courts cheveux bruns, des oreilles de chats ainsi que deux queues du même animal. Enfin, la dernière à sortir avait des yeux dorés, légèrement violacés et arborait une longue chevelure blonde.
Reimu se releva, surprise mais également de mauvaise humeur. Sanae accueillit ses nouveaux invités.

– Ce n’est pas la peine, répondit la femme aux cheveux dorés qui portait une ombrelle ouverte malgré la nuit.
– Dans ce cas… je ne sais pas… répondit la miko, légèrement enivrée par le sake.

Le regard de Tom et de la nouvelle arrivante se croisèrent. Le premier était extrêmement surpris de sa présence alors qu’elle était sereine mais distante.
Après un court silence, elle demanda à son shikigami, dénommée Ran, de faire venir les personnes qu’elle voulait. Elle s’exécuta. La kitsune marcha à côté de la table de Reimu puis alla chercher Olivier qui discutait avec Mokou. Rapidement, il se rassit à sa place. Personne ne savait ce qu’elle voulait mais tous savaient que ce n’était pas pour la fête.

– Déjà, pour commencer, je te salue, miko du Sanctuaire Hakurei. Cela faisait longtemps qu’on ne s’était pas vu.
– Arrête tes euphémismes, tu sais mieux que moi que c’est faux, lança la miko.
– C’est vrai. Je te remercie pour avoir sauvé Gensokyo. Sans ton aide, rien ne serait plus.
– Arrête ton baratin, pourquoi tu te pointes à ma fête alors que t’avais disparu pendant des mois.
– Hmmm… j’ai dû prendre un congé pour raison de santé, révéla-t-elle en regardant Tom du coin de l’œil.
– Ne m’énerve pas. Dis pourquoi t’es là !
– Si tu le prends comme ça… je suis venue vous prévenir.
– Quel incident t’a provoqué ?! Lança Reimu.
– Ce n’est pas moi le responsable… mais Tom, dit-elle en le pointant du doigt.

Personne ne comprit ce que cela voulait dire. Marisa s’interposa, de même qu’Olivier alors que les autres ne comprenaient pas. A cet instant, un léger bruit se fit entendre puis des pas.

– Je me disais aussi qu’il y avait un problème.
– Toi ?! S’écria le jeune homme qui serait responsable d’un incident.
– Je surveille Gensokyo et j’ai remarqué de nombreux changement.
– Hmmm… Mamizou, je devine à quoi tu fais référence, répondit la yokai de la brèche.
– Des changements météorologiques brusques et localisés, un nombre croissant d'humains du Monde Extérieur retrouvé en Gensokyo et un ciel qui parait fragmenté.
– Tu as presque tout juste. Je devine que tu sais de quoi il s’agit.
– C’est la barrière…
– La Grande Barrière d’Hakurei est sur le point de se rompre, lança la youkai à l’ombrelle.
– Quoi ?! S’écria Reimu.

La foule n’en revenait pas de ce qu’elle avait dit. Tous savaient que la barrière était fragilisée mais nuls ne pensaient à son effondrement.

– Je vais m’expliquer. Après ma défaite contre Tom, j’étais à la frontière entre la vie et la mort, et chose étonnante, je n’étais pas la responsable. Enfin, Ran m’a soignée et maintenu en vie par sa possession de kitsune, le temps que je me rétablisse. Une fois en meilleur forme, j’ai constaté que Tom avait provoqué un chaos sans nom en s’autoproclamant Empereur. J’ai donc choisit de rester à distance mais d’affecter durablement le cours des évènements.
– C’est exacte, ajouta Yuyuko qui marchait vers son amie. Alors qu’il nous avait scellées dans le Royaume des Morts, Yukari nous a permis d’en sortir par ses brèches, nous permettant de l’occuper, le temps que la bataille se fasse sans lui, sans quoi, l’issue aurait été plus incertaine.
– Et le rapport avec la Barrière ? Lança Reimu.
– Il est simple. La bataille puis les deux affrontements contre Tom furent d’une telle puissance que des ondes magiques furent émises, celles-ci firent le même effet que les vagues contre les falaises. La Barrière recevait des coups à chaque attaque de Tom, de Marisa ou de toi. Cela a tellement affaiblit la Barrière qu’elle est sur le point de s’effondrer.
– Que peut-on faire ?! S’affola Tom, se sentant responsable de ce désastre à venir.
– Les mêmes ingrédients que pour la création de la barrière pourraient la réparer.
– Je vois… murmura Reimu.
– Qu’est-ce ?! Continua Tom.
– Calme-toi, commença la miko du sanctuaire. Si je ne m’abuse, ma présence est nécessaire.
– C’est un bon début mais pas suffisant. Il faudra quatre éléments dont les trois originaux : la miko du Sanctuaire Hakurei, disposant du pouvoir de son sang, de moi et du Dieu-Dragon.
– Tu as parlé de quatre éléments, répliqua Tom.
– Justement, le quatrième, c’est toi.
– Quoi ?! Moi ?!
– Ton âme a été choisie par le Dieu-Dragon pour le servir. Il devait se douter qu’il faudrait un jour revenir pour rétablir la barrière.
– Il y a juste un problème : On ignore où il est le Dragon, révéla la jeune femme en rouge et blanc.
– Il vit dans le Monde Extérieur, bien caché aux yeux du monde.

Le silence s’imposa tant la gravité de la situation était grande.

– Il faudra faire comment ? demanda Reimu.
– Les trois entités originales transmettront leur puissance dans Tom.
– Pourquoi faire ? On ne peut pas se passer de lui ?
– Non, réparer une barrière est un travail à la fois de puissance et de précision. Tom servira à canaliser l’énergie en un point précis, la fissure originelle, celle d’où elles partent toutes.
– Mais si le Dieu-Dragon est dans le Monde Extérieur, comment on va faire pour… commença Tom.
– En y allant le chercher directement.
– Quoi ?! S’étonnèrent tout le monde.
– Il faudra que Tom y aille pour le retrouver. Cependant, il ne faudra pas qu’il y aille seul. Entre se perdre dans un endroit qu’il ne connait pas et se voir gagner de nouveau par la surpuissance que le Dieu-Dragon pourrait lui offrir, mieux vaudrait qu’un groupe l’accompagne jusqu’au Dragon. A partir de là, il faudra le convaincre de revenir à Gensokyo. On pourra ensuite, moi et Reimu, s’occuper de la Barrière avec Tom et le Dieu-Dragon.

Yukari se retourna et ouvrit une brèche. Celles qui l’avaient accompagnée y entrèrent d’abord. Avant de les suivre, elle se retourna et leur parla une dernière fois.

- On est environ deux heures trente du 16 novembre, pour le calendrier du Monde Extérieur. J’attends votre réponse pour ce soir, au coucher du soleil. Le temps presse.

Elle disparut dans sa brèche, laissant tout le monde en train de réfléchir et de discuter sur ce qu’elle venait de dire.
Reimu se leva et marcha vers l’escalier surplombé par le torii. Tom se leva et la suivit, se gardant une distance entre elle et lui. Une fois sous l’entrée du sanctuaire, elle regarda le ciel. Celui-ci semblait fracturer tel un miroir.

– Ainsi… la Barrière Hakurei ne sera plus… murmura la miko.
– Reimu…
– N’approche pas ! Lança-t-elle en se retournant vers lui et en le menaçant de son gohei.
– Mais… qu’est-ce que tu fais ?!
– J’aurais dû te renvoyer chez toi sans hésiter et non t’écouter !
– Personne ne pouvait prévoir l’avenir !
– Tu es le responsable de ça !
– JE LE SAIS !

Une importante quantité de magie se dégagea de lui à ce moment. Cela imposa le silence et tous le regardèrent.

– Je vais retourner dans le Monde Extérieur et je vais ramener le Dieu-Dragon ! J’ai commis des crimes impardonnables et je le sais ! Si je ne suis pas mort, c’est parce que je souhaite me racheter ! Reimu, avec ou sans ta permission, j’irai le chercher ! Ta réponse m’importe peu.
– Tom ! Lança-t-elle en le pointant de nouveau avec son bâton.
– Quoi encore ?
– La fête va se terminer. Que chacun se prépare à rentrer. A midi, on reparlera de cela. Tom, tu n’iras pas seul.
– Je le sais. Il se retourna et se dirigea vers le sanctuaire où il semblait qu’il allait passer la nuit.

Les invitées finirent vite la fête et commencèrent à repartir, pensant constamment à ce que la yokai des frontières avait dit. Nulles ne savait comment la situation allait s’améliorer et nombreuses s’inquiétèrent.

Loin de là, dans une contrée étrangère aux habitantes de Gensokyo, certaines personnes purent voir un ciel zébré de fissure. L’une d’elle se jeta sur son ordinateur malgré la nuit avancée et appela son amie.
Après plusieurs appels infructueux, elle répondit.

– Hmmm… c’est toi… pourquoi me réveil…
– T’as vu dans le ciel ?!
– Quoi dans le ciel ?
– Regarde !

Aussitôt, la personne s’exécuta et poussa un rideau et regarda le ciel. Celle-ci n’en revenait pas et se jeta de nouveau sur son ordinateur.

– Mais qu’est-ce ?!
– Des phénomènes qui vont prouver ce qu’on sait !
– Tu en es sure ?
– Bientôt, je pense qu’on pourra voir cet autre monde, Gensokyo.
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La Destiné de la Terre des Illusions (DdlTI) il y a 1 an 9 mois #29422

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Chapitre 7
L’équipe

Le réveil fut rude pour tout le monde. Alors que Reimu était sortie dehors pour s’étendre, elle vit Tom, sous le torii, déjà prêt et observant Gensokyo, éclairé par un soleil naissant. Il se retourna et la vit. Il acquiesça de la tête puis s’envola vers un lieu qu’elle ne connaissait pas.
Elle regarda autour d’elle, voyant les tables de la fête ainsi que les plats par centaines mais pour une fois, elle s’en moquait. La Terre des Illusions et ses habitants courraient une menace qui risquait de les mettre en péril.
Elle rentra dans son sanctuaire et réveilla, brutalement, l’autre personne restée dormir, Marisa Kirisame. Elle n’apprécia pas la manière dont son amie la traitait. Celle-ci ne pouvait pas comprendre comment elle faisait pour rester calme malgré la fin annoncée de Gensokyo. Elle la tira de son futon et finit de la réveiller. Celle-ci menaça la miko avant de se relever et de lui demander où était passé Tom. Elle ne sut pas quoi répondre. La magicienne humaine prit alors son balai et sortit avant de l’enfourcher, elle avait une idée quant au lieu où il aurait pu aller. Elle s’envola et laissa Reimu seule, ou presque. Suika marchait dans la cour, encore bien saoul, saluant Reimu avant de s’allonger dans l’allée et de profiter d’un bain de soleil et d’une sieste.

Byakuren marchait près de son temple quand elle sentit la présence d’une personne à l’intérieur de celui-ci. Elle s’y dirigea et vit Tom, prier devant la statue de Bishamonten sous laquelle avaient été exposés les débris de Seigiken, l’ancien katana de Tom, offert par son grand-mentor, Youki Konpaku et brisée lors de leur combat qui a provoqué la mort de ce dernier.
La moniale s’approcha doucement du jeune homme. Celui-ci lui parla.

– Cela fait combien de temps que vous m’observez ?
– Suffisamment longtemps pour savoir que tu es en plein regret.
– J’ai fait tant de mal… et cela se passe encore aujourd’hui… Suis-je punis des dieux ? demanda le jeune homme. Ils m’auraient sauvés… pourquoi ? Veulent-ils que j’expie mes pêchés dans une vie de souffrances, de regrets et de tristesses ?
– Peut-être qu’ils veulent que t’expies tes pêchés, tout simplement.
– Ma vie n’a été donc que pêchés… comme toutes les précédentes…
– Je connais ton histoire. Tu peux faire le bien. Depuis ton réveil, tu n’as voulu et fait que le bien et tu vas continuer.
– J’ai provoqué la destruction programmée de ce monde… ai-je réellement fait le bien ?

La moniale s’avança vers lui puis le dépassa avant de posa sa main sur le manche de l’arme brisée.

– Tom… les dieux ont préparé quelque chose te concernant, je peux le sentir. Bishamonten, celui qui punit le Mal, semble vouloir t’aider à te réaliser. Non Tom, tu n’es pas le mal, tu peux être l’instrument du Bien, dit-elle en lui tendant le manche de son arme.
– Je… je ne comprends pas… je n’ai fait que le mal ! J’en avais conscience !
– Tu as fait le mal en voulant et en croyant faire le bien. Tu n’es pas une mauvaise personne. Tu es juste perdu dans ton esprit.
– J’ai tant médité… mais rien ne m’a permis de me comprendre… j’ai toujours le sentiment de n’être que la continuité du mal des vies antérieures. Comment peux-tu me pardonner pour ce que j’ai fait ? Ce que je T’AI fait ?!
– J’ai subis tellement… J’aurais pu en vouloir à toute l’humanité pour ce qu’elle m’a fait. Mais j’ai été moi-même dans l’erreur. La peur de la mort m’a fait faire des choses… pas avouables. Tu as aussi peur de la mort car tu sais ce qu’il risque de t’arriver.
– Mon âme doit être purifié sinon…
– Tu risques l’Enfer.
– Oui…
– Les dieux ont des projets pour toi. Ta destinée ne semble pas être faite pour aller en Enfer.
– Tu n’es pas vraiment la bonne personne pour parler de Destin.
– Je sais. Je veux juste te dire de prendre cela, dit-elle en lui donnant l’arme brisée.
– Mais… pourquoi ?
– Tu vas partir chercher le Dieu-Dragon. Crois-tu qu’un simple humain puisse aller vers lui ? Tu es propriétaire de cette arme et cela jusqu’à ta mort.
– Que cela veut-il dire ?
– Tu le découvriras.
– Mais… elle est inutilisable pour commencer…
– Une arme comme un esprit, cela se forge.
– Mais…
– Va voir les créatures qui manipulent les arts métalliques.
– Les arts métalliques ? Mais qu’est-ce ?
– Tu le sais toi-même. Mais tu te refuses de les utilises pour créer une arme. Tu refuses intérieurement de refaire ce que t’avais fait à une plus grande échelle.
– Mais que… les… vous-voulez dire…
– Oui. Ces créatures qui connaissent si bien la technologie et qui maitrisent tant de choses dont l’art de la forge et de la magie.
– Mais… comment les convaincre ? Je leur ai fait tellement de mal…
– Une amitié sincère ne s’oublie pas.

Byakuren repartie, laissant Tom qui tentait de l’appeler mais elle ne répondit pas. Il regarda le manche de son arme et vit son reflet dans le morceau de lame accroché au manche. Il serra très fort son arme contre lui et une larme se mit à couler.

Au Sanctuaire Hakurei, Reimu discutait avec les grandes figures de Gensokyo afin de trouver qui envoyer avec Tom.

– En tout cas, j’irai, répondit Olivier, déterminé.
– On s’en serait doutées… répondit la miko.
– J’irai avec lui, ajouta Marisa.
– Quoi ?! Tu vas aller dans le Monde Extérieur ?
– On y est déjà aller, tu t’en souviens ?
– Mais… mais ce n’était pas pour de bonnes raisons…

Un léger rire se fit alors entendre.

– Dans ce cas, je dois y aller aussi, après tout, je serais mieux en mesure de le guider que vous deux réunis.
– Espèce de sale tanuki… commença la magicienne humaine avant de se faire arrêter par Olivier.
– Hmmm… je propose que Sakuya les surveille, ajouta Remilia.
– Quoi ?!
– Mademoiselle ?
– Tu crois que je vais faire confiance à cette tanuki ? ajouta la jeune vampire.
– Dans ce cas, pourquoi ne pas faire une équipe composée de personnes qui pourront empêcher Tom de mal tourner ? Ajouta Yuyuko.
– Que veux-tu dire ? demanda Reimu.
– D’après Yukari, Tom pourrait devenir de nouveau fou quand il entrera en contact avec le Dieu-Dragon. Il faut qu’il soit accompagné de personnes capables de le maitriser.
– Je vois… murmura la miko.
– Dans ce cas, je propose que Youmu accompagne également Tom.
– Qu… mademoiselle ?
– Tu es son amie, son maitre, tu pourras toujours le battre.
– Bien…
– Moi aussi ! Ajouta Sanae.
– Et pour ?
– Reimu, tu dois rester ici pour empêcher un incident et tenter de maintenir la barrière. Mais s’il devient fou, il faudra une prêtresse pour le maitriser. Et puis, je connais bien mieux les villes du Monde Extérieur que Mamizou.
– Heu… et pourquoi pas Reisen ? Ajouta Eirin.
– Pfff… et pour quelle raison ? demanda Reimu en se grattant la tête.
– Qui sait ce que l’on peut rencontrer dans ce monde. Je l’ai bien formée, elle saura quoi faire pour vous soigner, et puis, elle n’est pas la dernière pour se battre, elle saura empêcher Tom de devenir maléfique.
– Grrr… dans ce cas, il y aurait : Tom, Olivier, Marisa, Mamizou, Sakuya, Sanae, Youmu et Reisen. Personne d’autre ? Sinon, on peut tous y aller, cela règlera le problème.
– Pour moi c’est bon, affirma la vampire.
– Pareil, annonça Kanako.
– En fait, c’est pour avoir votre implication dans le sauvetage de Gensokyo ?
– Où veux-tu en venir ? demanda la vampire sur un ton hautain.
– Grr… bien, le groupe sera celui-là et point !

Loin de là, Tom marchait le long d’un ruisseau, portant un tissu de lin qui renfermait quelque chose. Il appela à qui voulait l’entendre. Il appelait Nitori. Le jeune homme savait que la kappa se trouvait dans le coin. Cependant, il ignorait ce qu’elle pensait de lui maintenant. Il l’avait exploité elle et son peuple afin de fournir des armes pour son armée et l’idée de lui demander de l’aider à reforger une arme ne l’enthousiasmait pas vraiment.
Il marcha de longues minutes près d’un cours d’eau, se souvenant de leur première rencontre, cela l’amusait. Ils étaient aussi curieux l’un que l’autre et souhaitaient vraiment en apprendre plus sur l’autre. Il regarda alors vers le haut, il vit le sommet de la ravine surplombé d’arbres, ce qui donnait à ce lieu une zone d’ombre, qui en été était rafraichissante mais qui vers l’hiver rendait le lieu froid.
Il tenait le manche de son arme dans son fourreau. Il décida de la dégainer. Il ne vit qu’une lame en miette. Il la rangea et posa le fourreau sur une pierre avant de retirer ses chaussures, de remonter le bas de son pantalon et de marcher dans l’eau. Elle était froide mais il avait désormais l’habitude, entre Kasen et Byakuren, il connaissait les «arts de l’ascèse». La température ne lui était plus un problème, même il devait rester méfiant afin d’éviter l’hypothermie.
Il sentit quelque chose derrière lui. Il se retourna et la vit. Cette kappa était venue examiner le fourreau. La rapidité avec laquelle il l’avait surprise l’étonna. Aucun d’eux ne bougea, Tom ne voulant pas la faire fuir.
Après quelques instants de silence, il décida de le rompre.

– Nitori… je… je… je tenais à m’excuser…
– Hm ?
– Pour tout le mal que je t’ai fait, à toi et aux kappas…
– …
– Je tenais à te dire que je suis désolé mais que je sais que rien ne pourra changer cela…
– Tu comptais réparer comment ton épée ? demanda Nitori à côté de lui alors qu’elle était devant lui il y avait moins d’une seconde.
– Co…Comment ?
– Tu es venue pour ton épée ?
– Heu… oui…
– Après nous avoir forcé à créer des armes pour toi ?
– Byakuren… elle m’a dit que…

Il se reçu un léger coup sur la tête.

– Aïe !
– Si elle te dit de te jeter d’une falaise, tu le ferais ?
– Peut-être bien…
– Tom, je vois bien que tu es vraiment désolé mais cela ne change rien.
– Je sais…
– Cependant, sauver Gensokyo pourrait changer la donne.
– C’est ce que je compte faire !
– Et tu as besoin de cette arme ?
– Oui… ?
– Et tu as besoin de la réparer ?
– Oui.
– On y va.
– Attend !
– Quoi ?
– Pourquoi… pourquoi tu m’aides ? Après ce que j’ai fait ?
– Je compte t’aider à nous sauver. Et puis, tu es mon «ami ».
– Ami ?
– Ben oui. Tu es un humain et je suis l’amie des humains. De plus, on est assez proche.
– Hein ?
– Marisa discute de temps en temps et on parle de toi.
– Je ne préfère pas savoir…
– On va reforger ton arme.
– Tu as une forge ?
– Evidemment !
– Evidemment…

Tom suivit la kappa le long de la paroi jusqu’à une petite grotte semi-sous-marine. Il passa avec elle et se retrouva dans une grotte totalement noire. Nitori alluma des lanternes, révélant une véritable forge, couplé à un atelier.

– C’est l’une de mes cachettes.
– Pourquoi me la montrer ?
– J’ai besoin d’un assistant pour m’occuper de ton arme.
– M’ouais…
– Passe-moi les morceaux.

Il s’exécuta et rapidement les bouts d’acier se retrouvèrent dans un sceau en terre. Elle le mit dans une forge et alluma un brasier à partir de la chaleur du volcan situé en dessous. Rapidement, la chaleur commença à devenir insupportable. La kappa s’équipa d’une combinaison et demanda à son «assistant» de lui donner le dernier morceau, resté accroché à la poignée. Il le dévissa, retira le fragment et le lui donna. Elle le jeta aussitôt dans le fourneau. Elle fit alors marcher le soufflet et la température augmenta d’un coup, surprenant le jeune humain. Elle se retourna vers lui, releva son masque et lui parla.

– Tu vas pouvoir assister à la fabrication d’une arme enchanté par un kappa.
– Pour quelle raison j’ai la possibilité de voir ça ? lui demanda-t-il.
– J’ai besoin d’un assistant et tu es la seule personne dans le coin. Et puis, tu n’as pas beaucoup de temps avant d’y aller, pas le temps d’aller chercher quelqu’un d’autre.
– Heu… Fort bien…

Elle se retourna, remit son masque et inspecta le métal en fusion.

– C’est à quelle température ?
– Suffisamment pour te terrifier.
– Comment ça ?
– Tu sais comment c’est chauffé au moins ?
– Heu…
– Par la centrale nucléaire de l’Ancienne Enfer.
– Tu veux dire que ma lame est chauffée par la fusion nucléaire ?! Il n’y a pas de danger ?

La kappa se retourna, enleva son masque, affichant un air outré.

– Ce n’est pas parce que les humains ne savent pas utiliser la fusion qu’on ne le sait pas nous !
– Heu… mais les kappas… sont liés à l’eau, non au feu.
– Les kappas ont une technologie très développée. Qui dit technologie, dit forcément forge.
– M’ouais…

La créature se remit au travail alors que Tom regardait autour de lui.

– Dans combien de temps j’aurais ma lame ?
– Normalement, pour une bonne lame humaine plus d’un mois.
– Un mois ? Mais le départ est ce soir !
– Même pour une bonne lame kappa, il me faudra quinze jours.
– Comment je vais faire ?! Et puis pourquoi il te faut moins de temps pour une lame kappa ?
– Regarde !

L’ignorant, elle montra avec sa main une fiole située sur le côté de la forge, celle-ci se remplissait d’un liquide bleu.

– Qu’est-ce ?
– La magie de ton sabre.
– Quoi ?!
– Grace à ma forge, un peu spécial, je peux récupérer la magie.
– Tu vas en faire quoi ?
– Je vais l’appliquer sur une nouvelle lame, le temps que je termine la tienne. Elle sera moins bien que Seigiken mais sera toujours utile. D’ailleurs, passe-moi celle que t’as.

Tom lui passa son vulgaire katana de mauvaise qualité.

– Elle est vraiment… enfin bon… avec cette magie… tu connais l’effet.
– Oui.
– Bien.

Elle se dirigea vers la forge, récupéra la fiole et se dirigea ensuite vers un établi. Elle réalisa une opération surprenant le jeune humain apprenti magicien, elle était en train d’enchanté son arme avec le contenu de magie liquide. Une explosion bleue eut lieu, effarant Tom. De celle-ci, en sortit la kappa, l’arme à la main. Malgré son apparence, toujours aussi pauvre, elle était désormais enchantée.

– Plus ma volonté sera forte, plus la lame sera résistante….
– Va.
– Quoi ?
– J’ai du boulot et tu vas être en retard.
– Nitori… je voulais te remercier…
– Ne le fait pas.
– Quoi ?
– J’ai toujours une rancœur à ton encontre.
– Mais alors pourquoi ?
– Je sais, nous savons toutes… nous savons que t’es le seul à pouvoir sauver notre monde. Tu avais le pouvoir de détruire Gensokyo mais il semblerait que tu aies aussi le pouvoir de le sauver.
– Je regrette mes actes….
– Tes regrets ne changeront rien !
– C’est pour cela que je vais faire ce qui doit être fait !
– Fait-le !

Tom s’apprêta à repartir quand elle le retint encore une seconde.

– Tom… saches que… nous comptons… sur toi.
– Hein ?
– Tu es notre seul espoir et… même si je pense que Gensokyo irait bien mieux sans toi… tu dois nous sauver…

Le jeune humain ne répondit pas et pénétra dans l’eau avant de quitter la grotte, laissant la kappa seule dans sa forge.
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La Destiné de la Terre des Illusions (DdlTI) il y a 1 an 9 mois #29471

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Chapitre 8
La traversée

Le soleil était en train de se coucher. Ils étaient au sanctuaire Hakurei. Reimu n’était guère emballée par le départ de tant de personnes pour l’autre côté. Alors que les autres discutèrent entre elles, elle alla voir Yukari qui observait le coucher depuis le torii.

– Que veux-tu me demander ? demanda la yokai.
– Où vas-tu les envoyés ? Répliqua Reimu.
– Sache que créer une brèche entre la Terre des Illusion et le Monde Extérieur n’est pas si facile.
– Que veux-tu dire ?
– Je vais les envoyer là où un passage existe déjà.
– C’est possible ça ?
– Oui. Je ne suis pas la seule à disposer de ces pouvoirs, dit-elle en créant une petite brèche.

Elle y mit sa main et récupéra une tasse de thé. Reimu se gratta la tête, tentant de savoir où elle voulait en venir.

– Et le rapport avec le Dieu-dragon ?
– Il est de l’autre côté et on sait que les humains ne l’auront jamais découvert.
– Ne l’auront jamais…. Cela veut dire quoi ?!
– Juste que le temps et l’espace sont deux notions variables.
– …
– Enfin, pourquoi te parlerais-je de cela, tu n’y comprendrais rien.
– Répète pour voir ! Menaça la miko.
– L’aube et le crépuscule sont les moments les plus favorables pour cela.
– Pourquoi ?
– Tu ne comprendrais pas.
– Je vais te…
– Reimu, ton rôle, comme celui de ta famille est primordial pour Gensokyo, tu le sais, dit-elle en l’attrapant par les épaules.
– Oui et ?!
– Depuis la création de la Grande Barrière, je veille sur ces terres. Et dans un certain sens… j’ai veillée sur ta famille.
– Et alors ?
– Fait ton travail et je ferais le mien.
– J’y compte bien.

Pendant ce temps, Olivier inspecta ses affaires, il ignorait combien de temps ils passeraient là-bas ni où. Marisa arriva et lui demanda s’il savait où était Tom. Lui-même ignorait où pouvait être son ami. Il regarda alors vers le torii où les deux personnes discutèrent. Il lui demanda de quoi elles pouvaient parler. Marisa répondit qu’elle ne savait rien mais que cela devait concerner la barrière. Olivier fronça alors les sourcils, réfléchissant à l’avenir. Malgré une certaine joie qui lui est apparu au fils des semaines qui sont passées après la fin de l’incident, il restait constamment sur ces gardes et prêt à redevenir sérieux. Ce soudain revirement de caractère que Marisa pouvait voir devant elle la surprenait. Elle devina qu’il cachait tout ce qu’il pouvait dans une joie et une façon de vivre décontractée.
Soudain, il vit Youmu s’avancer vers eux. Elle demanda à son tour si ils savaient où se trouvait Tom. Il répondit qu’ils l’ignorèrent. Cela interrogea la demi-humaine. Elle savait qu’il n’était pas du genre à être en retard, surtout depuis qu’il avait commencé ses «entrainements» qui firent suite à sa défaite. Le jeune humain l’interrogea sur ses «entrainements». Elle répondit que cela consistait principalement en méditation et en contrôle de soi, en ajoutant qu’un lieu comme le Royaume des Morts était idéal pour cela. Il lui demanda pourquoi il méditait tant. Elle soupira, exaspérer par une question qu’elle considérait idiote.

– Il n’arrivait pas à se contrôler. Ses émotions, ses sentiments se mêlent à la magie, très puissante en lui et peuvent lui faire péter les plombs.
– Et redevenir ce qu’il était…
– Théoriquement, non. Le mal en lui a été exorcisé. Cependant, des crises, il peut en faire.
– Tu l’entraines encore au sabre ?
– Oui… dit-elle d’un air peu ravie.
– Il y a un problème ?
– Suite à l’incident, sa puissance, sa force, sa vitesse, en fait, tout a été considérablement amoindrit. C’est à croire que la chose en lui le boostait.
– Il est si mauvais que ça ?
– On ne peut pas dire ça… mais c’est vrai que maintenant… il n’est plus un guerrier invincible.
– Je le sais ça, répondit Olivier.
– Il est devenu très technique, à défaut de compter sur sa puissance.
– Il arrive à te battre ? demanda Marisa.
– S’il arrive à me piéger, il peut. Sinon, c’est peine perdu.

Yukari appela tout le monde. Chacun et chacune s’exécutèrent et allèrent la voir.

– Bien, il manque encore Tom. Il va donc falloir l’attendre.
– On va où ? demanda Olivier.
– Je vous envoie à Tokyo.

Mamizou et Sanae sourirent indépendamment alors qu’Olivier était un peu rassuré.

– En tout cas, il va falloir que vous évitiez de vous faire remarquer ! Annonça Reimu.
– Il faut éviter que les gens découvrent l’existence de Gensokyo, poursuivit la yokai des frontières.
– Pour moi, pas de problème mais pour certaines… annonça la tanuki.
– J’ai l’habitude de me déguiser pour passer inaperçu, protesta Reisen.
– Je pensais à une certaine jeune demi-humaine…
– C’est vrai, comment tu vas faire, pour ta partie spectre ? demanda Olivier.
– Il n’est pas forcé de rester près de moi et puis, en ville, il doit y avoir milles choses plus extravagants. Les gens ne le remarqueront pas. Il nous suivra de loin.
– Et pour les tenues ? demanda le jeune homme.
–Rien à craindre, on en changera rapidement là-bas.

Soudain, une voix se fit entendre derrière elle.

– Vous allez bien ?

Tout le monde se retourna et vit le jeune homme brun, aux yeux jaunes et portant un jean bleu déchiré par endroit, un t-shirt bleu et une veste bleu foncé. Il souriait alors qu’il était sous le torii, le soleil dans le dos. Son visage exprimait une certaine forme de sérénité. Il passa sa main dans ses cheveux, l’air également gêné d’être à la bourre pour le départ pour son monde d’origine. Sur ses côtés, il portait son sabre enchanté et une courte lame, lointain cadeau de Kaguya pour le remercier de l’avoir sauvée. Dans son dos, il portait un sac remplit d’affaires nécessaire pour le voyage et le séjour qu’il passerait là-bas. Il fit un pas en direction de ses amies alors qu’Olivier se détacha de celles-ci et marcha d’un pas rapide vers lui.

– Tu es en retard, où étais-tu ?!
– J’avais des choses à régler.
– Et quoi ?!
– Des choses sans importances. On va y aller ?

Yukari regarda le soleil se coucher et afficha un sourire.

– Il est grand temps de partir. Le Monde Extérieur vous attend.
– On y va, répondit Tom.

La yokai des frontières se tint juste devant l’autel du sanctuaire et ouvrit une brèche. Reimu se disait qu’il était plus simple d’utiliser la voie traditionnelle pour accéder au Monde Extérieur mais la yokai était d’avis qu’il fallait un voyage direct pour Tokyo. Elle tendit son ombrelle devant elle et concentra son énergie. L’extrémité de l’objet se mit à légèrement briller. Elle dessina un trait dans les airs avec. Presque immédiatement après, une brèche se forma. Celle-ci était décorée de nœuds rouges aux extrémités et d’yeux à l’intérieur sur un fond violet.
Tom, Olivier, Marisa, Sakuya, Youmu, Reisen, Sanae et Mamizou y entrèrent, disparaissant de la Terre des Illusions pour poser le pied dans le Monde Extérieur.

C’était le cœur de la nuit, les lampadaires brillaient d’un blanc éclatant. La verdure n’était plus face aux assauts combinés du froid et de la baisse de luminosité. Les arbres perdaient leurs feuilles. Personnes ne se promenait au cœur de la nuit.
Sans un bruit, une brèche s’ouvrit progressivement. Le lampadaire situé au-dessus commença à clignoter, rapidement suivit par de plus en plus d’autres. Une légère brise se leva, soufflant l’herbe. Le passage grandit de secondes en secondes avant qu’il ne s’ouvre totalement. Tom, Olivier et Marisa furent les premiers à sortir. Leurs visions durent s’habituer à la pénombre des lieux alors que les autres sortirent à leur tour.
Ils regardèrent autour d’eux. Ceux venant du Monde Extérieur reconnurent un parc mais il était bien plus moderne que ce qu’il avait l’habitude de voir.

– Bon… commença Tom, on est donc à Tokyo ?
– Normalement, répondit Sanae.

Derrière eux, la brèche se referma et les lampadaires retrouvèrent leur lueur éblouissante.

– Il est quelle heure ? demanda Olivier.
– C’est vrai que quand on était parti, il faisait encore jour, répliqua Sakuya.

Reisen leva les yeux au ciel et elle s’interrogea.

– Il y a un problème ? demanda Youmu.
– Quand on était parti, c’était la pleine lune. Là, c’est le dernier croissant.
– Effectivement, c’est bizarre, répondit Olivier.

Soudain, ils entendirent du bruit venant non loin de là.
Ils se cachèrent derrière les buissons et observèrent ce qu’il se passait. Un bruit de roulement se fit entendre. Un rai de lumière traversa la pénombre, irradiant la zone. Il pouvait voir une forme vaguement humanoïde mais sur roue avec une sorte de phare sur le sommet. La chose inspecta la zone puis repartie avec uniquement le bruit des roues.
Sanae devina de quoi il s’agissait : un robot.
Olivier restait perplexe.
Les autres ne savaient pas trop quoi pensez excepter Mamizou qui semblait perdu aux fonds de ses pensées.
Soudain, alors que Tom sortit de sa cachette, pensant que le robot était loin, un autre arriva, flashant le jeune homme avec le rayon de lumière. Il recula de plusieurs pas avant que l’engin ne lui parle.

– En vertu du règlement 3-3-3-A, il est strictement interdit de se trouver dans le parc une fois celui-ci fermé. Veuillez ne pas vous opposer à votre arrestation.
– Arrestation ?!
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La Destiné de la Terre des Illusions (DdlTI) il y a 1 an 9 mois #29492

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Chapitre 9
Un monde robotisé

Des bruits s’élevèrent dans un parc de Tokyo. Des bruits de pas de plus en plus rapprochés. Un jeune homme sauta au-dessus d’une haie, poursuivit par une série de drones armée de neutralisants. Il se retourna et vit les engins fondre sur lui, prêt à attaquer. Il dégaina son sabre et l’envoya sur le plus proche. Celui-ci fut traversé de part en part par l’arme et s’écrasa au sol alors qu’il continuait de fuir les cinq autres drones. Il courut, regardant autour de lui. Il changea brusquement de direction, accéléra et sauta, les deux mains en l’air. Il s’agrippa à une branche, monta dessus, tendit le bras droit vers les véhicules qui s’immobilisèrent, ajustant leur lentille rouge. Soudain, cinq faisceaux apparurent sur le corps du jeune homme, il était en joue.

– Menace neutralisée dans 5… 4…3…2…1…

Une pluie d’orbes s’abattit sur les engins qui volèrent en éclats multiples et qui se dispersèrent sur une vaste zone.

– Tom, tu vas bien ?! S’écria la voix de son ami.
– Grace à toi, répondit-il en sautant et en allant récupérer son arme.
– Des drones ? La dernière fois que j’étais venu à Tokyo il n’y en avait pas.
– C’est bizarre…
– Vous voilà ! S’écria la voix de la sélénite.
– Reisen ? Qu’est-ce… commença Tom avant de se faire attraper par la lapine et cacher dans un buisson.

Trois nouveaux drones patrouillèrent dans la zone, détectant les débris. Une lumière verte illumina le sommet de l’un d’eux, puis du second et enfin du troisième. Rapidement, on vit à travers tout le parc, des points verts s’illuminer.

– Ils ont donné l’alerte, nous devons partir d’ici.
– Où sont les autres ?
– La tanuki nous a donnés rendez-vous ailleurs.

Les trois personnes se glissèrent lentement dans les buissons, tentant de limiter leur mouvement et leur bruit.
A l’instant où ils allèrent quitter le buisson pour passer dans celui d’en face, les robots sur roue passèrent dans l’allée. Ils avaient les deux «bras» dirigés vers l’avant et armées de fléchettes. Le sommet était illuminé par une lumière verte. Reisen se concentra, fixa le rebord de l’œil rouge de l’engin. Les bras du robot tombèrent, l’avant du buste suivit puis son œil devint bleu nuit.
La lapine se releva, malgré l’incompréhension d’Olivier. Elle marcha vers l’engin dont la «tête» s’était tournée vers elle. Elle continuait de le fixer. L’appareille se releva et reprit une attitude paisible avant de partir ailleurs.
Olivier et Tom la rejoignirent et ce premier resta bouche bée. Il lui demanda comment elle avait fait pour manipuler le robot.

– Je manipule les ondes, le plus souvent cérébrales. C’est un robot, il a beaucoup d’ondes autour de lui. Je l’ai manipulé. Je lui ai fait croire que la menace était neutralisée, ainsi, l’information sera envoyée aux autres et on sera plus tranquille.
– Astucieux, répondit Tom.
– Heu… je le savais, protesta le blondinet, je ne savais juste pas que tu pouvais influencer sur les ondes de robots.

Cela l’amusa de voir son «élève» protester de la sorte. Cependant, elle entendit un bruit qu’aucun des deux autres n’avaient entendus.

– On nous observe.
– Mais qui ? demanda le jeune brun.

Une queue marron sortit du buisson.

– C’est Mamizou… déclara Tom.
– Vous voilà, on n’a pas le temps de trainer, d’autres robots ont débarqués.

Les autres suivirent alors la tanuki et rejoignirent le reste du groupe situé près d’une entrée. Marisa commençait à s’inquiéter de ne pas voir revenir l’homme qu’elle aimait. Cependant, ce fut Sanae qui attira son attention. Elle montrait au loin, une patrouille de robots semblable à des policiers.

– Nous devons quitter le parc très vite, dit-elle.
– On va passer au-dessus de la barrière ? demanda Youmu.
– Oui mais ne volons pas plus loin après, il ne faut pas se faire repérer.

Ils s’exécutèrent, s’envolant pour franchir la barrière, à l’exception d’Olivier qui l’escalada. Malheureusement, la patrouille arriva et la lumière l’éclaira alors qu’il posa les pieds au sol. Le reste du groupe eut juste le temps de se cacher dans un recoin d’un bâtiment.
Le robot baissa l’intensité de la lumière afin de ne plus l’éblouir. Une voix presque humaine se fit entendre.

– On nous a signalés la présence d’intrus dans le parc. Les auriez-vous vus? Demanda la chose dont la tête était quasi-humaine et dont l’expression affichait la colère.
– Heu… oui, ils m’ont renversé en sautant de là, dit-il en indiquant la barrière.
– Bien. Veuillez décliner votre identité.
– Heu… oui… Olivier Marc…français…
– Olivier Marc… analyse…

Pendant quelques instants, un léger bruit fut émis du robot qui ne cessait de le fixer de ses «yeux».

– Analyse terminé. Bien le bonsoir Olivier Marc.
– Heu… merci, vous de me même…

Le robot repartit, laissant le jeune homme abasourdit. Il vit ses amis lui faire des signes de loin et il les rejoignit. Il leur dit qu’il ne savait pas pourquoi cela s’était bien passé.
Là, Tom se mit à sourire bêtement. Légèrement outré, Olivier l’attrapa par l’épaule et lui demanda non courtoisement de lui dire ce qu’il sait. Il regarda Reisen et lui dit qu’elle l’a aussi manipulé. Il relâcha sa prise et se dirigea vers la sélénite afin de la remercier.
Cependant, Mamizou les prévint.

– Cela à bien faillit mal se passer. Il va falloir faire attention. Reisen, met ton chapeau, il ne faut pas qu’on sache que t’es une lapine. Youmu, occupe-toi de lui, dit-elle en montrant du doigt la moitié fantôme de la Konpaku.

Chacune s’exécutèrent puis elle annonça comment cela allait se passer.

– Nous allons devoir être discrets. Chacun et chacune d’entre vous ne devra utiliser ses pouvoirs qu’en cas de nécessité extrême, ce qui ne devrait pas arriver. Ce monde ignore même l’existence de la magie et se consacre à la science. Sanae, tu connais les grandes villes mieux que moi.
– Heu… oui. Si nous sommes discrets, rien ne se passera. Les humains de ce monde ne peuvent détecter notre empreinte magique et aucune machine ne le fait.
– Olivier, tu connais aussi le Japon ? Demanda la tanuki.
– Oui, j’y suis allé souvent. Je sais me débrouiller.
– Bien. Notre objectif est de retrouver le Dieu-Dragon.
– Il n’est probablement pas en ville, répliqua Tom.
– C’est une certitude mais il nous faudra le plus d’indice possible afin de le retrouver, répondit Mamizou.
– Il faudra donc aller dans les quartiers anciens.
– Tu as tout compris.
– Fort bien… mais je dois te prévenir, il y a quelque chose de pas net ici.
– Et comment le sais-tu ? demanda la yokai sur un ton hautain.
– Je le sens, c’est tout.
– Tu n’es qu’un humain, tu dois te tromper. On va y aller.
– Fort bien… grommela Tom.

Le groupe se mit en marche alors que le jeune humain resta légèrement en retrait. Marisa alla le voir et lui demanda ce qui n’allait pas.

– J’ai… un très mauvais pressentiment. Je me demande si… Yukari ne nous a pas attirés dans un piège.
– Mais pourquoi ?
– Il y a certainement plus que le Dieu-Dragon… j’ignore quoi mais je sens quelque chose…
– Tom, on va rester sur nos gardes et rien ne se passera. On y va.
– Tu n’es même pas prête pour un peu d’action ? Cela ne te ressemble pas, s’étonna le jeune homme.
– Je dois prendre soin de toi. Depuis le moment où tu as failli y passer, je sais que t’es fragile. Je dois te protéger.
– Je ne suis pas si faible que cela ! Protesta-t-il.
– Ecoute, combien de fois on s’est battu ?
– Heu…
– Combien de fois tu as gagné ?
– Heu…
– Depuis ton rétablissement, jamais. Tu n’es plus invincible, je m’inquiète pour toi.
– Marisa ! Arrêt de dire que je suis faible ! Je sais me battre !
– Tu sais peut-être utiliser la magie et te battre au sabre mais as-tu déjà ressentit la magie en toi ?
– Quoi ?
– Un humain qui manipule suffisamment la magie à la possibilité de devenir un magicien. Mais à ce moment-là, il ressent également la magie autour de lui et en lui.
– Tu… la ressens ?
– Oui, depuis pas mal de temps. Tu sais que devenir magicienne ne m’intéresse pas.
– Je le sais.
– Il n’y a que deux choses je veux : apprendre le plus possible et …
– Je le sais.
– Tu sais ?
– Moi aussi, je veux t’aimer pour toujours. Moi aussi j’apprendrai. Je sais désormais que la puissance et le contrôle de la magie s’acquièrent après des années d’exercices.

Soudain, un intrus les dérangea.

– Tom, Marisa, on doit y aller, vous le savez bien, on a une mission à réussir, surtout toi, déclara la lapine.
– On arrive, répondit le jeune.

Les trois rejoignirent le groupe et marchèrent dans une ville quasiment déserte. Sanae ne comprenait pas comment c’était possible. La nuit, Tokyo était toujours animée. Mais là, personne, juste quelques robots qui les saluèrent quand ils passèrent devant eux. Ils avaient l’impression que le monde n’était peuplé que de robots et que les humains avaient disparu. Sanae commença alors à s’emporter, parlant d’une société où les robots on prit le pouvoir sur les humains. Olivier soupira et disait qu’elle avait une imagination beaucoup trop abondante et qu’elle avait regardé beaucoup trop de films quand elle était encore dans ce monde. Cependant, la réflexion de la miko interrogea le jeune homme au sabre. Le grand nombre de robots et leur degré de sophistication était étrange. Il s’était passé quelque chose durant leur voyage, à moins que cela ne soit un acte de Yukari. Il se mettait à douter de la yokai qui les avait envoyés dans ce monde et commença à réfléchir afin de trouver les véritables motifs de la créature.
Cependant, ils croisèrent enfin un humain. Il marchait rapidement et était emmitouflé dans ses vêtements, se dépêchant de rentrer chez lui. Sa tenue interrogea le groupe. C’est alors que Mamizou leur déclara qu’ils allaient passer cette nuit et les prochaines dans un endroit qu’elle connaissait.

Ils marchèrent presque une heure dans la nuit avant d’arriver dans une étroite ruelle. De part et d’autre, des immeubles ultras modernes et d’une taille titanesque. Au fond, il y avait une sorte de cour entourée de petites bâtisses sortant d’une autre époque. Sur la devanture de l’une d’elle, il était écrit «Tokyo Ancien Hôtel».
Mamizou déclara qu’ils étaient arrivés.
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Chapitre 10
Ce nouveau monde

Ils se tenaient devant le vieil hôtel. Ils restèrent en arrière alors que la tanuki s’avançait. Elle se retourna et les invita à entrer. Tom se demandait comment elle pouvait connaitre cette adresse. Malgré ses réticences, il les suivit et entra à son tour. Il s’agissait d’un petit ryokan. Le hall de l’auberge n’était pas très grand mais confortable. Mamizou était déjà devant l’accueil et venait d’appuyer sur une sonnette alors que les autres regardaient les alentours et semblaient ravis de retrouver des panneaux en bois et en toiles dans un univers si bétonné. Un panneau s’ouvrit derrière le comptoir et une vieille dame en sortit. Elle s’inclina respectueusement avant de s’avancer et de s’adresser à ces clients.

– Soyez les bienvenus au Tokyo no Ryokan. Je suis la propriétaire. Que désirez-vous jeunes gens ?
– Nous souhaiterions vous louer sept chambres.
– Vous avez de la chance, toutes mes chambres sont libres. Vous voulez les visiter ?
– Volontiers.

Mamizou suivit la propriétaire de l’auberge et fut rapidement suivit par les autres. Chacun observait les lieux. Une ambiance relaxante emplissait les couloirs et les chambres qui furent attribuées à chacun. Ils avaient presque l’impression de se retrouver en Gensokyo.
Il ne restait plus que Tom, Marisa et Mamizou qui suivirent la vieille dame.

– Voici une chambre pour le jeune couple.
– Merci beaucoup, répondit le jeune homme en s’inclinant respectueusement avant d’y entrer, suivit par Marisa.
– Votre chambre est celle-là, dit la propriétaire en ouvrant un panneau qui donna accès à une chambre.
– Je vous remercie également.
– C’est tout ce qu’il y a de plus normal. En plus, cela faisait longtemps que mon auberge n’était pas autant rempli, et encore plus par de jeunes gens. En plus, mes clients habituels sont partis les uns après les autres.
– Ils sont partis les uns après les autres ? demanda la tanuki déguisée.
– Oui… ils étaient assez particulier mais au final, assez gentils. En plus, il m’aidait beaucoup car ils n’étaient pas souvent très riches.
– Vous ne connaitriez pas une ancienne propriétaire de la boutique, Atsuko Sato ?
– Mais c’est moi Atsuko Sato.
– Vraiment ? S’étonna la «jeune femme»
– Je travaille ici depuis toujours.
– Mais…
– Qui êtes-vous ? demanda la vieille dame l’air intriguée.
– Atsuko, je suis ravie de te revoir.
– Pardonnez-moi ?

A ce moment, la tanuki reprit sa forme naturelle sous les yeux ébahit de la propriétaire.

– Je suis Mamizou Futatsuiwa.
– Futasuiwa ? Ma petite tanuki ?
– Oui.
– Oh… tu n’as absolument pas changé…
– Mais vous si…
– Pour un yokai, le temps est une conception différente, répondit madame Sato.
– C’est le cas mais… je crois comprendre…
– Nous sommes en l’an 13 de Kagaku.
– L’ère Kagaku ?
– Oui… la petite Aiko a bien grandi depuis ton départ. Elle a succédé à son père, mort en 2032.
– Mais… on est donc en…
– 2045.
– C’est…
– Je ne pensais plus jamais te revoir. Cela fait 31 ans que t’es partie.
– Mais…
– Le temps est relatif. Rapide pour les humains, lent pour les yokais.
– Je comprends mieux, annonça une voix derrière la tanuki.
– Tom ? dit-elle en se retournant.
– Yukari ne nous a pas uniquement envoyés dans le Monde Extérieur, elle nous a envoyés dans le futur du Monde Extérieur.
– Mais pourquoi ? demanda Marisa en arrivant à cet instant.
– Elle avait dit qu’un lien plus intense unissait Gensokyo et cette période… répondit le jeune homme.
– Cela ne change rien à notre but, annonça la tanuki.
– Peut-être que si… On va créer des univers parallèles…
– Gensokyo est en soit un univers parallèles. Le temps et l’espace ne sont pas les mêmes. Et tu sais ce dont elle est capable.
– Manipuler les frontières…
– Oui…

Le silence se posa sur les quatre personnages. Celui-ci ne fut brisé que par madame Sato qui demanda ce qu’ils désiraient manger. Ils lui répondirent et elle alla demander aux autres.
Tom regarda alors la tanuki qui afficha un léger air hautain. Le jeune homme lui demanda d’où elle la connaissait. Elle lui répondit qu’avant, avant les évènements de la résurrection de Miko, elle vivait dans le Monde Extérieur, à Sado. Elle passa plusieurs fois à Tokyo pour «affaires» et découvrit cette auberge, adresse habituelle de quelques yokais vivant paisiblement avec les humains. Elle sympathisa avec la propriétaire. Mamizou annonça ensuite que madame Sato connaissait l’existence de Gensokyo et qu’elle était liée à une famille en rapport avec le surnaturelle. Au moment de partir, Mamizou lui disait qu’elle avait la quarantaine et était mère de deux enfants. Aujourd’hui, elle devait avoir donc quatre-vingt ans.

– Il faudrait le dire à tout le monde, dit-il.
– Dire quoi ?
– Le fait qu’on soit dans le futur.
– Probablement.
– Probablement ?! Notre mission est en jeu-là !
– T’inquiète pas, on va leur dire, tout, si tu le veux à ce point.

La tanuki rentra dans sa chambre et ferma le panneau, laissant Tom sur les nerfs.

Peu de temps après Atsuko Sato alla les prévenir que le souper était prêt. Tout le monde descendirent et entrèrent dans la salle à manger. Il y avait une longue table basse. Chacun s’installèrent autour, profitant d’un succulent repas qui allait ne pas tarder à être dévoré. Cependant, malgré l’appétit des convives et par commencer par sa petite amie, qui dévorait les bons plats, Tom se murait dans un silence, un manque d’appétit et un regard mauvais envers la tanuki. Celle-ci l’avait remarqué depuis le début mais n’y prêtait pas tant attention, jusqu’à ce qu’il se décide à parler.

– Bon… je crois que Mamizou a quelque chose d’important à nous dire.
– C’est vrai ? demanda Sanae.
– Raconte-leur, rajouta Tom.

Elle jeta un coup d’œil vers le jeune homme qui semblait savourer la tension qui naissait en elle. Elle sourit et répondit aux dizaines de questions qui s’abattirent sur elle.

– C’est vrai, j’ai quelque chose d’important à dire. Déjà, je vous présente une vieille amie, Atsuko. Elle et moi, nous nous connaissons depuis des années.
– Quoi ?! s’étonna Marisa.
– Vous êtes amie avec elle ? demanda Youmu.
– C’est exacte, cela fait presque quarante ans que nous nous connaissons.
– Quarante ans ? Eh bien, pour une humaine, cela fait beaucoup, dit Reisen.
– Merci à vous toutes.
– Il y a autre chose, annonça Tom sur un ton roc.
– Qu’est-ce ? demanda son ami.
– Elle répondra, lui répondit-il.
– Bon… Je connais Atsuko depuis quelques années mais cela fait quarante ans maintenant.
– Ouais, c’est normal, ajouta Marisa.
– En fait, pas vraiment. On s’est rencontré vers les années 2010.
– Comment cela peut faire quarante ans alors ? demanda la magicienne.

Sanae sursauta en ayant une idée. Tom se doutait bien qu’elle l’avait devinée, pour une passionnée de science-fiction, la réponse était évidente.

– On est dans le futur !
– Quoi ?! S’étonna l’assemblée.
– Que veux-tu dire ? demanda Sakuya.
– Tout colle : les robots, des quartiers différents, le fait que son amie et elle soient amies depuis si longtemps mais en même temps depuis peu.
– En fait Sanae, on est en 2045, effectivement à Tokyo. Yukari nous a envoyé dans le futur du Monde Extérieur.
– Mais pourquoi ? demanda la sélénite.
– Elle avait dit que depuis ce point-là, il y avait une forte connexion avec notre Gensokyo.
– Mais, si on retourna à Gensokyo…
– Je pense que son «tunnel» est protégé par sa magie. Il ne devrait pas y avoir de problème. M’enfin… j’ai jamais vraiment compris tous les mystères des voyages dans le temps. En plus, c’est dans une autre dimension en quelque sorte, je sèche pour ce type de chose, répondit Tom mal à l’aise quand à sa réponse.

Celle-ci imposa un silence qui décontenança les autres personnes.
Cependant, la tanuki prit la parole, annonçant que tout se passerait bien et qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter, que le plus important était d’aller trouver le Dieu-Dragon afin de sauver Gensokyo. C’était leur mission.
Olivier se releva. Il était totalement d’accord avec elle. Ainsi le repas se poursuivit malgré que certains restèrent dubitatifs quant aux conséquences qui pourraient en découler.

A la fin du repas, chacun remonta dans sa chambre. La nuit allait être courte au vu des horloges qui indiquaient trois heures trente.
Tom entra dans sa chambre, rapidement suivit par Marisa. Depuis la fin du repas, il ne l’avait même pas regardée, voulant lui cacher son angoisse qu’il avait du mal à dissimuler. La jeune femme qui l’aimait posa sa main sur son épaule et tenta de l’apaiser par des paroles douces. Il marcha alors vers la fenêtre et l’ouvrit avant d’observer le ciel, parsemé d’étoiles et en grand nombre. Il regarda le ciel dégagé et soupira. Marisa se rapprocha alors de nouveau de lui et posa ses deux mains sur ces épaules.

– Tom… il faut te détendre. On va le retrouver et tu sauveras Gensokyo et tout rentrera dans l’ordre.
– Tu sais bien que non…
– …
– Je suis responsable de cela ! C’est de ma faute si la barrière s’effondre…

Marisa lui donna une gifle, ce qui le laissa pantois.

– La barrière s’effondrait bien avant toi ! Tu en as accéléré le rythme mais tu vas tout réparer !
– Mais c’est là le problème, dit-il en se retournant vers l’extérieur.
– De quoi ?
– Si seulement j’avais accéléré l’affaiblissement de la barrière, cela aurait pu passer… mais tu sais bien… ce que j’ai fait…
– Tu étais…
– Possédé ? Ne te moques pas de moi… j’aurais pu résister… au fond… c’était ce que je voulais…
– Tu sais que je t’aime et que cela n’aura jamais la moindre importance pour moi.
– Mais pour moi ? Pour les autres ? Même si pour ce que j’ai déjà fait on commence à me tolérer, je m’en veux encore pour tous mes actes…
– La magie s’apprend en de très nombreuses années, je le sais très bien. Cela fait à peine un an et demi que t’es arrivée et que t’apprends la magie.
– Et toi, cela fait des années, je le sais…
– T’as un potentiel énorme que t’as déjà presque entièrement exploité. Il te faut juste le maitriser.
– Le problème c’est moi ! Tu le sais bien !
– Quoi ?
– J’ai provoqué tant de mal…
–C’est le passé ! Tu dois aller de l’avant !
– Je ne peux pas… mon passé me rattrape et me rattrapera toujours… Tu sais que ma magie me provient du passé ? Tu sais que j’étais étudiant en histoire ? Je ne peux plus regarder vers le futur désormais…

Marisa donna une violente gifle à Tom qui recula d’un pas et qui s’appuya sur la rambarde.

– Tu vas arrêter avec tes petits problèmes ?! Gensokyo a besoin d’un homme qui va ramener le Dieu-Dragon, pas d’un petit pleurnichard !
– Tu crois que je ne vais pas le faire ? Je vais le faire ! C’est juste que cela changera rien…
– Rien ? RIEN ?! TU VAS SAUVER GENSOKYO DE LA DISPARITION !
– Marisa… on est fatigué… Je suis désolé pour cela… je vais m’occuper des problèmes… allons-nous coucher.
– Pfff… au lit donc…

La calme revint alors sur l’auberge.
Dans les rues désertent, des ombres se mirent en mouvements, effrayant les rares animaux vivant dehors. Ces masses s’unifièrent progressivement jusqu’à devenir une masse informe et effrayante qui plongea Tokyo pendant quelques instants dans les ténèbres avant de se dissiper.
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Marisa Kirisame
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La Destiné de la Terre des Illusions (DdlTI) il y a 1 an 8 mois #29616

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Chapitre 11
Bandes de touristes

Le jour se leva après une courte nuit. Madame Sato appela Tom derrière le panneau. Il se tourna sur le côté en grommelant. Il sourit.

– Monsieur Tom ? Vous devriez vous réveiller.
– Hmmm… pas envie… je dors… laisse-moi dormir…
– Les autres viennent de prendre le petit-déjeuner.
– J’suis pas un fantôme glouton…
– Il y a un incident.
– Reimu s’en occupe… cela peut attendre…
– Marisa a disparu.
– Je lui dirais de ne pas voler…

Progressivement, au fur-et-à-mesure qu’elle lui parlait et qu’il répondait, il se leva. D’un air amusé, elle lui expliqua que c’était l’idée de Marisa de le réveiller de cette façon.

– Yukari est là.
A cet instant, il rouvrit grand les yeux, les pupilles se contractèrent. Il sauta hors du futon posé au sol et s’empara de ses deux armes, enfila un kimono et ouvrit le panneau. Il se présenta à la vieille dame un peu farceuse.

– Elle est où ?! demanda-t-il avec anxiété.
– Mais qui ? demanda la petite femme qui faisait deux têtes de moins que lui.
– Vous avez trop fréquenté mes yokais, cela a déteint sur vous.
– Il faut s’amuser parfois.
– Où sont les autres ?
– Ils vous attendent en bas.
– Fort bien.

Il la suivit et ils arrivèrent rapidement dans la salle où ils avaient mangés avant de se coucher. Là, les discussions allèrent de bons trains. Sanae, Mamizou et Olivier discutaient sur les endroits où chercher afin de trouver des indices quant à la localisation du Dieu-Dragon. Quand ils le virent, tous se turent et le regardèrent. Il ne comprenait pas ce qu’il se passait. Soudain, Marisa arriva derrière lui et lui chuchota quelques mots. Surpris, il sursauta surplace et manqua de trébucher. Il se retourna et la regarda, l’air fatigué. Avant qu’elle n’ait eu le temps de dire un mot, il lui pinça le nez afin qu’elle ne dise rien et prit la parole.

– Marisa, c’est toi qui as dit comment faire pour me réveiller ? Je déteste être réveillé comme ça, il relâcha son emprise.
– Tu as vu pire.
– Je ne considère pas réveiller quelqu’un par un master spark comme une preuve d’amour, m’enfin, on a réunion.
– Oui et c’est toi qui manquait.
– Je le sais…

Ils allèrent tous les deux se rassoir alors que la propriétaire de l’auberge servit du thé à ses convives.
Sanae prit la parole la première.

– On doit inspecter tous les temples et sanctuaires afin de trouver des indices, ils seront là.
– Vaut mieux se fondre dans une certaine foule… si tu vois ce que je veux dire, répondit Mamizou.
– Vos deux choix sont intéressants mais il reste un problème : on est en 2045 ! Répliqua Olivier.
– Et alors ? demanda la miko.
– Je crois pas qu’il existe encore beaucoup de lieux de cultes en fonction aujourd’hui. Et, je crois qu’il ne doit plus y avoir aussi beaucoup de youkais.
– Dans ce cas, on va où ? demanda la tanuki.
– Je n’en sais rien… Madame Sato, quel lieu est populaire en ce moment ?
– Il y a eu les commémorations au Yasukuni-jinja.
– Des commémorations ?
– Oui, afin d’honorer les soldats morts, notamment durant la Deuxième Guerre mondiale. En plus, on honore ceux tombés durant la Troisième.
– La Troisième ?!
– Oui, entre 2030 et 2034, il y a eu une Troisième Guerre mondiale provoquant la mort de presque deux cent millions de personnes. Plusieurs pays ont été détruits et même rasés.
– Que s’est-il passé ? demanda Tom.
– Je ne sais pas trop.
– Bien… il y a eu combien de morts japonais ?
– Un millions dont six cents mille soldats.
– Mon dieu… murmura Olivier.
– Donc, ce sanctuaire est devenu important ?
– C’est l’un des seuls qui l’est encore.

Un lourd silence se posa. Tom et Olivier ne cessèrent de penser à cette guerre. Sanae vint alors réconforter le jeune homme blond alors que Marisa s’occupa de celui qu’elle aimait.
Olivier reprit alors la parole.

– Il faut y aller, on y trouvera surement des indices.
– On n’a qu’à se diviser en trois groupes, proposa la tanuki.
– Comment ça ?
– On passera plus inaperçu et on étendra nos investigations.
– C’est une bonne idée, dit Youmu.
– Mais qui guidera ces groupes ? demanda Tom.
– Moi, Sanae et Olivier. On connait suffisamment Tokyo pour ça.
– Dans ce cas, on devrait se préparer. On part à midi ?
– Oui.
– Fort bien.

Tom se leva et remonta dans sa chambre, suivit par les autres qui firent de même afin de préparer la recherche d’indices qui leur permettrait de découvrir où se cache le Dieu-Dragon.

Tom était dans la chambre, seul. Il se trouvait au milieu de celle-ci, assit en seiza, les yeux fermés et face à un papier où il était écrit le mot «Pardon» en japonais. Il méditait alors qu’un léger parfum d’encens envahissait la chambre au style traditionnel. Il n’y avait pas un bruit dans la pièce, seuls quelques sons provinrent des pièces voisines. Il méditait sur sa quête mais aussi sur les évènements mentionner par la propriétaire et qui l’avait troublé. Il ignorait pourquoi. Il pensait qu’il n’y pouvait rien et qu’il n’y pourrait jamais rien. Il s’inquiétait pour ses amis du Monde Extérieur. Des souvenirs lointains remontèrent. Il se souvint de quand il jouait avec Olivier et les autres. Cependant, il se reconcentra aussitôt, il avait une mission à accomplir et il n’avait pas le droit d’échouer. L’avenir de Gensokyo reposait sur le fait de retrouver puis de convaincre le Grand Dragon de revenir à Gensokyo.
Il inspira profondément, ressentant tout autour de lui. Il percevait les traces de youkais, désormais anciennes. Il visualisait la scène : il y avait souvent beaucoup de youkais ici et, progressivement, leurs nombres décrurent. Il expira et sa visualisation disparut.
On frappa alors. Il autorisa qu’on entre. C’était Marisa, elle s’inquiétait pour lui. Il tenta de la rassurer alors qu’elle voyait qu’il méditait devant le mot «Pardon». Elle lui dit que ce n’était pas la peine de s’en faire autant. Là, il tourna la tête vers elle et lui demanda pourquoi c’était lui qu’elle aimait.

– C’est quoi c’est question ? S’étonna la magicienne humaine.
– Ta vision de l’amour est particulière…
– Hein ?
– Me dire que tu m’aimes en me balançant un rayon magique, c’est pas ce que j’appelle l’amour.
– Je ne suis pas une princesse qui attend son chevalier servant sur son fidèle destrier blanc et…
– Je sais, c’est pour cela que je t’aime.

Il se releva enfin et la prit dans ces bras. Il la serra contre lui et elle le serra contre elle. Une larme commença à couler le long de la joue de la jeune humaine. Il était heureux d’être avec la femme qu’il aimait.

C’était l’heure. Midi sonnait à l’horloge et les groupes se tinrent prêts. Il y en avait donc trois : Mamizou, Tom, Marisa. Sanae, Reisen, Sakuya et Olivier, Youmu.
Après les dernières vérifications, ils se dirigèrent vers la station de métro la plus proche. Ils discutèrent des derniers détails avant de se séparer. Ils s’étaient donnés rendez-vous pour le soir à l’auberge de madame Sato. Tom était inquiet, il se demandait s’ils allaient trouver le moindre indice sur le Dieu-Dragon dans la ville. Il se disait qu’ils auraient plus de chance de trouver ailleurs.
Ils arrivèrent à la gare, celle-ci était extrêmes moderne mais d’une blancheur qui décontenançaient les humains du groupe. Seules Reisen et Youmu ne furent pas trop surprise d’une telle blancheur mais pour des raisons différentes. Là, Mamizou, qui avait pris la tête du groupe, se retourna et donna à chacun 5000 yens.

– Cela devrait suffire pour tenir jusqu’à ce soir.
– Mais où t’as trouvé cet argent ? demanda Olivier étonné.
– C’est mon secret, répondit la tanuki avant de se dirige vers le quai.
– Tom, tu en penses quoi ? lui demanda son ami.
– C’est un yokai extrêmement intelligente, qui sait…

Il suivit la yokai avec Marisa, laissant son ami avec la demi-fantôme qui n’avait pas dit grand-chose depuis leur arrivé à Tokyo, se contentant de contempler les lieux, l’air intriguée. Il regarda alors le groupe de Sanae s’éloigner également.

Alors que Tom et Marisa suivait la tanuki qui semblait savoir où elle allait, celui-ci jeta un regard derrière lui. Il avait l’impression qu’il était suivit et ceux malgré la foule assez compacte qu’il y avait sur le quai. Marisa lui dit qu’il n’y avait aucune raison de s’inquiéter, ce qui fut confirmée par Mamizou. Cela ne calma cependant pas le jeune homme, toujours inquiet quant à sa mission et aux conséquences qui en découleront.

Dans la gare du métro, d’un blanc étincelant, les autres passagers étaient habillés de façon «ordinaire» pour un jeune homme venant des années 2010 : costard-cravate ou tailleurs étaient de vigueur. Cependant, de nombreuses personnes portaient des lunettes sur lesquelles étaient projetés des écrans, d’autres parlaient comme s’ils étaient aux téléphones alors qu’ils n’avaient aucun appareils, d’autres portaient des tenues qui semblaient tout droit sortie d’un film de science-fiction des années 80, d’autres encore avaient des implants cybernétiques à certaines endroits du corps.
Le train arriva. Il était en suspension au-dessus des rails. Tom comprenait qu’il s’agissait d’un métro à sustentation magnétique. Il s’arrêta et les portes s’ouvrirent, déversant un flot de personnes avant qu’un reflux n’intervient, celui des personnes qui montèrent. Le groupe monta à l’intérieur et Tom manqua de se faire emporter. Soudain, Tom regarda une personne dans la foule, celle-ci se dissimula le visage et alla plus loin. La réaction de la personne surpris le jeune homme qui avait déjà l’impression d’être suivit. Cependant, il vit la même personne discutée avec une autre et s’amuser avec elle. Cela le rassura quelque peu.

Une ombre se faufila au dernier moment et parvint alors à monter dans le train, bouscula les personnes déjà montées. Après s’être bien installé, le dernier arrivant regarda autour de lui et vit le groupe. Autour de celui-ci, des personnes s’étonnèrent de la tenue de la jeune femme blonde. La mystérieuse personne sourit alors et sembla murmurer des paroles inquiétantes alors qu’il regardait le jeune homme aider sa petite amie.
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La Destiné de la Terre des Illusions (DdlTI) il y a 1 an 8 mois #29640

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Chapitre 12
La spiritualité

Le train arriva en gare. Une voix féminine annonça alors la station : «Shibamata». Un certains nombres de personnes dont de nombreux étrangers descendirent, parmi ceux-ci, Mamizou, Tom et Marisa. A peine avaient-ils réussi à s’extraire de la foule que la jeune magicienne fut attirée par une étrange statue. Elle représentait un homme portant un chapeau et une valise. La jeune femme se précipita vers la statue et se pencha, lisant le nom inscrit: «Tora-san».
Tom regardait sa petite amie de loin et semblait amusée par la curiosité, souvent maladive, de celle-ci. Mamizou lui dit qu’elle allait la voir avant de s’éloigner de lui. Il se demanda alors, par amusement, s’il n’y avait pas un rapport entre ce Tora-san et cette tanuki. Cette pensé l’amusa quelque peu. Il se rendit compte alors que cela faisait longtemps qu’il n’avait pas été aussi amusé.
Mais alors qu’il riait intérieurement, une ombre se déplaça furtivement vers lui, murmurant des paroles incompréhensibles. Tom n’avait pas remarqué sa présence alors qu’une main décharnée et tremblante s’approchait inexorablement du cou du jeune homme. De longs ongles terminaient la main, lui donnant une apparence de serres. Personnes autour ne semblaient voir la scène. Les doigts n’étaient plus qu’à une poignée de centimètre quand l’ombre haussa la voix. Les paroles devinrent alors audibles aux oreilles du jeune adulte. Alors qu’il commençait à se retourner il sentit son cou se faire serrer, on était en train de l’étrangler.
Cependant, il se passa quelque chose d’imprévue. Le jeune homme vit une personne à terre derrière lui, le bras dans le dos et maintenu par une jeune femme, une policière, bien humaine pour une fois.

– Vous allez bien ? lui demanda l’agent.
Il regarda la jeune policière qui était assez petite, aux yeux et aux cheveux bruns arrivant à la nuque et qui portait une tenue de policière bleue habituelle.
– Heu… oui… qu’est-ce…
– Un voleur, il a tenté de vous détrousser. Vous avez l’air d’un touriste, il pensait avoir trouvé son pigeon du jour.
– Je vous remercie d’être intervenue, mademoiselle…
– Je suis l’agent Akame Yamanoroi.
Tom baissa les yeux et put constater qu’elle portait une plaque sur laquelle était inscrit son nom. Elle poursuit ensuite.
– Si vous avez besoin d’aide, je serais toujours là. Je vais maintenant m’occuper de lui, bonne journée à vous.
– A vous aussi…

Elle menotta le «voleur» et l’emmena avec elle. Il regarda alors vers la statue, voyant que l’incident n’avait pas perturbé les deux autres. Cependant, il ressentit comme si quelque chose n’allait pas. En voyant le visage déformé de la personne qui avait tenté de le «voler», il ressentait un malaise au plus profond de lui. Il se demanda pourquoi il ressentait la même impression que quand il était au cœur perdu de la Forêt des Yokais. Il tenta d’effacer cela de sa mémoire et se dirigea vers les filles avant d’être comme happé par la rue.

Après avoir lu l’intégralité de l’inscription, Mamizou posa sa main sur l’épaule de Marisa. Elle lui dit qu’il s’agissait d’un personnage d’une série de films dramatiques qui avaient lieu ici. L’humaine se gratta alors la tête mais elle se retourna et vit Tom en train de se diriger vers le temple bouddhiste situé au fond de la rue. Celle-ci était étroite et ancienne, n’ayant rien à voir avec les bâtiments modernes du centre-ville de Tokyo. Les petites maisons et les stands artisanaux se succédèrent dans une ambiance traditionnelle, décontractée et plus naturelles. Il n’y avait presque pas de robots qui circulèrent mais les humains étaient bien plus nombreux et, par rapport au centre, bien plus humain. Les odeurs des stands qui vendaient de la nourriture se mêlèrent en un bouquet délicat et délicieux. A ce bouquet de senteurs, se mêlèrent des sons semblant venir d’un autre âge. Tom n’avait pas entendu de sons semblables, exceptés dans le village des humains en Gensokyo. Cet environnement, celui d’une vie traditionnelle auquel il était désormais habitué, le détendit. Un sourire s’afficha sur son visage alors qu’il traversa la rue où se mêlèrent odeurs, sons et couleurs. Il s’arrêta devant un stand ambulant et regarda une série d’assortiments de dango de toutes les couleurs. Ses yeux crépitèrent tant il était heureux. Il avait l’impression d’être dans un merveilleux rêve. Il tourna sa tête et vit une personne manger une soupe miso dont le délicat parfum arriva à ses narines. Il souriait de bonheur alors qu’il traversa le passage.
Au loin, il vit le temple, leur destination. Il s’arrêta, regarda le monument d’où quatre siècles le contemplaient. La tanuki le rattrapa. Il se retourna et la scruta. Elle portait une tenue décontracté dont la longue écharpe à carreaux noirs et blanc semblait voltiger au gré du vent et ce, malgré son absence. Mais son attention fut ensuite attirée par Marisa dont sa tenue ne pouvait passer inaperçue. Sa robe noire arrivait juste en dessous des genoux alors que les jupons blancs dépassaient légèrement. Un grand tablier blanc était ceint à sa taille et son grand chapeau noir dont la pointe était cassée et sur lequel était attaché un nœud violacé attiraient l’attention des promeneurs comme avant elles attiraient ceux des voyageurs dans le train.
Alors qu’une foule de curieux commença à interpeller la jeune femme aux cheveux blonds, Tom arriva, lui attrapa la main et la tira vers lui avant de marcher rapidement vers le temple.
A peine ils avaient réussi à s’extraire de la foule que Tom manqua de trébucher sur un enfant. Il s’excusa, le gamin accepta ses excuses et s’en alla l’air amusé retrouver sa mère qui vendait des Zōni depuis le stand qui donnait directement sur la rue. Elle prit son enfant dans les bras, il indiqua le jeune homme. La jeune mère se releva ensuite et le salua de loin. Gêné, il se passa sa main à l’arrière de la tête, dans ses courts cheveux bruns et comprit que l’enfant était amusé par sa tenue. Il portait alors son chapeau, son panama blanc, une chemise bleu foncé qu’il portait sous un manteau-cape de la même couleur ainsi qu’un jean qui avait vécu beaucoup trop d’aventures et sur le bout de son nez sa paire de lunette rectangulaire.

Il décida d’emmener la jeune apprentie magicienne humaine dans une boutique de vêtements afin de passer plus inaperçue. En y entrant, il vit de nombreuses collections de vêtements très différents les uns des autres. La vendeuse arriva et les accueillit avec enthousiasme.

– Nous souhaiterions acheté une tenue pour que ma… copine passe plus inaperçue... et je pense que j’en aurais besoin aussi…
– Je vois, c’est vrai que ce n’est pas commun comme tenue. Et que voudriez-vous ?

Marisa regarda un peu partout, farfouillant, notamment dans ce qui n’était pas souvent remuée. Elle y passa de longues minutes, cherchant la tenue qui lui plairait. Finalement, elle finit par trouver de vieux vêtements.

– C’est ça ! S’écria-t-elle.
– C’est quoi ? demanda-t-il avant de la voir.

C’était un grand manteau cape noir corbeau qui arrivait légèrement en-dessous des genoux avec un col relevé ayant des finitions brodées dorées. En ouvrant le sac qui le contenait, elle découvrit un corset léger en cuir et une chemise blanche.
La tenue étonna Tom mais il se disait qu’elle serait à peine plus discrète. Avec cela elle passerait plus pour être de la fin du XIXe siècle que celui du XVIIIe.

– Tu veux ça ? lui demanda timidement le jeune homme.
– Ben évidemment.
– Evidemment… Cela fera combien ?
– Je ne me souviens même plus du prix tellement il est là depuis longtemps. Je pense que…
– Aaah !

Marisa venait de pousser un terrible cri qui surprit les deux autres personnes. Tom lui demanda ce qu’il se passait, elle se contenta de se retourner vers lui et de lui sourire.

– J’ai… trouvé ce que je voulais, dit-elle en lui montrant un grand chapeau au bord large noir.
– C’est… presque la même tenue au final… dit-il, totalement déconfit.
– Je sais, c’est pour cela que je la prends. Elle compte combien ?
– Vous êtes vraiment enthousiaste et cela me fera plaisir que vous preniez celui-là, depuis le temps qu’ils trainent. Je vous le fais à 9999 yens.
– Heu… on va… commença Tom.
– On le prend !

Aussitôt, elle posa tout son argent sur la table et demanda à son petit ami de lui payer le reste, ce qu’il fit. Elle demanda ensuite où elle pouvait s’habiller. La vendeuse l’amena à l’arrière de la boutique, dans la cabine.
Il attendit quelques minutes, le temps que Marisa soit «plus sortable» dans les rues de Tokyo. Elle sortit alors de la cabine. Tom était impressionné par la tenue de celle qu’il aimait. Sa nouvelle tenue la faisait vaguement penser à un croisement entre une tenue de sorcière et une tenue de chasseur de prime du far-west. Marisa lui demanda ce qu’il pensait de la tenue, il «approuva» le choix de la jeune femme. Elle récupéra ses autres affaires qu’elle mit au fond d’un sac donné par la vendeuse puis ils repartir.

En sortant, il manqua de bousculer une jeune femme qui entra. Il s’excusa, elle se confondit en excuse avant de voir son visage. Elle recula d’un pas, impressionné par ses deux grands yeux jaunes, semblables à ceux d’un chat. Son regard jaune n’impressionna pas la personne, elle se contenta de le lui faire remarquer. C’est alors que certaines personnes qui avaient entendu la déclaration de la jeune femme lui demandèrent comment il avait fait pour leur donner cette allure si naturelle. Légèrement embarrassé par cette question, il répondit qu’il avait sa technique secrète.
Les personnes qui le croisèrent furent d’une grande gentillesse. L’accumulation de bien-être que dégageait ce Tokyo ancien lui faisait presque tourner la tête. Ici, il n’était pas connu pour les crimes qu’ils avaient commis en Gensokyo, il ne devait pas être constamment sur ces gardes, il pouvait se comporter normalement, comme un être humain normal dans un monde «normal». La Terre des Illusions l’avait fortement marqué. C’était une terre d’aventure, de danger, de combat, d’autant plus qu’il était rejeté pour ces crimes. Il vit en ce lieu un cadre heureux, humble mais joyeux. La petite rue était animée, on s’y amusait, on y mangeait, on y buvait, on faisait la connaissance des étrangers et des touristes. Ce lieu intemporel semblait dégager des ondes positives, emmagasinées ici depuis des lustres.
Une main délicate se posa sur la sienne. Il se retourna et vit celle qu’il aimait. Il lui offrit sa seconde main, la regardant droit dans les yeux. Son regardant plongea dans le sien.
Soudain, une main se posa sur l’épaule du jeune homme. Mamizou le regardait d’un air neutre.

– Tom, n’oublie pas ta mission.
– Je sais… mais ce lieu… j’ai l’impression de revivre !
– C’est une bonne chose. Gensokyo revivra aussi, et grâce à toi. Le village pourra devenir comme ce quartier si tu le fais.
– Mamizou… pourquoi ?
– Tu es nostalgique d’une vie normale.
– Hein ?! S’étonna-t-il lui-même.
– Tu viens du Monde Extérieur, t’y as vécu toute ta vie, une vie simple et ordinaire : normal. En arrivant à Gensokyo, ta véritable nature a été révélée. Tu l’as acceptée. Mais, je sais bien que c’est difficile, d’autant plus pour ton cas. Là, tu retrouves une vie ordinaire, loin de la magie, ton ancienne vie.
– J’aime Marisa ! J’aime bien la vie que je mène !
– Je le sais. C’est juste que tu te souviens très bien de ton ancien monde, celui des hommes.
D’habitude, ceux qui s’installent dans la Terre des Illusions, c’est parce qu’ils n’ont plus leur place dans ce monde. Toi, tu avais le choix de partir et de continuer ta vie. Ta place était dans le Monde Extérieur.
– Mais…
– Tu sais mieux que quiconque pourquoi.
– Je suis…. Je suis l’envoyé du Dieu-Dragon… les kamis ont choisi mon âme parmi les autres pour porter un message… j’ai été choisi par eux pour accomplir un destin… qui me dépasse.
– Ton destin. Tes choix. Tous cela s’entremêlent. Ta nature aussi. Tu te souviens pourquoi t’es resté ?
– Je voulais… découvrir ce monde… puis… le protéger.
– Les kamis ont placé sur toi un destin, si fort qu’ils ont épargné ta vie. Alors, renonce à ce monde et poursuit ta mission.
– Je ne pourrais jamais y renoncer. Mais j’accomplirais ma mission, mon destin est entre les mains de…
– Le destin est entre tes mains, Tom.

Mamizou le dépassa et se dirigea vers le temple. Marisa prit celui qu’elle aimait dans ses bras et versa une larme.

– Je ne pourrais pas vivre sans toi ! S’écria-t-elle.
– Moi non plus. On y va.
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Chapitre 13
Haut en couleur

Dans le quartier de Shibuya, vers quinze heures, il n’y avait pas beaucoup de monde et majoritairement des touristes. Sanae, Sakuya et Reisen se baladait dans le quartier, à la recherche d’indices sur la localisation du Dieu-Dragon. Selon Sanae, il existerait des personnes connaissant son existence dans ce quartier. Cependant, cela faisait déjà depuis pas mal de temps qu’elles cherchaient, en vain.

En arrivant à la gare, vers treize heures, Sanae était surexcitée. Sakuya restait impassible et Reisen était étonnée du comportement de la jeune miko. Celle-ci lui répondit qu’elle avait hâte d’arriver car elle voulait connaitre les nouvelles tendances de la mode de 2045. Elle lui demanda ensuite pourquoi. Elle répondit qu’elle voulait en savoir le plus possible sur cette époque, comment ils vivaient, mangeaient, s’habillaient. Reisen s’étonna de la réaction de la jeune femme pleine d’enthousiasme.
Une fois descendu, elle chercha du regard quelque chose. Intriguée, la domestique du Manoir du Démon Ecarlate lui demanda la raison de son empressement. Elle répondit qu’elle cherchait un élément qui existait à son époque. Sanae trouva finalement la sortie qu’elle voulait et couru vers celle-ci, suivit des deux autres, toujours aussi interrogateur. Une fois sortit, elles découvrirent la raison de l’empressement de la miko. Il s’agissait de la statue d’un chien qui se trouvait à l’une des sorties de la gare de Shibuya. Sakuya s’approcha de la statue et lit la plaque sur laquelle était écrite «Hachikō». Sanae raconta l’histoire de la fidélité de ce chien, celui d’un chien si fidèle que quand son maitre mourut, il continua de l’attendre au même endroit durant des années avant de mourir à son tour.
A la fin, Reisen regarda sa voisine d’un air amusée. Sakuya se demanda ce que voulait la sélénite.

– Rien, c’est juste qu’il y a comme un air de ressemblance.
– Tu veux t’amuser ? demanda-t-elle d’un air menaçant tout en restant neutre.
– On se calme ! On ne va pas se battre, on est ici pour trouver la nouvelle mod… des nouvelles informations sur le Dieu-Dragon.

Suite à l’intervention de Sanae, le calme revint entre les deux «jeunes personnes» mais la tension resta palpable. Afin de la faire redescendre, elle leur demanda de la suivre.
Reisen se demandait pourquoi elles étaient venues ici, il n’y avait aucune chance de trouver un indice sur le Dieu-Dragon. Cependant, en arrivant à un carrefour, elle commença à regarder autour d’elle. La sélénite, habituée à Gensokyo, était impressionnée par le carrefour, les gratte-ciels les entourant, les panneaux lumineux. Elle avait l’impression que la tête lui tournait tant elle regardait autour d’elle. Elle se rappelait de la Lune, de la Capitale lunaire, il y avait aussi des gratte-ciels mais là-bas, il n’y avait pas autant de couleurs, de lumières. Il y faisait sombre et les murs étaient ternes.
Sakuya regarda d’un air imperturbable les alentours, n’y prêtant guère d’attentions.
Cependant, une personne se stoppa devant la domestique. Il la salua et lui demanda s’il pouvait la prendre en photo. La servante du Démon Ecarlate s’étonna de cette demande mais rapidement une foule se mit à lui demander la même chose avant de lui demander où elle travaillait. Sakuya était vêtue d'un uniforme blanc et bleu marine de domestique français avec des manches longues et un bonnet blanc sur la tête. Elle commença à tenter de reculer mais elle ne pouvait pas. Elle contracta alors les poings et ferma les yeux. Sanae se retourna et vit la foule entourant Sakuya. Elle commença à courir vers elle quand elle apparut à ses côtés. Elle semblait outrée et gênée à la fois. La jeune miko lui dit alors pourquoi elle s’était faite encerclée.

– Il existe donc encore des maids café.
– Des maids café ? Demanda la jeune domestique.
– C’est le nom que portent des cafés où les serveuses portent des tenues comme la tienne.
– Je vois.

Soudain, un groupe de personne commença alors à entourer la jeune miko aux cheveux verts. Ils commencèrent alors à la prendre en photos, notamment avec leurs lunettes qui servaient également de téléphone et d’écrans multimédia. D’autres utilisaient des sortes de téléphones tactiles mais bien différents. Elle les repoussa et leur demanda, d’un air gênée mais également en colère, pourquoi ils faisaient cela.

– Mais vous ressemblez à la nouvelle chanteuse, dit l’un des photographes.
– A qui ? demanda Sanae.
– Hoshi no Ame ! Elle a les cheveux verts et porte un vêtement des anciennes miko.
– C’est vrai ?
– Mais oui, dit l’un d’eux avant de la montrer sur l’un des écrans géant de la place.
– C’est vrai qu’elle me ressemble… mais je ne suis pas elle.
– On peut prendre une photo ?
– Non ! Je suis avec mes amies, qu’on me laisse tranquille, dit-elle en se frayant un passage dans la foule avant qu’un robot policier n’arrive.
– Si vous continuez à troubler l’ordre public, vous serez en infraction et vous risquez…

Sanae profita de l’intervention du cyber policier pour rejoindre ses amies. Elle vit Reisen en train de se retenir de rire, après avoir vu la chanteuse sur l’écran géant. C’est alors que Reisen et Sakuya s’étonnèrent du fait qu’elle n’avait pas changé de tenue depuis leur arrivé, une tenue bien trop indiscret surtout à cause de la nouvelle star à la mode. Sanae portait une tenue bleue et blanche à pois et rayures bleu clair qui couvraient les zones bleues foncées de sa jupe et de son haut. Elle avait de longs et magnifiques cheveux verts ainsi que des yeux de la même couleur. Elle avait une natte entourée d'un serpent bleu aux yeux rouges représentant la déesse principale qu’elle servait, Kanako, et une barrette en forme de grenouille représentant Suwako, la déesse secondaire et sa lointaine ancêtre. Elle cachait son onusa dans les plis de ses longues manches.
En réponse à ces «critiques», elle attaqua la tenue de la domestique du manoir de Remilia. Celle-ci se défendit par ce qu’elle-même avait dit juste avant de se faire entourer, ça tenue passait plus inaperçue que celle d’une miko en bleu et blanc. Sanae ne pouvait pas critiquer la tenue de la sélénite. Reisen portait une chemise blanche et une cravate rouge, un costume noir au-dessus et une jupe bleue. Sur sa tête, elle portait un large chapeau chinois, dissimulant ses oreilles.
La prêtresse regarda alors autour d’elle et se dirigea vers un magasin de vêtements en leur demandant de bien vouloir rester devant. L’expression qu’elle afficha avant d’entrer était celle d’une colère renfermée.
Sakuya soupira, Reisen haussait les épaules alors que les foules passaient autour d’eux en les remarquant plus ou moins.

– Que veux-tu, elle est encore jeune, dit Sakuya.
– Ouais. Tu crois vraiment qu’on va trouver quelque chose ici ? demanda la sélénite en regardant les immeubles autour d’eux.
– Ah moins que le dragon ne se cache dans l’un des écrans ou dans les enseignes on n’a peu de chance.
– Mais pourquoi on est venus ? murmura Reisen.
– Je pense qu’elle voulait venir voir si l’un des quartiers qu’elle connaissait avait changé ou pas.
– Elle a encore du mal à se faire à Gensokyo ?
– Je ne pense pas. C’est juste que l’on se souvient toujours de ce qu’on laisse derrière soi, n’est-ce pas ?
– La Lune est pour moi quelque chose dans mon passé.
– Ton récent voyage là-bas ?
– Il ne s’est pas très bien passé…
– Je me souviens aussi de mon voyage là-bas, raconta Sakuya.
– Je connais cette histoire.
– On n’échappe jamais à son passé.
– Et le tiens ? demanda Reisen, tentant de mettre son interlocutrice mal à l’aise.
– Mon passé, comme mon avenir, est d’être auprès de mademoiselle Remilia.
– Au moins, ta maitresse ne te fait pas… commença-t-elle avant de s’interrompre.
– Tu voulais dire quoi ?
– Rien de grave. Tiens la revoi…
– Suivez-moi ! Dit Sanae qui venait de sortir du magasin en furie.
– Que se passe-t-il ?
– Suivez-moi vite !

Elles se mirent toutes les trois à courir vers le magasin puis y entrèrent. Là, la miko se dirigea vers un rayon précis. Ces amies se demandèrent s’il pouvait s’agir d’un indice concernant la localisation du Dieu-Dragon. Elles tournèrent et ne purent croire ce qu’elles voyaient, Sanae leur demandait si elles préféraient une tenue estival bleue ou verte. La pression qui était montée à cause de l’affolement ne put être contenue. Le regard de Reisen commença à briller d’un éclat écarlate alors que celui de Sakuya devenait presque hypnotisant par la profondeur du rouge de ses yeux. Sanae s’inquiéta quand un robot chef de rayon arriva.

– Bonjour mes demoiselles, que désirez-vous ?
– Qu’on discute tranquillement avec notre amie, répondit sèchement Sakuya.
– Si vous avez besoin de quelque chose venez nous prévenir.
– Sakuya… Reisen… je suis désolé de m’être… affolé pour ces robes…
– Je sais, tu voulais passer plus inaperçue, répondit Reisen.
– Oui…
– C’est pas une raison de faire ce cinéma !
– Je le sais… vous pouvez vous calmer, je vois à vos yeux que vous m’en voulez encore…

Les yeux de la domestique de Remilia redevinrent progressivement bleus alors que l’intensité des yeux de la sélénite baissèrent fortement. Suite à cela, Sanae leur proposa d’aller faire les boutiques étant donné qu’elles étaient dans le bon quartier pour le faire. Elles hésitèrent mais durent accepter, au moins pour mettre des tenues plus classiques dans un Tokyo futuriste, étant donné qu’on les regardait trop pour s’estimer discrètes.
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Marisa Kirisame
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La Destiné de la Terre des Illusions (DdlTI) il y a 1 an 8 mois #29690

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Chapitre 14
La force de l’âme

Il faisait beau. Olivier regardait les alentours, très paisible, du sanctuaire. Son toit vert jade était reconnaissable entre tous. Il y avait foule, comme souvent, d’après l’un des responsables du site. Foule depuis la fin d’une guerre qu’il ne connaissait pas et qui allait bientôt arrivé à son époque, il contemplait les morts de son futur personnel.
Youmu regardait tout autour, observant discrètement les alentours, restant constamment sur ses gardes. Elle regarda le jeune homme vêtu de son grand manteau légèrement entrouvert laissant paraitre une chemise blanche, de sa longue écharpe et d’une paire de Ray-ban sur le front. Ces courts cheveux blonds reflétaient une légère lueur, c’était du moins ce que celle qui l’accompagnait croyait, avant de se rendre compte qu’il s’agissait des reflets sur ces lunettes.
En passant, nombreuses furent les femmes à détourner le regard, certaines le trouvaient ringard, d’autre le disait kitsch alors que quelque unes le trouvait pas mal avec son léger côté sombre. Cependant, l’instant suivant, elles détournèrent le regard et vaquèrent à d’autres occupations, la vie actuelle étant celle de l’instantanéité.
Etrange paradoxe, pensait le jeune homme couvert. Une société dont la mesure était l’instant et qui se retrouvait dans un lieu de mémoire, le sanctuaire Yasukuni.
Ils allaient traverser le portique d’accès au sanctuaire quand une main se posa sur l’épaule du jeune homme. Il se retourna et vit son amie épéiste mal à l’aise. Elle raconta qu’elle pouvait sentir un fort ressentiment émanant de ce lieu. Sachant qu’elle venait du Royaume des Morts, cela ne le surprenait pas. Il se contenta de la rassurer, lui assurant qu’il n’y avait pas de fantômes ici. Cette dernière phrase la fit légèrement se replier sur elle-même. Il passa alors sa main sur sa nuque, réfléchissant comment la persuader que tout allait bien se passer. Il savait que c’était une excellente guerrière dont le sens de la droiture et de la conscience était plus forte que n’importe quelle lame, aussi résistante soit-elle. Il lui parla alors de l’honneur, des hommes morts pour le pays, de ceux qui moururent mais fiers.
Elle se ressaisit l’espace d’un instant et regarda son ami. Il posa sa main sur son épaule et l’encouragea à avancer, malgré la très forte émotion émanant du lieu.

Le temps passa et Olivier ne savait pas s’ils venaient de passer une, deux ou trois heures. Il s’apprêtaient à repartir quand un vieil homme s’adressa à eux.
Ils se retournèrent et virent une personne. Elle portait une tenue d’un blanc immaculé et portait un chapeau noir caractéristique, c’était un prêtre shinto.
Le jeune homme se demandait ce que voulait l’ecclésiastique. Le concerné regarda successivement Olivier et Youmu avant d’arrêter son regard sur la jeune femme. Il fit un pas vers elle et tendit le doigt.

– La mort accompagne chacun de vos pas…
– Mais qu’est-ce… commença Olivier avant que le prêtre ne continue.
– Deux moitiés font une…
– Heu…
– Vous venez de l’Autre-Rive, déclara-t-il d’un ton sec.
– Mais… de quoi parlez-vous… répondit la jeune personne, intimidé par l’affirmation du prêtre.
– Je peux sentir les morts imprégner votre être. De plus, il vous manque une partie de votre âme. Je sais qu’elle n’est pas loin, qu’elle vous observe de là où vous avez décidé de l’y envoyer.
– Qui êtes-vous ? Demanda Olivier.
– Je ne suis que l’humble responsable des cérémonies du sanctuaire. Veuillez me suivre, nous avons à parler.

Le vieil homme se gratta sa longue barbichette grise puis se retourna et commença à marcher. Le jeune homme interrogea son amie sur ce qu’ils allaient faire mais à défauts d’autre idée, ils décidèrent de le suivre, sachant qu’il représentait une piste pour trouver des indices sur la localisation du Dieu-dragon, aussi mince fut-elle.
Ils pénétrèrent dans l’un des bâtiments du complexe religieux. L’Ancien les invita à s’assoir autour d’une table basse en bois et s’en alla.
Youmu ressentit comme un sentiment d’apaisements qu’elle ne comprenait pas elle-même. Elle en fit part à Olivier qui se posait de plus en plus de question sur l’homme qui venait de les inviter.
C’est alors qu’il revint avec du thé. Olivier se releva brusquement et exigea des explications. Le vieil homme sourit alors que son regard marron observait le jeune homme puis il posa la théière et les tasses avant de s’assoir face à eux.

– J’attends ! S’impatienta le jeune homme.
– Ah, la jeunesse, toujours aussi prompte…
– J’ignore ce que vous préparez et je m’en moque !
– Alors pourquoi êtes-vous-là ?
– Comment ?!
– Vous m’avez suivi de votre plein gré.
– C’est vrai, répondit Youmu.
– Vous avez dit ces choses… comment…
– Je vis entourer par la mort, je peux la sentir désormais. Votre amie dégage de très grandes quantités d’émanations de mort.
– Et pour l’âme en deux ?
– Je vois l’âme des gens, c’est un don de naissance, utile pour mon travail.
– Et que voyez-vous ? demanda-t-il l’air circonspect.
– Je vois votre méfiance à mon égard. Et je connais votre but.
– Vraiment ?! S’exclama Olivier.
– Oui, le Dieu-Dragon. Mais discutons un peu et ensuite je vous révélerais ce que je sais et dont vous avez besoin.
– Comme on n’a pas le choix…

L’Ancien leur versa un peu de thé et commença une longue discussion alors que son jeune invité affichait une face déconfite, l’amusant encore un peu plus. Olivier trouvait alors que leur ainé était bien trop joyeux.

– Racontez-moi pourquoi vous avez besoin de trouver le Dieu-Dragon ?
– Nous avons nos raisons, répondit Olivier Marc.
– Vous pouvez me le dire, je n’ai rien à gagner à le dévoiler.
– En fait… commença Youmu avant d’être interrompu.
– Je voudrais connaitre votre lien avec le surnaturelle avant.
– Si vous insistez. Depuis que je suis devenu kannushi vers mes vingt ans. Mais déjà avant, je ressentais des choses, notamment autour des cimetières.
– Vous pouvez percevoir la mort ? demanda la servante du Royaume des Mort.
– Oui et j’ai vu que vous aviez un fort contact avec ce milieu-là. C’est donc naturellement que je me suis orienté vers ce sanctuaire-là en particulier.
– M’ouais et vous savez quoi du Dieu ?
– On n’est pas pressé et puis, j’aimerais davantage vous connaitre. Les personnes croyants à ce genre de choses sont rares, quoique…
– Que voulez-vous dire ? demanda Youmu étonnée.
– Depuis quelques semaines, on m’interroge de plus en plus sur les mythes et les légendes. Il semblerait qu’il y ait un regain de la foi, jamais les sanctuaires ne furent autant remplis.
– Hmmm, et pour le…
– Mademoiselle, je pense que vous pouvez tous me dire sur vous, comme je vous dirais tous ce que je sais sur le Dieu-Dragon.
– Youmu, je ne crois pas.
– Bon, Je m’appelle Youmu Konpaku et je suis la servante du Royaume des Morts.
– Quoi ?! Et pourquoi pas lui parler de Gen… commença-t-il avant de se murer dans le silence.

L’éclat d’Olivier jeta un froid dans la pièce, Youmu semblait gênée de la scène alors que l’Ancien tentait de comprendre. Il jeta son regard plissé vers l’extérieur et sourit avant de s’adresser à la jeune femme.

– C’est à vous ça ? demanda-t-il en pointant du doigt la moitié spectre de celle-ci.
– Heu… commença-t-elle en rougissant.
– On va le faire entrer, il faudrait éviter que d’autres gens ne le voient.

Il se leva, ouvrit la paroi, laissa entrer la chose puis referma derrière avant d’aller se rassoir, observant la deuxième moitié de Youmu se poser sur les jambes de celle-ci.

– Vos quatre âmes sont visibles et très puissantes.
– Pardon ?
– Vous avez un esprit, deux corps et vos quatre âmes par groupe de deux.
– De quoi parlez-vous ? demanda le jeune homme.
– Ichirei shikon. Je vois que nigimitama et kushimitama sont fortes dans leur corps respectifs. Vous êtes d’une rare autodiscipline et votre équilibre physique est remarquable. Vous êtes aussi d’un calme et large d’esprits à l’égard de la vie, car vous côtoyez la mort constamment.
– C’est très intéressant ce que vous racontez mais on doit trouver le Dieu-Dragon.
– Vous venez du Royaume des Morts ? C’est intéressant. C’est comment ?
– Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que vous avez besoin de savoir.
– Je suis proche de ma fin, je le sens. La mort me prendra d’ici peu.
– Ne vous inquiétez pas, vous êtes une bonne personne et votre âme pourra s’élever sans problème.
– Je vous remercie.
– Et concernant notre sujet ? demanda Olivier.

L’Ancien se leva et quitta la salle sans dire mot pour revenir quelques instants plus tard avec un coffret entre les mains.

– Le Dieu-Dragon, Ryūjin, roi et seigneur des mers vit au fond de l’océan, dans son palais, le Ryūgū-jō.
– Je ne vois pas le rapport entre lui et notre Dieu-Dragon.
– D’où venez-vous ?
– De Gensokyo, répondit Youmu.
– Pfff…
– Gensokyo ? Que raconte-t-on sur le Dieu-Dragon chez vous ?
– Sa puissance est telle qu’humains, yôkais et même des divinités le vénèrent. Il est si grand qu’il remplit le ciel. Il s’agit de l’être suprême de Gensokyo, répondit-t-elle.
– Je vois…
– Et moi pas. C’est quoi le rapport entre le dieu des mers et le dieu suprême d’une terre où il n’y a pas de mers.
– Votre «Gensokyo», c’est une terre où vivent des yôkais ?
– Oui… grommela Olivier.
– Je pense… il se pourrait… qu’il soit une sorte de protecteur des yôkais.
– Comment ça ?
– L’Hommes a progressivement réussi à vaincre et à faire disparaitre ces créatures. Peut-être que les dieux décidèrent de confier à l’un d’eux la charge de créer un espace pour les protéger.
– C’est ça, s’écria-t-il, mais on ne peut pas aller le chercher au fond des océans.
– C’est aussi le seigneur des eaux et dans une moindre mesure, des nuages et du ciel.
L’Ancien ouvrit alors le coffret et en sortit un rouleau de papier. Il le déroula et ils virent une carte. Il raconta qu’il s’agissait de l’un des antres de Ryūjin, d’après les légendes. Il s’agissait d’un lieu difficile d’accès et dont l’entrée était fermée et ne pouvait s’ouvrir, exceptée par la magie de certains objets.
Olivier se demandait quels objets pourraient leur permettre d’entrer. L’Ancien lui répondit que c’était des objets magiques en rapport avec le dieu.

– Mais quels objets ? Soupira-t-il.
– Je ne sais pas trop, ils ont été souvent perdus avec le temps…
– On trouvera bien un moyen d’y entrer et on lui demandera d’aller nous aider.
– Vous croyez que d’aller lui demander sera suffisant ? Il s’agit du roi des mers. Il refusera de vous aider comme ça, répondit le prêtre.
– Et si c’est son envoyé qui lui demande ?
– Comment ça ?
– Mon ami est, d’après ce que j’ai compris, l’envoyé de Ryūjin, demanda Olivier. Gensokyo est la Terre qui appartient au roi des mers mais comme il doit y résider, il ne peut pas s’assurer de la tranquillité de sa terre. C’est pour cela qu’il a envoyé mon ami. Il aurait reçu une part de magie divine lors de sa conception ou un truc dans le genre.
– Dans ce cas, il lui serait possible de demander de l’aide à son maitre afin de s’occuper du problème qui menace votre terre, répondit le prêtre.

Dans la ville, des échos étranges se succédèrent. Des personnes se dirigèrent vers des points précis de celle-ci. L’atmosphère devint rapidement pesante sur la capitale du pays du soleil levant. Une menace se propagea dans les rues et celle-ci allait bientôt se manifester.
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La Destiné de la Terre des Illusions (DdlTI) il y a 1 an 8 mois #29731

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Chapitre 15
Danger à Tokyo

La fin de l’après-midi à Shibamata taishakuten. Le soleil commençait juste à décliner quand Tom, Mamizou et Marisa sortirent du sanctuaire, accompagnés par un moine.

– Nous sommes désolés mais nous ne pouvons pas plus vous aider.
– C’est pas grave, on va chercher ailleurs, répondit la tanuki déguisée.
– J’espère que votre quête se passera bien, adieu.

Le moine se retourna et se dirigea vers le temple alors que les trois originaires de Gensokyo se mirent à discuter entre eux.

– On n’est pas plus avancé… se désola Tom.
– Au moins, on sait davantage sur le Tokyo d’aujourd’hui, répondit Mamizou.
– M’enfin, c’est pas si grave, on va chercher ailleurs, affirma Marisa, de meilleure humeur que les deux autres.
– Mari… tu t’es reposée alors qu’on a discuté toute l’aprèm avec eux… soupira son petit-ami.
– Et je suis en pleine forme. Il y a tant de choses à découvrir dans ce monde, dans cette époque ! S’exclama la jeune magicienne.
– Les humains s’emportent vite, murmura la tanuki.
– Je le sais… Marisa, revient ici ! Dit-il en commençant à courir vers elle qui s’éloignait.
– Ah… la jeunesse des humains…

Soudain, Mamizou tourna légèrement le regard.

– C’est bizarre ça… on dirait…

Elle renifla l’air et son inquiétude grandit.

– Je ne croyais pas qu’ils y en avaient encore… et d’une nature si mauvaise… se disait-elle.
– Mamizou ?
– Hein ?! répondit-elle en reprenant ses esprits.
– Tu vas bien ?
– Oui… juste la tête ailleurs…
– On devrait rentrer chez ton ami, on y sera d’ici la nuit.
– M’ouais, tu as raison Tom. On va y aller.
– Il y a un problème ? S’interrogea le jeune homme.
– Rien de grave…

Tom se retourna, se méfiant des dire de leur guide. Il se doutait qu’elle ne lui disait pas toute la vérité.

Alors qu’ils marchèrent vers la gare, ils virent les gens qui allaient dans le sens inverse très inquiets. Cela ne fit qu’augmenter la suspicion de la tanuki. Tom, dont l’inquiétude grandissait également attrapa la main de Marisa qui se retourna vers lui, affichant une expression sévère, se doutant elle aussi de quelque chose.
C’est alors que la foule disparut devant eux. Face aux trois personnes il y avait un groupe, une bande de criminelles qui semblaient tout droit sorti des années 80. Ils étaient une bonne trentaine, certains avec des crêtes iroquoises et habillés de tenues de motards, d’autres avaient une coupe impeccable et un costume trois pièces alors que d’autres ressemblaient davantage à des marins. Cette agroupement hétérogène surpris le jeune homme.
L’un d’eux, habillé comme un seigneur des temps féodaux, s’avança et alluma une torche.

– En avant et brulons le temple ! S’écria-t-il alors que les autres commencèrent à allumer des torches tout en saccageant les boutiques.
– Arrêtez-vous ! S’écria un policier qui fonça vers eux.

Le chef le frappa à la gorge mais ce qui choqua les trois personnes et la foule derrière. Des griffes venaient de lui traverser la gorge de part-en-part. Alors que le policier porta ses mains au niveau de sa gorge transpercée, l’agresseur trancha la tête de sa victime d’un mouvement de bras sur le côté. Le corps inerte du policier s’effondra sur place alors que sa tête se trouva dans la main de la «chose» qui se mit à rire aux éclats, un rire non-humain. La foule se mit à fuir en courant, paniquée par ce que le chef de la bande venait de faire sous leur yeux. Mamizou resta presque de marbre. Son regard était sévère. Marisa était presque choquée par ce qu’il venait de faire alors que Tom n’arrivait pas à en croire ses yeux. Il regarda la tanuki et lui demanda ce qu’il était en train de se passer.

– Tu as senti cette odeur dans l’air ? demanda-t-elle.

Tom puis Marisa se mirent à renifler l’air avant qu’il ne lui réponde.

– Cette odeur… c’est comme dans…
– La Forêt des Yôkais, répondit Mamizou.
– Mais… c’est donc…
– Ils ne sont pas humains.
– Eh vous là ? Vous n’êtes pas partis ? Mon petit tour ne vous impressionne pas ? demanda-t-il tout en se moquant alors qu’il tenait encore la tête du policier dans sa main.
– Monstre, lâcha Tom.

Le chef se mit alors à rire, un rire terrifiant.

– Effectivement, je suis un monstre… dit-il en souriant, laissant paraitre des dents tranchantes et non naturelles.
– Je vais te… commença le jeune homme avant que la tête du policier ne lui fonce dessus tel un projectile.
– Je ne vais pas laisser faire ça ! Lâcha Mamizou en stoppant nette la tête en lui tirant dessus.
– Mais… tu n’es pas humaine ? S’étonna la créature.
– En effet.
– Pourquoi ne nous rejoins-tu pas ?
– Même si je défends les yokais d’habitudes, je ne m’en prends pas aux humains, dit-elle alors qu’elle «assouplit» sa transformation, laissant apparaitre sa queue.
– Une tanuki ? Je comprends. Dans tous les cas, on va ravager le quartier, détruire le temple et tuer ses habitants.
– Et pourquoi ?! S’écria Tom, très en colère et dont les pupilles jaunes étaient en train de se contractées.
– Pourquoi ? répondit-il en se grattant la tête avec sa main souillée de sang et qui teignit ses cheveux avant noirs en rouge.
– Tu vas répondre ?!
– Je suis un yokai et je fais ce que je veux. Et je veux goûter ton sang.
– Quoi ?!
– Tu n’es pas un yokai mais t’es pas un simple humain et cela m’intéresse. ALLEZ LE CHERCHER, peu importe ses amies.

Plusieurs yokais foncèrent vers eux. Tom regarda alors Mamizou et lui écria de se battre avant de regarder Marisa qui avait déjà enfourché son balai. Il fixa alors les créatures qui les chargèrent. Ses pupilles se contractèrent à leur maximum. Il mit sa main dans sa manche et en sortit la lame lunarienne qu’il cachait. Il fonça alors vers les créatures et donna un grand coup horizontal. Les deux plus proches furent repoussées en arrière. Les créatures étaient étonnées. Elles venaient de voir un humain faire usage de la magie mais s’étonnaient qu’il ne l’ait pas employé pour terrasser les créatures. Car aussitôt, les deux yokais se relevèrent, légèrement sonnées mais déterminés. Tom recula d’un pas tandis qu’ils furent frapper par un troupeau de projectiles qui avaient l’apparence de chiens. Il regarda sur le côté et vit la tanuki. A cet instant, un autre yokai venait de sauter sur lui. Alors qu’il n’était plus qu’à une poignée de mètres de Tom, il tira son bras droit armé de longues griffes vers l’arrière, prêt à frapper le jeune homme. Celui-ci s’apprêta à le contrer quand Marisa utilisa son balai comme d’une batte de baseball. Elle frappa la créature qui vola vers une autre. Il la remercia, elle lui fit un clin d’œil alors que la tanuki se rapprocha d’eux. Les créatures commencèrent alors à prendre une apparence plus bestiale.

– Maintenant on va vous bouffer ! S’écria le chef des youkais.
– Je n’ai pas peur, répondit Tom.
– Pour une fois, il va vraiment y avoir de l’action, répondit Marisa.
– Pas la peine de retenir ses coups, c’est eux ou nous, affirma Mamizou.
– Dans ce cas, cela sera eux, répondit le jeune humain qui fronça les sourcils et qui contracta de nouveaux les pupilles jaunes.

Les yokais chargèrent tous, le groupe de Tom fit de même. Marisa s’envola, suivit par quelques créatures. Mamizou se décala sur le côté, affrontant un grand nombre d’adversaires. Tom resta de front, préparant sa lame.
Un ennemi lui sauta dessus depuis le côté droit, il se baissa et l’esquiva. Un autre s’apprêta à le frapper avec ses longues griffes, il contourna le coup par la gauche et le frappa au niveau du ventre avant de projeter une volée d’orbes qui l’éjecta. Un troisième arriva immédiatement après. Celui-ci tenta de l’attraper entre ses longs bras. Le jeune homme l’inspecta des pieds à la tête alors qu’il fonçait vers lui. La créature, gueule béante, se tint prêt à le saisir. L’apprenti magicien humain mit sa main gauche devant lui et en direction du sol alors qu’il n’était qu’à deux mètres de la créature qui se redressa, finissant par mesurer plus de deux mètres de haut. La main de l’humain s’illumina de blanc et le sol se blanchit. Il se laissa tomber au sol, esquivant la saisit du yokai, et se mit à glisser sur de la glace, passa sous les jambes écartés du monstre japonais puis se releva juste derrière. Face à lui, un mur de créatures se dressait. Il sortit une chose de sa manche et l’utilisa. Il frappa dans l’air juste devant les créatures et celles-ci s’envolèrent. Il tenait une carte de sort dans sa main : Justice Sign «broadsword». Il regarda au-dessus de lui, Marisa venait de passer en rase-motte. Elle était poursuivie par une poignée de yokais qui pouvaient voler. Elle regarda l’instant d’une seconde derrière elle et vit l’une de ces créatures lui lancer un dard. Elle monta sur son balai et fit un retourné acrobatique en saisissant son balai dans l’une de ses mains. De l’autre, elle projeta un grand nombre d’orbes en forme d’étoiles alors qu’elle avait la tête vers le bas. Le dard lui frôla alors la jambe avant de se planter dans une enseigne. Elle se rassit sur son balai dans l’élan et se donna un booste avant de faire demi-tour. Non loin de là, Mamizou montrait qu’elle n’était pas n’importe qui. Elle maitrisa les yokais les uns après les autres à mains nue. Elle chopa le bras de l’un d’eux, le tordit avant de le jeter au sol et de lui rompre la nuque avec sa queue.

Le chef se mit alors légèrement en arrière. Il voyait ses «hommes» se faire mettre en pièce les uns après les autres. Il exigea que ceux qui restaient charge la même cible afin de le submerger. Il ordonna alors de charger l’humain. A cet instant, une vingtaine de créatures se ruèrent sur lui. Il n’avait pas eu le temps de riposter que déjà l’un de ces bras était saisit et que la créature allait le lui arraché. Il poussa un cri de douleur en fermant les yeux avant de les rouvrit aussitôt. On le tenait pas le bras droit, par le pied gauche et par la nuque. Chacun des points étaient serrer dans le but de les briser ou de les arracher. Face à lui, le chef s’apprêtait à lui arracher le cœur à main nue.
Cependant, les yeux ouverts de Tom était désormais rouge sang et les youkais n’arrivaient plus aussi bien à presser les différents points qu’ils tenaient. Tom regarda la créature de face, son regard devenu sanguinaire plongea dans celui du chef.

– La seule chose qui te sépare de ta mort est la poignée de secondes à venir, annonça le jeune humain dont la gorge était suffisamment desserrée pour parler.
– TA GUEULE !!!
– Fort bien…

Alors que la main de la créature toucha la poitrine du jeune homme, il sentit un souffle venant de celui-ci, puis une atroce douleur. Il recula en se tenant le poignet, en sang. Devant lui, gisait sa main, sur laquelle il y avait un étrange symbole vert, séparée de son bras.

– Co… COMMENT ?!

Le chef vit alors que le yokai qui tenait le bras droit de l’humain était également au sol, se vidant de son sang et agonisant. Le chef regarda alors son bras et il sentit une sensation de brûlure.

– Pour une créature aussi impure, une arme lunaire est bien terrible, annonça Tom en pointant sa lame d’une trentaine de centimètres, immaculée de sang, vers lui.
– Brisez-lui la nuque ! S’écria la créature en rage.

Le yokai qui le tenait par derrière força de toutes ses forces mais n’y parvint. Tom prit appui sur son pied droit puis sauta vers l’arrière, entrainant la créature avec lui et l’écrasant entre le sol et son propre corps. La créature relâcha son emprise et Tom se releva. Un yokai s’interposa entre lui et son chef mais sa main gauche s’envola vers le ciel alors qu’il était projeté vers la droite.
Là, il vit le chef qui attrapa une jeune femme qui se cachait derrière une table renversée. Elle avait de longs cheveux blonds et portait une tenue décontractée. La créature menaça de lui arracher la gorge s’il tentait la moindre action. La colère de Tom était visible uniquement dans ses yeux d’un rouge flamboyant et incandescent.

– Tu vas relâcher cette femme.
– Je vais la tuer, menaça-t-il.
– Tu vas relâcher cette femme !
– Je la relâcherais quand elle sera morte ! Hurla-t-il en rapprochant ses griffes vers sa gorge.
– CREVE !

Tom lança alors sa lame mais elle passa à côté du yokai. Il ferma alors les yeux et baissa légèrement la tête.

– Ah ah ha, t’aurais pu faire ça de façon plus délicate, mais c’est pas grave. TUEZ-LE !

Le chef ordonna aux deux dernier yokai encore disponible de le tuer. Ils se rapprochèrent de lui et allèrent le faire mais il rouvrit les yeux.
Soudain, le chef poussa un léger cri d’étouffement et le bruit d’une giclure se fit entendre. Ils se retournèrent et virent la lame de Tom transpercer la gorge de leur chef par derrière, effrayant la pauvre jeune femme. Tom profita de cet instant d’inattention pour projeter deux orbes jaunes de grandes tailles contre eux. Il s’éclatèrent contre les murs. Il marcha alors lentement vers le dernier qui libéra la femme et qui tomba à terre. Il passa la main droite derrière la nuque de la créature et se saisit du manche.

– A ton tour de voir le sol de plus près, déclara-t-il avant de faire pivoter sa lame ce qui le décapita.

La tête roula au sol alors que la jeune femme s’était recroquevillée sur elle-même. L’humain se retourna, ferma les yeux et rangea sa lame avant de marcher vers elle. Le corps tomba lourdement au sol alors qu’il posa un genou à terre et parla à la jeune femme.

– Mademoiselle, vous ne risquez plus rien, lui dit-il sur un ton reposant alors qu’il rouvrit les yeux, désormais jaune et apaisé.
– Mer… mer… merci….
– Ce n’est rien.
– Je… vous remercie… je suis… Sarah Hays…
– Hays, cela me rappelle quelqu’un. Mon demi-frère s’appelait ainsi.
– Votre… demi-frère… Vous êtes… Tom ?
– Vous êtes qui ? demanda-t-il l’air perplexe.
– Je suis Sarah Hays, fille de Francis Hays, votre demi-frère… je suis… votre nièce…
"C'est pas d'la magie si c'est pas flashy."
Marisa Kirisame
"LeSavant a toujours raison."
LeSavant (moi)
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