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SUJET : Fanfic: Le pansement des héros.

Fanfic: Le pansement des héros. il y a 1 mois 3 jours #33186

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Débuté le 5.11.2018


Le pansement des héros



Une explosion eut lieu en pleine nuit, au beau milieu d’une forêt.
Un adolescent s’effondra inconscient.

La petite yokai qui se trouvait là se lécha les babines avant de plonger la scène
dans le noir total.



Chapitre 1 : Le déclenchement.


Dans le ciel, au beau milieu de la nuit, une miko vêtue de rouge et de blanc volait en direction de la forêt où l’explosion eut lieu précédemment.
Arrivée sur les lieus de l’incident, la jeune femme salua son amie la magicienne qui était en train de fouiller dans un tas de vêtements légèrement brûlés avec quelque traces de sang sec.
-Salut Marisa.. Que fais-tu là en pleine nuit? Toi aussi tu as senti cette forte émanation de magie ? Demanda la miko en baillant.
-Yo Reimu ! Ouais j’ai senti de la magie péter dans ce coin là. À la base je cherchais juste des champignons, mais à la place j’ai trouvé ça.. Répondit la dénommée Marisa en montrant du doigt le tas de vêtements.

La miko nommée Reimu examina ce que montrait son amie.
-Je vois.. C’est sûrement l’œuvre de Rumia.
-Yep. Il n’y a qu’elle pour être aussi vorace. Non mais sérieux… Elle n’a rien laissé de ce malheureux.
La miko s’agenouilla et commença à réciter une prière en espérant que la personne qui venait de servir de repas à Rumia puisse reposer en paix.

Soudain, un petit objet s’envola à quelque centimètres des restes du défunt tout en dégageant une douce lumière azure.
La miko recula et pointa son gohei en direction de l’objet.
-Qu’est ce que c’est que ça ?
La magicienne vêtue de noir et de blanc prit le petit objet dans ses mains.
-C’est un... sparadrap. Et il dégage un peu de magie… Je peux le prendre ?
Avec un regard malicieux, la magicienne demanda à son amie si elle pouvait ‘’emprunter’’ sa trouvaille
La miko n’était pas tellement d’accord avec la proposition de son amie mais après tout ce n’était pas vraiment du vol puisque le possesseur de l’objet était mort.
Reimu soupira.
-Fais ce que tu veux avec. De toute façon, mon travail est terminé. Je retourne dormir. Bonne nuit Marisa.
Et elle s’en alla.
À son tour, la magicienne rentra chez elle pour examiner son nouvel et énigmatique objet.

En pleine forêt, dans une maison aux murs recouverts de lierre, Marisa était dans son laboratoire en train d’analyser le potentiel magique du petit sparadrap brillant avant de conclure qu’il ne serait utile qu’en cas de légère coupure.
Soudain, le sparadrap cessa de briller et retomba doucement sur le sol.
-Oh ? Fit Marisa. On dirait qu’il n’y a plus rien de magique là dedans..
Elle s’apprêtait à le jeter lorsqu’un œil s’ouvrit sur le sparadrap.

Le sparadrap s’envola des mains de Marisa sous le regard surpris de cette dernière.
Il se retourna en la fixant de son œil gris aux reflets azur.
La sorcière tenta de l’attraper.
Il esquiva et s’envola un peu plus loin.
Le sparadrap fixait toujours Marisa, puis une petite bouche s’ouvrit et tira sa langue à la magicienne avant de s’envoler par la fenêtre et disparaître dans les profondeurs de la forêt de la magie.

Cela faisait une trentaine minutes que le petit sparadrap airait sans but dans l’obscurité des lieus, il commençait à faiblir.
Il lui fallait l’énergie d’un corps extérieur pour survivre.
Alors que sa vision commençait à se brouiller, le petit sparadrap aperçu la lumière rassurante d’un feu de camps au loin.
Instinctivement, le pansement fonça en direction du campement et se colla contre la cuisse de l’unique personne se trouvant là alors que celle-ci, appuyée contre un arbre, dormait paisiblement.




Chapitre 2 : Le petit nouveau yokai



Illuminée par les rayons de soleil qui traversaient l’épais feuillage de la forêt de la magie, une personne à la sexualité inconnue s’étira au pied d’un arbre.
Cette personne aux très longs cheveux bruns et ondulés se leva, puis ramassa ses affaires avant de se mettre en marche en direction du village des humains.
Sans même remarquer que quelque chose était collé contre sa cuisse.

La personne traversa la forêt sans encombre.
Cependant, à la sortie du bois, une petite yokai munie d’un parapluie mauve essaya de la faire sursauter.
L’intrigante personne ne montra rien pouvant caractériser de la peur. Seulement une paire d’yeux d’un bleu marine comme le jet d’eau qu’elle projeta à haute pression en pleine figure de la petite yokai au parapluie.

Le bruit de ce petit incident alerta une petite fée peu modeste qui sorti de nul part pour défier l’inconnu(e).
Elle était vêtue d’une robe bleu fermée par un nœud rouge et elle avait un petit nœud papillon bleu foncé attaché dans ses cheveux bleus clair.
La petite fée se mit à tirer des projectiles de glaces sur son adversaire.
Celui-ci esquiva facilement et projeta un laser blanc au visage de la fée.
L’attaque de la petite fée se stoppa. Cette dernière s’énerva puis se mit à tirer une rafale de cristaux de glaces.
Son adversaire n’eut même pas besoin de se mouvoir pour esquiver les projectiles.
Ceux-ci passaient tous à côté de leur cible qui s’approcha de la petite fée en rigolant alors qu’elle était encore en train de faire son attaque.
Soudain, elle projeta cinq sphère jaune en plein sur son adversaire qui n’était pas concentré.
Celui-ci évita de justesse de se prendre les cinq projectiles en plein visage.
Il décida d’en finir en enfermant la fée dans une grosse bulle d’eau.
Il s’amusait de la petite fée en train de se débattre puis il tira un laser contre celle-ci mettant fin à ce duel de spellcard.

-Je… Je reviendrai ! Je suis la plus forte t’façon ! Cria la petite fée en s’enfuyant.

L’étrange personnage avait cependant reçu une petite coupure au niveau de la joue.
Puis, quelque chose de bizarre se produisit, la plaie se pansa toute seule et il ne ressentait plus la douleur de sa blessure.
Il sentit juste une douce chaleur au niveau de la cuisse.
Et il y trouva un petit sparadrap qui brillait doucement d’une lumière azure.
Puis une bouche s’ouvrit et le sparadrap salua l’étranger.
Celui-ci hurla et essaya d’enlever le sparadrap. En vain.

-Désolé. Tu ne peux pas me détacher de toi. Sinon je meurs. Expliqua le sparadrap.
-Que.. Quoi ? Comment ça je peux po t’enlever ? Et t’es qui d’abord !?
-’sais pas.. Mais j’ai besoin d’un corps. Sinon je meurs. Désolé mais je vais devoir rester collé à toi.
-Hum… Mais tu vas rester collé là combien de temps ?
-À moins que tu me trouves un autre moyen de survivre, et bien je dirais.. pendant l’éternité.
La personne réfléchit un instant, puis elle proposa au sparadrap de lui créer un corps.
-Me créer un corps ? Tu peux faire ça ? s’étonna-il.
-Ouais. C’est pas ma spécialité et c’est crevant, mais si c’est le seul moyen pour que tu me laisses tranquille…
L’étranger créa un corps au petit sparadrap magique.

-Et voilà ! Alors… comment te sens-tu sparadrap ?…heuuu… houlalaa…
Une silhouette humanoïde inconnue se trouva là
-Uaah ? Hein ? Oh. Bienlebonjour ! Alors ? À quoi je ressemble ?
-Eh bien.. Tu es.. joli.
Il se regarda dans le miroir que lui tendit son créateur et y vit un garçon d’environ 175 centimètres tout pâle aux cheveux noirs avec une barbe de trois jours, il avait aussi une paire d’oreilles pointues et des yeux jaunes miel ainsi qu’un sparadrap collé sur son gros nez légèrement busqué.
-Je… bredouilla le jeune yokai-sparadrap.
-Ouais je sais.. J’ai vraiment foiré mon coup. Je suis désolée.
-C’EST PARFAIT !!!
-…
-Merci ! Merci beaucoup ! Je ferai n’importe quoi pour te remercier !
-Non ça ira merci.. Je dois y aller là.. Salut..
L’inconnu s’en alla.
Le sparadrap le suivi et se mit à le bombarder de questions.
-Tu vas où ? Je peux venir avec toi ? Tu as besoin de quelque chose ? On est où là ?
L’étranger soupira.
-Râââââh… Tu es sacrément collant. Bon, je vais répondre à tes questions ; Alors. Je vais livrer quelque chose au village des humains. Et non, tu ne viens pas avec moi. Et non, je n’ai besoin de rien. Et nous sommes à Gensokyo. Expliqua-il.
-À Gensokyo ? Je serai le héro de cette terre !
-Tu fais ce que tu veux de ton avenir, sparadrap. Mais l’instant présent, laisse moi remplir ma mission.
-Meuh pourquoi tu veux pas de moi ? Je suis très courageux ! Tenta de convaincre le sparadrap.
-Non. Tu restes là. Ah. Et je vais te donner ça aussi.
L’étranger sorti un pantalon de son sac et le tendit au yokai-sparadrap.
-Tu ne devrais pas te promener nu par ici. Il y a beaucoup de jeune femmes dans les environs.
Le sparadrap rougit et enfila le pantalon.
-Merci.. Répondit-il. Je te laisse alors. Juste une chose !
C’est quoi ton prénom ?
L’étranger se figea.
-Je n’aime pas beaucoup parler de mon nom.. Tu n’as qu’à m’appeler Train.
-Train ? Ok. Et… je m’appelle comment moi ?
-mmmh… Un sparadrap prétendant être un héro... Mercurochrome ça te va ? Proposa le dénommé Train.
-Oh ouais c’est stylé ! Je ferai en sorte que tout Gensokyo se souvienne de mon nom !
Merci madame Train ! À une prochaine ! S’écria le mercurochrome en partant dans une autre direction.
-Heu.. Je ne suis pas vraiment une femme… ni un homme d’ailleurs… Et je plaisantais pour ton nom. Boah.. quel drôle de personnage ce Mercurochrome.
Et Train repris le chemin du village des humains.




Chapitre 3 : Le bon, la brute, et le sparadrap



Cela faisait une heures que Mercu marchait et il commençait à avoir soif.
Par chance, il arriva près d’un lac.
Alors qu’il s’abreuvait dans celui-ci, une grande fée s’approcha.
-Bonjour monsieur.. Je suis désolée de vous déranger, mais vous n’auriez pas vu une une fée habillée en bleu avec de petites ailes en formes de glaçon sur le dos ?
Le sparadrap releva la tête.
-Une fée en bleu avec des glaçons sur le dos ? Nan désolé.
La fée soupira.
-Dommage.. C’est mon amie. Il y a beaucoup de brume sur le lac aujourd’hui et je l’ai perdue..
Mercurochrome avait mal au cœur pour cette fée.
Non loin de là, il y avait une petite cahute de pêcheur abandonnée avec une vieille barque à l’intérieur qu’il avait repéré pendant le trajet.
Le sparadrap ce dirigea vers celle-ci et en sorti la barque ainsi que deux rames
-Que faites-vous ? Interrogea la fée.
-Je vais t’aider à retrouver ton amie bien sur. Allez monte ! S’exclama-il en amerrissant la petite embarcation sur le lac.
La fée pris place avec Mercurochrome dans la barque. Ils se mirent à ramer en direction d’un gros nuage de brume.
-Au fait, comment tu t’appelles ? Moi c’est Mercurochrome !
-Mercuro..chrome ? Moi je m’appelle Daiyousei.
-Enchanté Daiyousei !
-Ça va si je vous appelle juste Mercu ?
-Ouais ! Et tu peux aussi me tutoyer ! S’écria Mercu en s’enfonçant dans la brume.

La brume s’épaississait de plus en plus.
-On y voit pas à deux mètres.. Qu’est ce que vous fichiez là ?
-Cirno-Chaaan ! Appela Daiyousei.
-C’est son prénom Cirno ? Je ne sais pas si on va la retrouver.. On y voit de moins de moins dans ce brouillard.
Daiyousei se mit à sangloter.
Mercu était totalement désemparés faces au pleures de la petite fée.
Soudain, un cri de guerre résonna dans les environs.
-DAIYOUUUU!!! hurla une fée volante très identifiable qui apparu du brouillard en renversant Mercu.
-Cirno-chan !
La fée remarqua son amie.
-Daiyousei ! Que se passe-il !? Je t’ai entendue pleurer. C’est à cause de ce yokai!? S’énerva Cirno en montrant Mercu du doigt.

Le concerné protesta, mais la fée ne voulait rien entendre.
Elle commença à lui lancer divers menaces.
En lui assurant qu’elle le battrai à plate-couture « Parce que je suis la plus forte » disait-elle.
Là, Mercu se rappela.
-Hé mais c’est pas toi qui t’était fait battre par Train ?
La fée des glaces se tut un instant.
-Tu sais. La femme qui a les yeux bleus et de longs cheveux brun. Précisa Mercu.
Cirno s’énérva.
-C’est pas vrai ! Elle m’a pas battue ! Je l’ai laissée partir ! Elle était trop nulle pour moi de toute façon !
-Train elle est pas nulle ! Et elle t’as battue ! C’est toi qui est nulle ! Rétorqua Mercu qui s’énervait lui aussi.
-Je suis pas nulle ! Je suis la plus forte et la plus intelligente de toute les fées ! Et je vais te le prouver !

La petite fée des glaces lança une nuée de cristaux de glace sur Mercu qui les esquiva en se jetant sur le côté, manquant de peu de tomber à l’eau.
Le sparadrap saisi une rame et se mit en position d’attaque.
Cirno mit ses mains devant elle puis mitrailla sa cible d’une rafale de glaçons, de flocons et d’autres projectiles froids.
Mercu se jeta à terre derrière un banc au milieu de la barque.
Alors que les projectiles se plantaient un peu partout autour de Mercu, Daiyousei tentait de calmer son amie.
Sans succès.
Alors, elle se plaça devant Cirno, la forçant à stopper ses tirs.
Sentant qu’il n’y avait plus de projectiles, Mercu s’élança en donnant un violent coup de rame à Cirno.
La rame se brisa sous le choc et une fée tomba dans l’eau, assommée.

-DAIYOU!!!
-Oups.
Dans le feu de l’action, le sparadrap avait frappé la mauvaise personne.
Cirno se tourna vers Mercu. Son regard avait changé.
Le sparadrap frissonna, l’atmosphère s’était soudainement rafraîchit.
La petite fée des glaces était réellement en colère.
Mercu sentait comme une tension magique, entre lui et son adversaire, dont il ignorait la provenance.
Puis soudain, sans savoir comment c’était arrivé là, il y avait quelque chose dans sa main, c’était un petit bout de papier muni d’étranges inscriptions.
C’est là qu’il compris.
Il allait faire son premier duel de spellcards.

-Tu vas payer pour ce que tu as fais à Daiyousei ! S’écria la fée des glaces.
-C’était un accident ! Et rien de tout ça ne serait arrivé si tu ne m’avais pas attaqué. Répondit Mercu qui s’énervait lui-aussi.
-Prépares-toi à te faire battre ! Je suis la plus forte de tout Gensokyo et je vais te congeler comme un vulgaire crapaud !
-La plus forte ? Mais Train t’as battue j…
-Silence ! Coupa Cirno tout en envoyant une nuée de gros glaçons sur Mercu.
Cette attaque avait surpris le sparadrap qui n’eut pas le temps de l’éviter.
Juste avant de se faire toucher, les projectiles se stoppèrent autour de leur cible. Puis se remirent en mouvement en visant Mercu qui se plaqua au sol en se protégeant la tête de ses mains.
Les glaçons lui passèrent par dessus puis se rentrèrent dedans en créant une explosion qui dégagea une grande quantité de brume blanche.
La fée des glace, fière de son attaque, attendait que la brume se dissipe pour voir comment son adversaire l’avait reçue.
Elle se renfrogna lorsqu’elle vit celui-ci bondir hors de la brume pour lui asséner un coup de rame.
La petite fée recula de quelques mètres. Son adversaire s’écrasa lamentablement à l’avant de la barque.
Elle rigola puis tendit les bras autour d’elle et plongea la zone dans un épais nuage de brume blanche.
Mercu avait de la peine à voir. Soudain, il aperçu de petits éclats venir dans sa direction.
Il fit une pirouette en arrière alors qu’une rafale de petits cristaux de glaces se plantèrent à l’endroit où se trouvait Mercu une seconde plus tôt.
Le sparadrap ne pouvait pas voir dans l’épaisse brume qui le faisait frissonner. Il souffla un coup, tendit ses oreilles pointues et concentra son ouïe.
Il entendit plusieurs sifflement d’air venir de sa gauche.
Instinctivement, le sparadrap se jeta vers l’avant du bateau.
Il s’encoubla sur un morceau de glace planté dans le sol en poussant un petit cri.
Croyant avoir touché sa cible, la petite fée des glace dissipa le brouillard. Mercu se releva indemne et fixa Cirno de ses yeux jaunes.

-Mais tu m’énerve toi ! Cria Cirno qui commençait sérieusement à en avoir marre du Mercurochrome.
Elle leva les bras puis mitrailla des projectiles magiques de toutes les couleurs sur Mercu.
Celui-ci prit appui sur le sol et s’élança vers Cirno qui se trouvait à l’arrière de la barque. Il se faufila entre les projectiles et arma sa rame pour donner le coup final.
Un cristal de glace se trouvait malheureusement planté exactement où Mercu posa le pied, faisant s’écraser de tout son long celui-ci aux pieds de la fée des glaces en furie.
Cirno arrêta sa spellcard, puis forma un gros glaçon de forme conique qu’elle envoya se ficher dans le torse du malheureux sparadrap.
Mettant fin à cet affrontement.

La petite fée des glaces ramassa son amie qui flottait non loin de là et s’en alla fièrement, laissant Mercu dans sa barque. Un glaçon planté dans le corps.

Mercu était allongé dans la barque. En train de dériver lentement.
Sa chaleur corporelle avait fait fondre le glaçon qu’il avait planté dans le ventre. Il avait à présent, un gros trou dans le corps et était en train de se vider de son sang.
Soudain, son embarcation buta contre ce qui semblait être le sol.
À force de dériver, il avait fini par atteindre le rivage.
Le sparadrap émergea de la barque pour voir où il avait atterrit.
Il se trouvait devant un grand portail, qui se trouvait lui-même devant un immense manoir.
Mercu sorti péniblement de son embarcation. Il était très affaibli.
Le sparadrap marcha vers une femme qui dormait, adossée contre le grand portail. C’était probablement la gardienne des lieus.
Blessé, Mercu appela la gardienne. La concernée dormait à poings fermés.
Il s’approcha d’elle et se mis à la secouer. La gardienne n’eut aucune réaction.
Le portail étant ouvert, le sparadrap n’hésita pas et s’engagea dans l’enceinte du manoir.

La vision de Mercu se brouilla. Il se sentait de plus en plus faible et avait de la peine à marcher. Il puisa dans ses dernières forces pour entrer dans le manoir et recevoir de l’aide.
Puis il s’effondra, inerte, juste devant la grande porte rouge du manoir.




Chapitre 4 : « Panse Sign:Sparadrap Miraculeux »


Il y eut comme un grand flash.
Puis le sparadrap ouvrit un œil.
Il était de nouveau allongé dans sa barque au milieu du lac brumeux.
Sans savoir comment il était arrivé là, il se contenta juste d’observer le ciel, ciel qui n’était pas bleu, mais violet, et au lieu d’y avoir des nuages, il y avait des sortes de petits têtards blancs qui flottaient doucement dans les airs.

Mercu se redressa subitement. Il n’avait plus mal au ventre.

-Ah. Tu te réveille ? Je ne transporte pas souvent de yokais. Et surtout des mâles.
Dit une femmes qui ramait à l’avant du bateau.
Elle avait les cheveux rouge vif coiffés de deux couettes. Elle était vêtue d’un furisode bleu et blanc, et avait une faux accrochée dans le dos.

Le Mercurochrome ne comprenais pas ce qu’il se passait.
La jeune femme lui expliqua qu’il venait de mourir et qu’elle allait l’emmener se faire juger par la Yama.
Apprenant sa mort, le sparadrap écarquilla les yeux. Mais il n’était pas le seul.
Devant le bateau, un énorme œil s’ouvrit de nulle part et fixa Mercu de son iris azur.
-Qu’est ce que c’est que ce truc !?
La jeune femme dégaina sa faux et se mit en garde.

Quelque chose flottait à côté de Mercu. C’était sa spellcard.
La chose avait à présent dirigé son regard sur l’objet.
Celui-ci se mit à briller d’une forte lumière azur qui explosa et englouti la scène d’un grand flash blanc.

Quand Mercu rouvrit les yeux, il était étalé au pieds de la porte du manoir.
Il avait toujours sa blessure au ventre mais celle-ci s’entoura d’éclairs bleus et se referma comme par magie. Il ne sentait plus rien, comme si il ne s’était rien passé.

Il n’avait plus besoin d’aide mais, poussé par sa curiosité, il poussa la porte et pénétra dans le manoir.
Mercu se trouvait dans une immense salle toute rouge avec un escalier en son centre qui arrivait directement à une grande porte qu’il ouvrit.
Le sparadrap arriva dans un long couloir rouge et sombre qui menait à une autre porte, qui menait à une autre salle avec plusieurs autres portes qui menaient à d’autres couloirs et ainsi de suite.
Il ne fallut pas beaucoup de temps au sparadrap pour se perdre dans les dédales de couloirs de l’immense demeure.
Cela faisait presque une heure de Mercu errai dans les couloirs, et il n’avait croisé personne. Les couloirs se répétaient et il commençait à s’ennuyer.
Puis il entra dans une grande pièce qui semblait être un salon. Il y avait des fauteuils autour d’une table-basse, le tout devant une vielle cheminée allumée qui réchauffais la pièce. Tout dans la salle était de couleur rouge. Les seules éléments de décoration qui avaient une couleur un temps soit peu normal étaient le lustre, les armures, et les épées bâtardes qui décoraient la cheminée.
Mercu étant un grand enfant, il s’habilla d’une armure et se mit à faire des moulinet avec une des épée. La visière du casque de l’armure lui tomba sur les yeux et il s’encoubla sur la table-basse en renversant la théière qui s’y trouvait ainsi que plusieurs autres éléments de décoration métalliques en provoquant un immense fracas qui résonna dans tout le manoir.
Mercu se releva maladroitement et se hâta de monter sur le socle où était posée l’armure dont il était vêtu. Au même moment, une femme apparu dans la salle, une montre à gousset dans une main, des couteaux dans l’autre.
Elle inspecta la pièce, son regard se posa sur Mercu qui essayait de se faire passer pour une armure. Elle sourit, puis disparu comme elle était venue.
Au même instant, le sparadrap s’effondra au sol, un couteau planté dans chaque jambes.
Il n’avait étonnamment pas mal. Il ressentait la douleur comme une simple information. Le sparadrap avait toutefois de la peine à tenir debout. Il arracha les couteaux de son corps, sans même serrer les dents. Cela lui faisait étrangement ni chaud ni froid.
instinctivement, il prit sa spellcard, récita la formule qui y était inscrite.
« Panse Sign : Sparadrap Miraculeux » puis, ses plaies se refermèrent sans laisser de traces.

La femme aux couteaux revint dans la pièce accompagnée d’une personne qui semblait être un enfant. C’était une fille de petite taille qui avait un teint très pâle, de cours cheveux bleus clair et des yeux rouges sangs à la pupille en fente verticale. Elle était vêtue d’une robe et d’une charlottes rose pâle avec des coutures et accessoires rouges sang. Elle avait aussi de petites ailes de chauve-souris repliées dans le dos.
Son regard balaya la pièce puis elle interrogea la femme aux couteaux.
-Où est donc l’intrus dont tu m’as parlé ?
-Je ne sais pas. Je l’avait pourtant immobilisé.
Répondit la concernée en allant ramasser les deux couteaux qu’elle avait précédemment plantés dans les jambes du Mercurochrome.
-Sakuya. Je pense que nous avons affaire à quelqu’un de coriace. Nous devons être sur nos gardes. Prévint l’étrange petite fille en faisant apparaître une lance écarlate surdimensionnée dans sa main droite.

Plus loin, le sparadrap cherchait désespérément à sortir de ce manoir. Toujours vêtu de son armure, il courait dans les couloirs à l’affût de la moindre fenêtre ou autre moyen d’échappatoire.
Il arriva devant une grande porte qu’il ouvrit d’un grand coup de pied.
-Chut. C’est une bibliothèque.

Une jeune femme se trouvait assise non-loin de là, en train de lire un vieux livre.
Malgré l’entrée un peu brutale de Mercu, elle ne bougea pas d’un pouce.
Le sparadrap venait d’entrer dans ce qui semblait être une immense bibliothèque. Il y avait un nombre incalculable de grimoires qui remplissaient des centaines d’étagères qui montaient jusqu’au plafond, celui-ci étant d’ailleurs particulièrement haut.
Le tout dans une salle si grande que l’on ne percevait pas le fond.
Mercu était fasciné par l’endroit. Il se promenait dans l’immense salle en admirant les rangées, l’immensité et le calme de la pièce le fascinait tant qu’il en oublia même de regarder devant lui.

-Aïe ! Désolé mademoiselle Patchouli je ne lirai plus pendant mes heures ! Couina la personne que Mercu venait de renverser.
-Je..je suis désolé, je ne vous avais pas vu. S’excusa le sparadrap en l’aidant à se relever.
C’était une jeune femme avec de longs cheveux rouges et des yeux de la mêmes couleur.
Elle était vêtue d’une robe noire avec une chemise blanche à manche longue en dessous.
Elle avait deux petites ailes de chauve-souris sur les côtés de la tête et deux grandes repliées dans le dos.

-Oh ? Mais vous n’êtes pas madame Patchouli. Qui êtes-vous ?
-Je suis Mercurochrome le pansement héros ! Mais vous pouvez m’appeler Mercu. Et vous, qui êtes-vous ?
-Je m’appelle Koakuma. Mai vous pouvez m’appeler Koa.
-Enchanté Koa. Et c’est qui cette Patchouli qui vous interdit de lire dans une bibliothèque ?
La petite démone rougit un peu.
-Oh ce n’est rien. C’est ma faute. Je n’aurais pas dû lire ce stupide bouquin pendant mes heures de travail.
-Ce stupide bouquin ? Il a l’air génial ! S’exclama Mercu en ramassant le livre intitulé « Les chroniques de Fullmetal Boulanger » qu’elle avait fait tomber.
Koakuma eu un rire gêné.
Au même moment, la porte de la bibliothèque s’ouvrit et la fille armée de la lance pénétra dans la pièce. Ses yeux se posèrent sur Mercu qui s’enfuit dans la direction opposée.

-Mon livre ! S’égosilla la petite démone.
Dans sa course, Mercu se retourna pour dire qu’il allait juste l’emprunter pour une durée indéterminée.
-Qui est cet individu ? Il parle comme Marisa. Dit la femme qui lisait près de l’entrée.
Mecru se précipita vers une porte. Mais un sceau apparu sur celle-ci et la bloqua.
-Voilà. J’ai verrouillé toute les issues. Je vous laisse vous occuper du reste. Continua la bibliothécaire.
-Merci Patchy. Nous essayerons de ne pas faire trop de bruit. Répondit calmement la petite fille à la lance. Elle regarda sa servante qui se tenait à côté d’elle. Puis un instant plus tard, celle-ci apparu derrière Mercu, un couteau en argent sous la gorge de ce dernier.
-Un geste, et tu es mort, yokai. Menaça-elle.
-Du calme Sakuya. De toute façon il ne peut pas aller bien loin.

-Qu.. Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous me voulez ? Je ne veux rien voler ! Je me suis juste… perdu.. Bredouilla le sparadrap qui tremblait comme une feuille. Ce qui amusa la fille à la lance qui se présenta.
-Je me nomme Remilia Scarlet. On m’appelle aussi le démon du manoir écarlate en référence au lieu dans lequel tu te trouves en ce moment. Car oui, ce manoir et tout ce qui s’y trouve m’appartient. Alors retire cette armure s’il te plait.
Mercu se gratta l’arrière du casque avec un air gêné.
-En.. Enchanté. Bah du coup moi c’est Mercu.
-Le pansement héro ! Préscisa Koakuma.
-Exactement ! S’exclama Mercu qui commençait à se sentir moins tendu. Toutefois rapidement calmé par Sakuya qui rapprocha d’avantage son couteau.
-Sakuya. Je t’ai déjà dit de le lâcher. Tu risquerais de l’étouffer à force.
La servante soupira puis cessa sa prise sur le sparadrap.
-Grosse erreur ! S’écria soudain celui-ci en repoussant Sakuya.
Le sparadrap se jeta sur la porte qui se trouvaient juste derrière eux.
Il la chargea de toute sa force de yokai. Au moment de l’impact, le sceau apparu et la charge du sparadrap se retourna contre lui. Il fit un vole plané qui le fit s’écraser une dizaine de mètres plus loin dans un grand fracas métallique.
Mercu se releva et pointa Remilia du doigt.
Il s’apprêtait à dire quelque chose puis se tut d’un coup et s’effondra sur le sol. Révélant un couteau fiché dans sa nuque.

-On ne montre pas du doigt. Dit calmement la servante de Remilia qui venait d’apparaître derrière Mercu.
-Sakuya. Tu ne devais pas le tuer.
-Je ne tolérerai aucun manque de respect à votre égard mademoiselle.
La maîtresse du manoir soupira.
-Très bien. Mais je te laisse te débarrasser de son corps.
La servante s’inclina puis disparu avec le corps du sparadrap.
Elle réapparu au bord du lac brumeux et s’apprêta à jeter Mercu dans celui-ci.
Sakuya faillit avoir une attaque lorsque le cadavre se redressa d’un coup.
Il venait d’utiliser sa spellcard.
La servante du manoir écarlate perdit l’équilibre et tomba à l’eau.
Mercu se releva et aida la servante à sortir du lac en s’excusant pour lui avoir trempé ses vêtements.
Sakuya était perplexe du faite que la personne qu’elle venait de tuer l’aide à se relever juste après avoir ressuscité.
Mercu lui expliqua qu’à chaque fois qu’il mourait ou se blessait, il pouvait se soigner avec sa spellcard.
La jeune femme restait encore perplexe. Elle s’excusa toutefois de l’agressivité qu’elle avait eue envers le jeune homme. Celui-ci s’excusa quant à lui d’avoir semé la pagaille dans le manoir ainsi que d’avoir trempé la jeune humaine. Puis il questionna Sakuya au sujet de ses pouvoirs. Il se demandait comment elle avait fait pour se téléporter derrière lui. Elle lui expliqua qu’elle pouvait manier le temps grâce à un petit objet qu’elle montra au yokai-sparadrap. C’était une montre à gousset qui s’appelait le Luna Dial.
Mercu était très impressionné. Finalement, ils discutèrent assis au bord du lac, pendant une bonne demi-heure.
D’un coup, Sakuya se leva et dit à Mercu qu’elle devait partir car sa maîtresse venait de l’appeler. Mercu lui dit au revoir. Juste avant de partir, la servante demanda au sparadrap de retirer l’armure qu’il portait et de la laisser là. Puis elle disparu.
Mercu obéi, il posa l’armure et l’épée sur le sol ainsi que le livre qu’il avait « emprunté » à Koakuma en y laissant un petit mot pour dire qu’il était désolé.
À son tour, le sparadrap s’en alla en marchant sur un sentier au bord de la forêt, en se disant que les gens de ce manoir avaient l’air drôlement sympa.
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Fanfic: Le pansement des héros. il y a 1 mois 17 heures #33193

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Chapitre 5 : Requinquage.


Sans se soucier d’où il allait, le yokai-sparadrap suivait le chemin à la recherche d’aventures.
Sur le chemin, il croisa des paysans qui faisaient les moissons. Le yokai-sparadrap n’étant pas timide, il alla vers le groupe d’humains. Il salua un enfant qui aidait son père.
Le jeune garçon regarda qui l’avait appelé. Lorsqu’il vit Mercu, son teint devint livide.
Plus loin, une femme cria.
-Un yokai !
Tous les regards se tournèrent sur Mercu.
-Un yokai-sparadrap. Précisa-il
Le père de l’enfant s’interposa entre lui et Mercu.
-Que fais-tu là ? Les règles sont pourtant claires ! Les yokais n’ont pas le droit d’attaquer les humains dans les environs du village en pleine journée ! S’exlama le père qui pointait sa fourche en tremblant sur Mercu.
-Ne me faites pas de mal monsieur. Je suis juste un yokai qui s’est perdu et qui a très faim. Et justement je me demandais si… Hé ! Ne vous enfuyez pas comme ça !
En entendant un yokai dire qu’il avait faim, les paysans prirent leurs jambes à leur cou.
Mercu leur courra après en leur disant d’attendre. Il ne comprenait pas pourquoi ils avaient si peur de lui.
Ils arrivèrent soudain près d’un village entouré d’une grande palissade. Les humains appelèrent quelqu’un qui se tenait près de la porte.
C’était une femme aux yeux bruns avec de longs cheveux argentés parsemés de mèches bleues. Elle portait une robe bleue foncée et un drôle de chapeau en forme de maison de la même couleur.
Elle était en train de discuter avec quelqu’un, quand elle entendis les appels des paysans en panique.
-Keine à l’aide !
La dénommée Keine se retourna et vit Mercu en train de courir après un groupe d’humains en panique.
Elle s’apprêtait à leur venir en aide mais la personne avec qui elle discutait la retint.
-Laisse. Je m’en occupe.
La personne leva le bras, et un puissant jet d’eau en sorti et alla percuter le yokai-sparadrap, le faisant faire un vol plané de plusieurs mètres en arrière.
Étourdit, Mercu se releva en voulant voir qui l’avait attaqué de la sorte.
Il marcha calmement vers Keine et la personne avec qui elle discutait qui avait un grand chapeau chinois qui lui cachait le haut du visage.
Les humains s’étaient réfugiés dans le village. Il ne restait que Keine, Mercu et son assaillant qui étaient à présent face-à-face.
La tension était montée d’un cran.
Soudain, la personne au grand chapeau releva celui-ci. Révélant ses longs et ondulés cheveux bruns.
-Comme on se retrouve ! Sparadrap.
Le visage de Mercu s’illumina.
-Train !? C’est bien toi ?
-Ouais. Répondit la concernée.
-Ça fait plaisir de te revoir ! Qu’est-ce que tu fiches ici ? Et on est où en fait ?
-Eh bien ça Mercu, c’est le village des humains. Je t’en avais déjà parlé non ?
Les deux amis tapèrent la discute. Keine semblait assez perturbée face à ce radical changement d’atmosphère.
-Vous avez l’air de bien vous entendre. Dit celle-ci. Mais dis-moi jeune yokai.
-C’est Mercu.
-D’accord Mercu. Dois-je te rappeler que les règles interdisent les yokais à attaquer les humains dans leurs territoires en pleine journée ?
-Ah désolé. Fit Mercu. Je ne connais pas bien les règles de ce monde. Je suis nouveau ici.
-C’est vrai ça. Je peux le confirmer. dit Train.
-Ah oui ? Tu confirmes ? Insista Mercu.
-Je le confirme. Confirma Train.
-Vous... Quoi ? Fit Keine qui n’avait rien compris.
Train et Mercu se turent, puis se mirent à rire.

Train invita son ami le sparadrap dans une auberge du village des humains. Mercu accepta l’invitation avec joie, car depuis qu’il avait quitté le manoir du démon écarlate, son ventre n’avait cessé de gargouiller.
Lorsqu’ils entrèrent dans l’auberge, des regards inquiets se tournèrent vers Mercu. Suivit de quelques murmures.
-Bah quoi ?Ils n’ont jamais vu de yokais-sparadrap ? Demanda Mercu à son amie.
-C’est que généralement, les yokais sont hors du village, pas dedans. Et surtout dans une auberge pleine d’humains. Expliqua-elle.
-Pas grave. J’ai très faim moi ! S’exclama Mercu en regardant avec avidité les plats des humains ici-présents.
En entendant un yokai dire qu’il avait faim, le teint des gens dans la pièce devint livide.
Le patron de l’auberge entra soudainement dans la pièce.
-Qui-est le gaillard qui fait peur à mes clients ?
Son regard croisa les yeux jaunes de Mercu. Il eut un mouvement de recul. Puis il remarqua Train qui se tenait derrière lui. Il en eut l’air rassuré.
-L’amie de Mercu salua le patron de l’auberge comme une vielle connaissance.
Ils avaient l’air de se connaître. Train expliqua au patron qu’elle venait manger un morceau avec un ami. L’homme regarda avec méfiance, Mercu qui essayait de calmer les gargouillements de son ventre. Puis il les installa à une table un peu éloignée des autres clients. Il revint un instant plus tard avec de quoi noter ce que Mercu et Train voudraient manger. Dans l’auberge, personne ne parlai. Tous les clients avaient les yeux fixés sur le yokai-sparadrap. Mercu voulu détendre l’atmosphère en disant qu’il allait prendre un steak d’humain avec des frites. Ce qui ne fit rire que Train.
-Meuh nan je plaisantais ! Je vais prendre la même chose que Train.
Celle-ci commanda le plat du jour, un steak de bœuf avec des frites le tout accompagné d’une soupe aux champignons de le forêt de la magie.
-Vous le voulez saignant le steak ? Demanda le barman en désignant Mercu.
-Ouais volontiers ! Comment vous savez ça ? Vous êtes devin ? s’exclama le yokai impressionné.
-Ah bah ça c’est le talent. Expliqua Train. Moi aussi je le prends saignant.
Le barman écrivit la commande sur son carnet et s’en alla.

En attendant que le plat arrive, Train expliqua à Mercu comment fonctionnait le monde de Gensokyo. Les rapports désastreux entre humains et yokais, les règles instaurée par une miko nommée Reimu Hakurei pour empêcher les yokais et les humains de s’entre-tuer.
Elle lui expliqua aussi la règle des spellcards pour doser la violence lors des affrontements. Car elle les gens vivant à Gensokyo était très friands de combats.
Le temps passait, et les humains avaient repris leur repas plus ou moins normalement.
Mercu était affalé sur son tabouret. L’odeur de la nourriture amplifiait sa faim et le faisait saliver.
Lorsque le serveur arriva avec les plats, le visage de Mercu exprimait une joie si intense qu’il avait l’air de rayonner. Train avait l’air émue face à l’émouvant spectacle de Mercu qui savourait son plat comme jamais.
Les humains étaient enchantés de voir que le yokai allait pouvoir apaiser sa faim avec autre chose que de la chaire humaine. En revanche, il le furent moins lorsqu’ils apprirent qu’il allait rester dormir une nuit dans l’auberge.
Le patron de l’auberge montra à Train et à son ami yokai la chambre où ils allaient loger.
Le yokai-sparadrap était épuisé. Il n’avait pas cessé de courir pendant la journée et il venait de prendre un copieux repas. Il était même mort une fois.
Lorsqu’il arriva près de son lit, il s’y laissa tomber et s’endormit quelques minutes plus tard dans un sommeil très profond.

Mercu se réveilla en sursaut. Il se trouvait dans une forêt, en pleine nuit, couché sur une pile de vêtements déchirés sur le sol. Il se leva et remarqua qu’il était totalement nu et qu’il avait des traces de sang sur le corps. Il entendit des bruits de mastications provenant de derrière lui. Il se retourna et vit une petite fille de dos, accroupie devant le cadavre de Train. En voyant cela, Mercu eut l’impression de recevoir un coup de poing dans le ventre.
La petite fille était vêtue d’une robe noire à manches blanches et avait un nœud rouge attaché dans ses courts cheveux blond. Elle se retourna doucement. Son visage était sombre. Soudain, un immense œil gris s’ouvrit en plein milieu de sa tête. Prenant l’intégralité de son visage.
Puis un gros flash azur eut lieu.

Mercu se réveilla en hurlant.
Faisant, au passage, tomber Train de son lit.
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Fanfic: Le pansement des héros. il y a 3 semaines 5 jours #33195

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Chapitre 6 : Train, le démon des cauchemars.


Mercu était dans son lit, haletant.
Train se releva en se massant les côtes, et alla parler avec son ami.
-Eh ben.. Plutôt brutal comme reveil.
Mercu était rassuré de voir son amie vivante.
-Woah.. J’ai fait un sacré cauchemar ! S’exclama le sparadrap.
-Je sais. C’est normal. Répondit calmement Train
-Qu’est ce que tu veux dire par là ?
-Si tu dors proche de moi, tu risque de ne pas faire de très beaux rêves.
-Qûwa !? S’exclama Mercu qui ne comprenait pas bien.
Train soupira.
-Raaah… Je ne suis pas comme les autres. Je ne suis pas un simple yokai ou humain.
-Du coup t’es quoi ?
-Je suis un démon des cauchemars. Avoua-elle.
Train avait l’air d’avoir honte ce qu’elle était. Alors que Mercu trouvait que ça avait la classe. Mais moins qu’un yokai-sparadrap, évidemment.
-Les gens qui savent cela ont tendance à m’éviter. Ils pensent que j’apporte le malheur. J’espère que toi tu ne vas pas… Hé ! Où pars-tu comme ça ?
Bah prendre le petit-déj. Tu sens pas cette odeur ? On dirait qu’il y aura des œufs et du poisson grillé. Lança Mercu en sortant de sa chambre, laissant une Train soupirante.

Un peu plus tard, Train rejoignit son ami le sparadrap qui avait déjà commencé à manger.
-Ah te voilà enfin. T’as fait long pour venir ici. Se plaignit Mercu en pointant son amie du bout de poisson qu’il avait sur sa fourchette.
-Je n’allais quand même pas descendre en chemise de nuit. Dit Train de manière hautaine.
-T’avais la classe dans ce torchon. On aurait dit un aventurier badasse. Alors que là on dirait un uniforme militaire le truc que tu porte.
-Bah s’en est un. Dit-elle en fermant les derniers boutons de son uniforme lunaire.
Mercu rota.
-Ok bah dépêche-toi pasque y’aura bientôt plus de ce délicieux poisson fumé.
Train prit place en face du sparadrap et commença à manger. Mercu interrogea son amie sur ce qu’elle avait prévu de faire aujourd’hui. Suite à ça, elle lui expliqua qu’elle allait devoir faire quelques livraisons top-secrètes dans le village de la part d’une amie.
-Des livraisons top-secrètes ? C’était pour ça ces armes ?
Train saisit Mercu par le col et le tira violemment vers elle.
-TU AS FOUILLÉ DANS MES AFFAIRES !? Beugla-elle, se qui fit sursauter les gens assis à proximité.
-Bah t’avais qu’à pas les laisser traîner par terre. Je suis quelqu’un de curieux moi. Dit calmement Mercu qui était encore en train de manger.

L’air calme du sparadrap ne fit qu’augmenter la colère excessive de Train.
Son regard devint d’un bleu d’une profondeur incroyable.
À ce moment là, Mercu, blasé, croqua dans une brochette de crevette. Les nerfs de Train atteignirent leur limite. Sa colère explosa. Elle plaqua ses deux mains sur le visage de Mercu. Et de là, un puissant jet d’eau en sorti pour percuter le yokai en pleine tête. Le faisant s’écraser contre une fenêtre qui se brisa sous le choc.

Train avait le regard sombre. Elle ramassa ses affaires puis sorti de l’auberge en posant un petit sac d’argent sur le bar pour les dégâts causés.
Dans l’auberge, les gens étaient stupéfaits. Le barman arriva en courant vers Mercu pour voir comment il allait.
Le pauvre yokai-sparadrap avait une grosse marque rouge sur le front à l’endroit où le jet d’eau l’avait frappé, ainsi que plusieurs bouts de verre planté de le corps.
Il ne donnait aucun signe de vie.
Soudain, il se releva puis se mit à rire. Il prit sa spellcard et récita la formule.
-Panse Sign «Sparadrap Miraculeux » !
Rapidement, ses plaies se refermèrent.
-Sacrée Train. Je ne savais pas qu’elle avait le sang aussi chaud !
Et Mercu quitta l’auberge en riant.

Les mains dans les poches de son pantalon à présent déchiré, Mercu marchait dans une rue commerçante du village des humains, sur son chemin, les gens s’écartaient.
Soudain, une petite fille trébucha devant lui, en tombant, elle s’était entaillée le genou.
La petite fille se mit à pleurer.
Le yokai-pansement s’accroupit devant elle. Il claqua des doigts, faisant apparaître un sparadrap qu’il appliqua sur la blessure de l’enfant.
Elle essuya ses larmes, se releva et fit un câlin au yokai encore accroupit.
La mère de l’enfant, qui était témoin de la scène, la rappela. La petite fille relâcha Mercu et s’en alla. Elle se retourna et sourit au yokai. Celui-ci fit son plus beau sourire, dévoilant ses crocs pointus. La jeune femme alla remercier Mercu de son acte de gentillesse puis parti avec sa fille. Après cela, les humains que le yokai croisait ne l’évitaient plus.
Mercu continua sa route le cœur léger.

Depuis une petite ruelle étroite, entre deux battisses, Train avait observé le sparadrap.
-Sacré Mercurochrome.. Murmura-elle en souriant. Puis elle s’enfonça dans la petite ruelle pour livrer ce qu’elle avait à livrer.
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Fanfic: Le pansement des héros. il y a 3 semaines 3 jours #33197

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Chapitre 7 : La yokai des ténèbres et
le monstre à la langue bien pendue.



Après avoir salué Keine qui gardait une des grandes porte du village, Mercu quitta le village des humains. Le jeune sparadrap n’avait aucune idée de où il allait. Cela faisait à peu près une demi-heure qu’il suivait bêtement un chemin sur lequel il croisa quelques humains qui prirent peur en le voyant. Pour éviter d’effrayer d’autre personnes, Mercu quitta le chemin et entra dans une forêt à proximité.
Le lieu était sombre et calme. Le sparadrap avait l’impression d’avoir déjà visité cette endroit par le passé.
Il décida de faire une petite pause et s’assit sur une souche non-loin de là.
Puis quelque chose attira son attention, une sphère noir se déplaçait dans les aires.
L’étrange objet descendit dans la forêt et rentra en collision avec un arbre.
La sphère disparu et une personne se trouvait assommée au pied de l’arbre.
Le sparadrap accouru vers la personne pour l’aider.
C’était une petite fille qui avait de cours cheveux blonds et qui était vêtue d’une robe noire aux manches blanches avec un nœud rouge attaché dans les cheveux.
Mercu eut l’impression que son cœur s’arrêtait.

C’était la fille qu’il avait vu dans son rêve en train de dévorer son amie Train.
La petite fille se releva en chancelant. Elle était encore un peu étourdie.
Après quelques instants, elle remarqua le sparadrap qui la fixait avec un regard apeuré.
-Et bah alors ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? Dit la petite fille à Mercu.
Mercu dégluti et pris la parole à son tour.
-Qu’est ce que tu fais là ? Et qui es-tu !?
La petite fille cligna de ses yeux rouges et lança à Mercu un regard interrogateur.
-Je suis la yokai des ténèbres, Rumia. Tu ne me connaissais pas ? Je suis pourtant très redoutée par les humains. Dit la petite yokai.
-Comment-ça redoutée !? Tu manges les gens ?
-Bah évidemment ! s’exclama Rumia en souriant, dévoilant des dents très pointues.
L’image de Train se faisant dévorer revint brutalement dans la tête de Mercu.
Le sparadrap concentra son regard sur la petite yokai à la recherche de l’œil azur qu’il avait vu dans le rêve.
-Bah pourquoi tu me regardes comme ça ? Interrogea Rumia. Tu n’as jamais mangé personne ou quoi ? T’es un yokai pourtant.
Le ton naturelle et innocent qu’employait la petite yokai pour parler des meurtres qu’elle avait commis faisaient monter en Mercu, une envie d’être violent.
Le sparadrap avait le regard sombre.
-Combien de personnes as-tu dévoré jusqu’à présent ? Dit celui-ci avec une voix rauque.
La petite yokai leva ses yeux rouges vers le ciel.
-Je ne sais pas.. Tu peux te rappeler le nombre de fois que tu as mangé du pain ?
Mercu écarquilla les yeux. Ainsi qu’un troisième au milieu de son visage.
Sur le sparadrap que Mercu avait, collé sur le nez, un petit œil s’était ouvert et fixait Rumia de son iris grise.
-J’en ai mangé qu’une fois ! C’était ce matin avec Train ! Et je t’empêcherai de la bouffer ! S’écria Mercu en courant contre la petite yokai pour l’attaquer.
La pupille du petit œil se contracta.
Surprise, Rumia se releva et tenta d’éviter le sparadrap. Mais trop tard. Le poing de son adversaire l’atteignit en plein visage. La petite yokai fut projetée au sol et roula quelques mètres dans les feuilles mortes.
Mercu ne se contenta pas de cela. Il couru contre la yokai toujours à terre, ramassa un épais bâton sur le sol, et s’en servit pour donner un gros coup vertical sur la yokai et la blesser d’avantage.
Rumia roula sur le côté et évita de justesse le puissant coup porté par son adversaire.
La petite yokai se releva, un filet de sang sur le coin de la lèvre, et sourit à son adversaire. L’attaque de ce dernier n’avait pas l’air de lui avoir fait beaucoup de mal. Elle n’avait eu comme effet que d’éveiller les instincts combatif de la petite yokai.
Celle-ci s’éleva doucement dans les airs en écartant les bras.
- « Moon Sign : Moonlight Ray » ! S’écria Rumia.
Mercu se stoppa dans sa course. Il savait que c’était une spellcard. Il se teint prêt à esquiver les projectiles magique qu’il sentait arriver.
De la petite yokai, des tirs de projectiles en forme de sphère blanches étaient propulsés de manière régulière contre le sparadrap.
Celui-ci les esquiva sans trop de difficulté. Soudain, deux puissants lasers bleus furent émit par la petite yokai. Ceux-ci se resserraient progressivement sur le sparadrap qui se mit à paniquer et se pris plusieurs des petits projectiles blancs qui le firent valdinguer contre un des laser qui lui brûla le torse, réduisant sa chemise en lambeaux.
-Touché ! Fit la yokai avec joie.
Mercu se releva. Il ne souriait pas du tout. Ses yeux jaunes de yokai fixaient Rumia avec haine.
-Je vois. Tu en veux plus ? La petite yokai s’envola quelques mètres au dessus de sparadrap puis, utilisa une autre spellcard.
- « Night Sign : Night Bird » !
Dans les airs, elle commença à prendre de la vitesse.
Elle vola en direction de son adversaire puis se mit à le bombarder en tirant des rafales de projectiles magiques. Des sphères violettes de la taille d’un ballon de foot étaient lancées de manière anarchique sur sa droite et des vertes sur sa gauches. Celles-ci se croisaient, rendant le tout dangereux pour le sparadrap qui devait concentrer son attention sur deux côtés à la fois. Mais il parvenait, malgré la difficulté, à éviter le tout.
Rumia remarqua cela et fondit sur Mercu, les deux bras tendus devant elle, puis tira une grosse rafale de sphères bleues ciel qui percutèrent le sparadrap à bout portant, le projetant violemment contre un arbre qui trembla sous la force de l’impact, faisant tomber des feuilles mortes qui le recouvrirent.
La petite fille blonde esquissa un sourire carnassier.
-J’ai gagné. Ça lui apprendra à ce yokai végan.
Rumia s’apprêta à partir, laissant Mercu sous le tas de feuilles.

- « Panse Sign : Sparadrap Miraculeux » !
Au pied de l’arbre, une lumière azur illumina le tas de feuilles mortes pendant un court flash.
Quasi instantanément après, Mercu émergea brutalement du tas de feuille en en projetant partout dans une implosion de magie.
Mercu se tenait debout, à torse nu, sans aucune blessures, devant la yokai qui le regardait avec étonnement.
Le sparadrap avait le regard vide. Son « troisième œil » luisait doucement de sa lumière azur habituelle. Soudain, les yeux jaunes de Mercu devinrent blancs, puis il tomba au sol, évanouit.
La yokai des ténèbre regardait son adversaire l’air déconcertée.
-Bon j’ai gagné ou pas ? Faudrait savoir.
D’un coup, le sparadrap se releva doucement, la tête basse.
-Alors ? Tu abandonnes ? Fit Rumia.
Le sparadrap releva la tête. Ce n’était plus Mercu.
C’était toujours le même corps. Mais à la place du visage du yokai-sparadrap, il y avait juste une bouche. Un grosse bouche munie de deux grosses canines. Mais les dents n’étaient rien comparées à l’immense langue qui sortait de la bouche, démunie de lèvres, en pendouillant jusqu’aux genoux du corps de Mercu.

La petite yokai eut un mouvement de recul.
-Qu’est-ce que..!?
En plus de la bouche, un œil azur s’ouvrit au dessus de celle-ci en faisant un bruit mouillé répugnant. C’était le même œil que Mercu avait vu dans son rêve.

-Le vrai combat peu enfin commencer. Annonça le monstre avec une voix rauque.
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Fanfic: Le pansement des héros. il y a 3 semaines 2 jours #33202

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Chapitre 8 : La police de Gensokyo et le pansement miracle


- « Darkness Sign : Demarcation » ! s’écria la yokai des ténèbres.
Tout autour de Rumia, de petits projectiles colorés et pointus formaient une barrière empêchant quiconque de l’approcher. Puis, la yokai projeta un flot de sphères bleues contre le monstre qui ne bougea pas, et se prit l’attaque de plein fouet.
La puissance du choc souleva un nuage de poussière.
En marchant tranquillement, le monstre-sparadrap sorti de la zone d’impact. Des éclairs bleus crépitants autour de lui, pansant ses divers blessures infligées par l’explosion.
Les éclairs cessèrent, et le monstre se tenait debout, sans la moindre égratignure.

Le monstre leva un bras en direction de la yokai. Les feuilles mortes qui se trouvaient à côté de lui s’envolèrent, puis se mirent à lui tourner autour. Il utilisa un sort de magie élémentaire acier, et les feuilles mortes devinrent dures et tranchantes, tel de petits couteaux que le monstre envoya à toute vitesse contre Rumia.
La yokai des ténèbres créa un voile d’ombre devant elle pour se protéger de la tempêtes de feuilles mortelles.
Le voile absorba les feuilles qui disparurent au contact de l’ombre.
Depuis sa bulle protectrice, Rumia ne voyait rien. Elle senti que l’attaque du monstre avait cessé. La yokai enleva le voile et chercha son adversaire des yeux. Il avait disparu de son champ de vision.
Le monstre ricana. Il se tenait derrière Rumia, le bras durci par la magie acier, prêt à la frapper. Ce qu’il fit.
Avec une force bestiale, le poing durci du monstre s’enfonça dans les côtes de la petite yokai qui fut projetée à une vitesse folle contre un arbre qu’elle traversa. La malheureuse continua sa course et s’écrasa lourdement sur le sol une vingtaine de mètres plus loin.
Son adversaire accouru vers elle, puis la souleva par le col et la plaqua contre un arbre.
Ce n’était plus le monstre. C’était Mercu. Mais son regard était bestial. Tout son côté sauvage de yokai avait fait surface et il ne pensait plus qu’à une chose, tuer son adversaire.
La petite yokai était vaincue. Son regard se perdait dans le vide et un filet de sang s’écoulait de sa bouche. Mais le yokai-sparadrap n’en avait que faire. Il lui donna des coups de poings dans le visages, sans s’arrêter, sans pitié.
Soudain, il se fit éjecter en arrière. Quelqu’un venait d’arriver pour secourir Rumia.
Le yokai-sparadrap chercha de ses yeux jaunes qui l’avait attaqué.
C’était une jeune femme vêtue de noir et de blanc, avec grand chapeau de sorcière posé sur ses longs cheveux blonds. Le sparadrap avait l’impression de l’avoir déjà vue auparavant.
Mais il ne chercha pas à comprendre et couru contre la jeune femme pour lui faire la même chose qu’à Rumia.
Sans avoir compris quand et comment, un immense rayon arc-en-ciel vint le balayer. Le puissant rayon brûla les arbres qui se trouvaient derrière sa cible sur à peu près cent mètres de long pour une largeur d’au moins vingt mètres. Mercu se trouvait planté dans un arbre, cent cinquante mètres plus loin.
La jeune femme marcha vers Rumia pour voir son état. Ce n’était pas beau à voir.
La yokai avait la bouche pleine de sang, il lui manquait des dents, une partie de son visage était gonfle et couvert d’hématomes. Son nez pissait le sang, ainsi que tout les autres orifices de son visage. La magicienne en noir et blanc utilisa un sort qui stoppa l’hémorragie faciale de la petite yokai. Mais elle était toujours dans un état pitoyable.
La magicienne s’apprêta à la mener chez une de ses connaissances médecin. Elle se retourna d’un coup et pointa un petit objet octogonal sur Mercu qui revenait vers elles en marchant.
-Tu es bien solide, yokai. Il y a peu de monde qui tiennent encore debout après s’être pris mon Master Spark de plein fouet.
À voir, la spell du yokai-sparadrap pouvait même le soigner des plus puissantes attaques magiques.
Mais ce n’était pas son auto-régénération qui préoccupait Mercu, mais le fait qu’il aie perdu le contrôle durant le combat. Et qu’il avait été quelqu’un d’autre.
Mercu se tenait immobile. Et regardait la jeune femme.
Cette dernière voyait dans le regard du sparadrap qu’il n’était plus agressif. Il avait l’air choqué de ce qui venait de se passer. Et c’était le cas.
Soudain, une autre jeune femme atterrit au côté de la magicienne.
-Que se passe-t-il ici ? J’ai vu ton master spark Marisa.
-Yo Reimu. J’ai séparé ces deux yokais qui se battaient sans respecter la règle des spellcards. Expliqua la magicienne en désignant Mercu et Rumia d’un signe de tête.
La miko regarda Rumia puis Mercu.
-Toi, tu viens avec moi. Dit fermement Reimu au sparadrap.
Sous la pression de son regard sévère, Mercu n’avait aucune envie de désobéir. Il marcha timidement vers elle.
-Bien. Tu peux voler ? Interrogea-elle.
Mercu fit non de la tête.
-Raaah… Suis-moi alors. Fit la miko en partant à pied dans une direction, Mercu sur ses talons.
Marisa les regardait partir.
-Il va se faire exterminer le pauvre. Pensa-elle.
Puis, elle s’envola sur son ballait magique pour emmener la yokai blessée se faire soigner.

Reimu marchait à grands pas. Le sparadrap avait de la peine à la suivre. Ils marchèrent environ vingt minutes, vingt minutes où Mercu se faisait gronder par la miko pour ne pas avoir respecté l’une des règles fondamentales de Gensokyo, pour avoir blessé quelqu’un et surtout, pour avoir interrompu sa sieste. Après ces longues vingt minutes, ils sortirent enfin de la forêt pour arriver devant un long escalier.
Là, la miko se retourna en soupirant.
-Je t’attends en haut. Et je te préviens, si tu en profites pour t’enfuir, je te chercherai, je te trouverai, et je..
-J’ai compris madame Reimu ! Coupa Mercu.
-Bien. Alors dépêche-toi.
La miko s’envola sous le regard envieux du sparadrap. Celui-ci commença alors sa pénible ascension qui le séparait de Reimu.
Après plusieurs minutes de souffrance, Mercu atteignit enfin le sommet, il avait le souffle court et les jambes en compotes. En haut des escaliers, un grand torii rouge indiquait la présence d’un temple. Et effectivement, lorsque Mercu passa sous celui-ci, il se trouva alors devant un temple japonais traditionnel.
-Te voilà enfin ! Tu en as mis du temps ! Un peu plus et je t’aurais exterminé. Ronchonna la miko qui, contrairement à ce qu’elle lui avait dit précédemment, ne l’avais pas attendu. Elle était assise sur le petit escalier en bois devant le temple, en train de se boire un petit thé.
-Qu’est-ce que tu attends ? Viens ici ! Ordonna la miko.
Mercu ne se fit pas prier. Utilisant les dernières forces qu’il lui restait, il accouru vers la jeune femme autoritaire et s’effondra devant elle.
-Bien. À nous deux maintenant. Allez entre. Dit la jeune femme en rouge qui se leva et entra dans le temple. Le sparadrap se releva péniblement et entra à son tour.
La jeune femme l’attendait assise en position seiza et le fixait avec un regard mauvais. Tremblant de la tête au pieds, Mercu vint s’agenouiller devant elle.
-Alors, commençons. Tu vas devoir répondre à quelques questions.
Mercu dégluti.
-Premièrement, comment t’appelles-tu ?
-Mercu.
-Enchanté Mercu. Moi c’est Reimu Hakurei, la miko de ce temple qui porte le même nom.
-Le temple Raymoo ?
-Non. Hakurei. Et mon prénom se prononce Reimu.
-D’accord..
-Deuxième question ! Prononça la miko à haute voix, ce qui fit sursauter Mercu. Qu’es-tu comme espèce de yokai ?
-Je.. Je suis un yokai-sparadrap.
-C’est tout ?
-Bah... ouais c’est tout.
Reimu fixait Mercu droit dans les yeux, rendant ce dernier très mal à l’aise.
-Est-ce vraiment tout ? Parce que tu es le seul yokai-humanoïde mâle de Gensokyo que j’aie vu jusqu’à présent.
-Ah bon ? M..
-Troisième question ! Coupa Reimu. Pourquoi n’as-tu pas respecté la règle des spellcards pendant ton combat contre Rumia ? Es-tu au moins au courant des règles de ce monde ?
-Bah en faite je suis nouveau ici et..
-Aha !!! S’exclama la miko, faisant tellement sursauter Mercu qu’il laissa échapper un petit cri. Elle sorti un gohei de sa manches et le pointa en direction du sparadrap avec un air menaçant.
-À chaque fois que des nouveaux débarquent à Gensokyo, ça provoque un incident. Cette fois, je vais pouvoir résoudre cette histoire vite-fait bien fait, ici même. En t’exterminant !
Ce que redoutait Mercu allait se produire. Il allait se faire exterminer par la miko.
-Non pitié ! Il y a une grande aventure passionnante qui m’attends !
-Une grande aventure ? Tous juste un pitoyable fan-game si tu veux mon avis !
-Un quoi ?
-Heu.. rien ! Tais-toi et subi ma sentence ! Cria-elle.
Du gohei de la miko, un flot de talismans rouges et blancs vinrent percuter le sparadrap à bout portant, le propulsant hors du temple de Reimu. Cette dernière en sorti pour faire face à son adversaire hors du bâtiment.
Mercu soupira.
-Oh non… Pas un combat… J’ai rien demandé moi. Pourquoi tant de haine ?
En unique réponse, la miko sorti une spellcard de son autre manche et l’activa.
-Divine Spirit : Fantasy Seal ! Cria Reimu
De la magie divine fut émise de cette dernière. Puis, cinq grosses orbes Ying Yang se mirent à lui tourner autour, avant de fondre sur le sparadrap qui se pris l’intégralité de l’attaque qui provoqua un grosse explosion divine à son lieu d’impact.
La miko se retourna et reparti dans son temple avec l’agréable sensation du devoir accompli.
-Panse Sign : Sparadrap Miraculeux !
Reimu se retourna brusquement.
-Woah ! Ça fonctionne même avec les attaques divines ! C’est un truc de dingue cette spellcard. S’étonna le yokai-sparadrap.
Mais il n’était pas le seul à être étonné. Reimu n’en revenait pas. Il n’y avait pas beaucoup de yokai capables de résister aussi bien à ses spellcards.
Elle ne perdit pas son temps. À peine le sparadrap s’était relevé, que la prêtresse lui enfonça son gohei divin dans l’estomac, le faisant reculer d’une dizaine de mètre en arrière, laissant une trace sur le sol. Le sparadrap tomba à genoux, plié en deux, les mains crispées sur son ventre endolori.
La miko n’en resta pas là, elle pris appuis sur le sol et s’élança contre Mercu pour lui assener un autre coup, dans la tête cette fois.
Le sparadrap était incapable de bouger. Il leva le tête et ferma les yeux en voyant Reimu lui arriver dessus.
En même temps qu’il ferma ses deux yeux, un troisième œil s’ouvrit sur son sparadrap.
Au moment où Reimu frappa, un éclair azur crépita sur le front de Mercu.
La force du coup de la miko le propulsa en arrière. Le yokai-sparadrap rouvrit les yeux. À l’endroit où Reimu avait frappé, la peau de Mercu avait été durcie par de la magie acier.
Le petit œil se referma et la peau de Mercu redevint normale.
Ce dernier se releva et marcha doucement vers la miko.
-Arrête s’il-te-plaît ! Dans tout les cas, je me régénère. Alors arrête de me frapper !
-On verra si tu pourras te régénérer après ça !!! Hurla Reimu.
-Nononon...!
-Hoï ! Il se passe quoi ici ? Dit une voix qui venait des airs.
-Marisa ! Tu as fait vite dit donc ! S’exclama la miko.
-Mon balai est rapide Reimu. Se venta la sorcière en noir et blanc.
-Ouais c’est bien. Mais là on a un problème ! Ce yokai est increvable. Il s’est pris mon fantasy seal et il n’a rien ! Mais je ne vais pas me laisser abattre si facilement !
-Ne te fatigue pas. Dit son amie sorcière. Je lui ai lancé mon Master spark en pleine face et il n’a pas bronché. Je crois qu’il faut procéder autrement.
-C’est vrai ! De toute façon je ne vous veux aucun mal ! Je suis gentil ! S’écria le sparadrap.
-Évidemment ! Et quand on aura le dos tourné, tu en profiteras pour créer un incident ! Beugla Reimu.
-Tu exagères un peu… Lui répondit son amie la magicienne. Ça me fait drôle de dire ça, mais on peut régler les conflit autrement qu’en se tapant dessus.
La magicienne alla vers le yokai-sparadrap et lui tendit la main, l’invitant à la serrer.
Mercu eut un mouvement de recul, puis, voyant que Marisa ne le menaçait pas, lui serra la main à son tour.
-Tu devrais faire plus attention. Prévint la miko. Tu devrais pourtant savoir que les yokais sont imprévisibles et cruels.
-Tu n’es pas très bien placée pour parler de cruauté. Souligna la magicienne.
-Ouais ! Ça c’est bien vrai ! s’exclama le sparadrap.
-Toi tu la fermes ! Gronda Reimu.
-C’est pas sympa ! J’ai juste dit que j’étais nouveau et toi tu m’attaque ! Franchement tu pourrais être un peu plus accueillante avec les nouveaux venus !
La miko soupira et baissa son gohei.
-Dernière question ! Cria Reimu avec le plus grand sérieux. Le sparadrap dégluti.
-Aimes-tu le thé vert ?
Il leva un sourcil.
-Alors ? Oui ou non ?
-Ah heu.. bah ouais.. je suppose… Bredouilla Mercu qui était perturbé face au changement soudain d’attitude de la miko.
-Bien. Alors suis-moi à l’intérieur. Je t’invite à boire un thé avec moi et mon amie Marisa.
Cette dernière mit une main sur l’épaule du yokai.
-Cherche pas à comprendre. Elle est toujours comme ça. Expliqua la sorcière en souriant.
Le sparadrap rentra donc dans le temple, accompagné de Marisa.

Ils s’assirent sur des coussins à même le sol, devant une petite table basse en attendant Reimu qui était occupée à faire le thé dans la pièce d’à côté.
-Eh ben… C’est pas joli-joli ce que t’as fait à Rumia. Que s’est-il passé ? Demanda la magicienne à Mercu.
Le yokai-sparadrap raconta donc à Marisa la raison qui l’avait poussé à se battre, de son rêve avec l’œil azur, de ses pouvoirs ainsi que de son étrange transformation en monstre qui l’avait poussé à faire ce qu’il avait fait à la pauvre petite yokai des ténèbres.
Marisa était captivée par le récit du jeune yokai.
-Et du coup tu peux te prendre n’importe quelle attaque et tu n’as rien ?
-Ouais. Confirma le yokai-sparadrap.
-Ça tombe bien ! J’ai justement découvert que mon hakkero pouvait projeter de la poudre de champignon qui explose et…
-Et c’est toi qui parle de cruauté ? Coupa Reimu qui arrivait avec un plateau contenant une théière fumante et trois petits bols cylindriques. Elle posa le plateau et servit le thé à ses invités.
Au passage, elle s’excusa auprès de Mercu pour avoir voulu l’exterminer. Celui-ci accepta ses excuse et lui dit que ce n’était pas grave, que ça pouvait arriver même aux meilleurs.
Le sparadrap but une grosse gorgée du thé encore fumant et se brûla. Juste après, un petit éclair bleu crépita.
-Voilà. Ça fonctionne comme ça mon auto-régénération. Expliqua Mercu à Marisa qui avait des étoiles dans les yeux.
-C’est dingue ! T’es invincible comme ça ! S’écria Marisa qui était surexcitée. Et puis ils sont comment tes danmakus ?
-Mes quoi ?
-Tes danmakus. Tes attaques offensives si tu préfères. Expliqua Marisa.
-Heuu… Bah justement je sais pas trop… Pour l’instant j’utilise un bâton.
-La magie élémentaire de type bois ? Pas mal. Je ne la maîtrise pas très bien celle-là.
-Nonon. Juste un bâton. Que j’utilise comme une massue. Ça me permet de taper plus fort.
Reimu et Marisa se regardèrent.
-Mais… Tu connais quoi en magie ? Demanda la magicienne.
-Eh bah pas grand-chose… Mais j’aimerais bien en apprendre plus.
Marisa et Reimu soupirèrent en chœur.
-Râââh… Il est vraiment nul offensivement ! Râla la première.
-Ouf… Il ne risque pas de provoquer d’incidents. Se réjouis la deuxième.
-Du coup vous allez m’aider ?
-Non. Dit clairement Reimu.
-Ouais ! S’exclama la magicienne. Mais je suis une mauvaise prof. En revanche, je connais quelqu’un qui pourrait t’aider. Viens avec moi ! Je vais te montrer où c’est.
La sorcière en noir et blanc sorti en trombe du temple en emportant Mercu avec elle.
-Marisa. Si tu vas où je pense, tu seras très mal accueillie. Prévint Reimu qui était restée dans son temple.
-T’inquiète, je gère la fougère ! Cria-elle à son amie.
La magicienne monta sur son balai magique et dit au sparadrap de la suivre.
-Je ne sais pas voler ! Prévint Mercu.
-D’acc. Bah monte à l’arrière. Dit Marisa en se posant à côté du yokai.
-Ok. Mais tu vas pas trop vite hein ? J’ai peur de tomber.
La sorcière rigola.
-Nonon… Ne t’inquiète pas… Rassura-elle avec un sourire inquiétant.
À peine monté à l’arrière du balai, celui-ci décolla à toute vitesse.
Depuis son temple, la miko avait entendu le cri de Mercu terrorisé.
-Pauvre sparadrap. Soupira-elle.
Screugneugneu
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Chapitre 9 : Shiki-kan


En route pour la forêt yokai, Train allait terminer ses livraisons douteuses.
Elle emprunta un chemin en terre prescris comme zone non-autorisée à la chasse à l’humain par la miko du sanctuaire Hakurei. C’est pourquoi il y avait habituellement bon nombre d’humains qui l’empruntaient pour le commerce et le travail au champs.
Pourtant, alors que Train l’empruntait en pleine journée, il n’y avait pas âme qui vive.
Elle savait que quelque chose ne tournait pas rond.
Le démon des cauchemars était aux aguets.
Une partie de sa vision étant masquée par son grand chapeau chinois, elle se servait principalement de son ouïe.

Train continuait à marcher comme si de rien n’était, tout en étant sur ses gardes.
Elle marcha ainsi pendant à peu près un quart d’heure sans qu’il ne se passe la moindre chose. Pourtant, cela faisait un moment qu’elle se sentait suivie et observée.
Si c’était l’œuvre de yokais, cela ce serait passé complètement différemment. À l’aide de sa vision périphérique et de son ouïe fine, elle aurait probablement déjà identifié son poursuivant.
Elle décida donc d’utiliser un autre de ses sens.

Il ne lui fallut pas plus d’une seconde pour détecter les ondes des lapins lunaires qui allaient et venaient de tous les côtés.
-Je vois. C’était donc une illusion. Dit calmement Train tout en faisant pleuvoir grâce à sa maîtrise de l’eau.
Les goûtes de pluie révélèrent des formes humanoïdes à une vingtaine de mètres de Train. Cette dernière identifia une personne portant un appareil qui émettait particulièrement beaucoup d’ondes.
En un éclair, le démon des cauchemars avait tendu son bras et projeté un grand jet d’eau contre l’appareil. Celui-ci se brisa, et l’illusion qui rendait les lapins invisibles disparu.
Le chapeau de Train tomba derrière ses épaules, dévoilant sa longue chevelure brune et ses yeux bleus roi.
-J’ai vu juste on dirait..
Train qui avait l’air seule, était en fait encerclée par une vingtaine de lapins lunaires armés jusqu’aux dents qui pointèrent des fusils sortis tout droit d’un film de science-fiction sur le démon des cauchemars.
Ce dernier observait ses adversaires. Le canon de l’arme d’une des lapines tremblait. Train plongea son regard dans celui de la lunarienne. Plus il la fixait, plus le regard du lapin devenait vide. D’un coup, Train ferma le yeux et la lapine se mit à mitrailler des munitions paralysantes sur ses alliées. Le démon des cauchemars profita de la surprise générale pour passer à l’attaque.
Elle sorti une spellcard de son uniforme et cria la formule.
-Lumbre Sign : Dark Light !
Sitôt activée, le démon était entouré d’une lueur violette.
Le lapins le remarquèrent et comprirent de quoi il s’agissait.
-Elle a activé une spellcard ! Repliez-vous !
La lueur violette augmentait progressivement, puis ça explosa, un torrent de grosse sphères vertes suivit de lasers de la même couleur qui se croisaient étaient lancés dans toutes les directions.
Les lunariens détallaient comme des lapins. Certain se retournèrent et tirèrent sur Train, sans succès, avant de se prendre un projectile ou un laser et d’être mis hors-combat.
Rien n’arrêtait le démon des cauchemars qui était beaucoup trop fort pour ses assaillants.
Soudain, un éclair tomba sur Train. Annulant sa spellcard.
-Qu’est-ce que… Qui a fait ça !? S’exclama Train en se relevant les cheveux tous frisés à cause de l’électrocution.
Une lunarienne beaucoup plus imposante que les autres se posa doucement devant Train. Elle devait bien mesurer deux mètres de haut et avait de larges épaules carrées.
Sa longue chevelure blanche faisait beaucoup ressortir ses yeux violets braqué sur le démon des cauchemars de manière hautaine.
-Voilà donc le boss final. Plaisanta Train avec un petit sourire plein de malice.
Les deux adversaires se tenaient face-à-face, une vingtaine de mètre les séparait.
-Alors ? Reprit Train. Pourquoi m’avoir attaqué ?
-Je te rappelle que c’est toi qui a donné le premier coup. Répondit la grande lunarienne avec une voix douce qui ne s’accordait pas avec sa taille massive.
Train se renfrogna.
-Mouais… Bah alors pourquoi vous m’espionniez ? Déjà que ça coûte bonbon pour descendre de la lune à Gensokyo.. Il y avait sûrement une bonne raison à ça.
-Ces derniers temps, sur la lune, les militaires ont remarqué que des outils liés à l’armement avaient tendance à disparaître. Or, il se trouve que certains de nos agents qui informent la lune de ce qu’il se passe sur terre, nous ont informé qu’un certain petit groupe de révolutionnaires que tu connais très bien commence à recruter du monde dans le but d’attaquer la capitale lunaire.
-Vous devriez être au courant que ce n’est pas la capitale lunaire que veut Junko. Mais la tête de Chang’e.
-Alors tu confirmes qu’il y aura une attaque ?
-Junko n’est pas bête. Elle sait très bien qu’il est impossible de prendre d’assaut la lune en espérant en sortir victorieux. Et vous non-plus vous n’êtes pas bête. Alors vous devriez savoir que c’était une très mauvaise idée de libérer Chang’e.
-Elle a bu l’élixir hourai. On n’allait quand même pas la garder prisonnière pendant l’éternité. Les actes horrible qu’elle a commit appartiennent au passé maintenant. De toute façon je sais que personne ne peut vous résonner à ce sujet.
Train baissa la voix :
-Shiki. J’ai toujours désapprouvé tes méthodes. Mais si tu penses que Chang’e va t’aider dans ta quête de ‘’purification terrestre’’ et bah tu te fourre le doigt dans l’œil.
-Ma chère Train. À ce que je vois, tu es encore en désaccord avec cette guerre. Malgré tout le temps que tu as passé avec Junko, j’aurais pensé que tu avais enfin compris qu’il est nécessaire d’éradiquer les impuretés terrestres comme les yokais, les vampires, les humains… et les démons. À ce dernier mot, Shiki avait regardé Train avec insistance.
Cette dernière serra les dents.
-Quoi ? Tu veux qu’on se batte ? Dit calmement Train en mettant la main dans une poche.
La chef lunarienne sourit.
-Pas maintenant. De toute façon, je sais déjà tous ce que je voulais savoir. Désolé pour le dérangement. Nous nous retirons.
Shiki s’inclina légèrement, puis rappela sa troupe et leur ordonna de plier bagage. Les lunariens ramassèrent leurs compagnons à terre et repartirent sans se retourner en s’enfonçant dans la forêt yokai.
Train les regardait s’en aller.
-Nous nous reverrons. Shiki-kan.
Et le démon des cauchemars retourna, pensif, compléter ses livraisons.


De son côté, Mercu décédait à l’arrière du balai de Marisa qui fonçait à toute vitesse.
Premièrement, il avait le vertige. Deuxièmement, ça allait trop vite pour lui. Et troisièmement, il avait très mal à l’entre-jambe.
Le sparadrap comprenait pourquoi c’était le plus souvent des sorcières et non des sorciers qui étaient représentés en train de voler sur des balais.
Mercu n’avait aucune idée d’où ils allaient. Il avait trop peur de regarder en bas. Il jeta un petit coup d’œil mais le regretta. Il reconnu néanmoins qu’ils étaient en train de survoler le lac brumeux.
Marisa cria quelque chose à Mercu mais il n’écoutait pas. Pour le plus grand bien du sparadrap, la sorcière ralenti, puis s’arrêta en vol stationnaire pour parler à Mercu.
-Voilà sparadrap. On va arriver au manoir du démon écarlate. Donc, voilà ce qu’on va faire. Tu m’écoute là ?
Mercu, qui était très pâle, fit « oui » de la tête.
-Ok. Là on va entrer dans la bibliothèque, je te pose et je repars. Mais il faudra faire vite, alors accroche-toi bien à moi et laisse-toi faire.
-Ça... Ça marche. Bégaya le sparadrap.
-C’est partiii !
Marisa reparti encore plus vite qu’avant. En moins d’une minute, ils se trouvaient déjà aux portes du manoir. Les murs de ce dernier se rapprochaient dangereusement. Mais la magicienne accéléra encore davantage. Mercu cria comme une fillette alors qu’ils allaient s’écraser contre les murs rouges du manoir de Remilia. Au dernier moment, le balai fut entouré d’une sphère qui laissa une grosse traînée arc-en-ciel hors du mur qu’il venaient de transpercer. Marisa, tout sourire, salua Koakuma, qui avait manqué de faire un arrêt cardiaque, avant de repartir à toute vitesse par le trou béant dans le mur de la bibliothèque en laissant Mercu qui vomissait sur la moquette quelques mètres plus loin.
Sakuya apparu dans la bibliothèque couteaux en mains, mais c’était trop tard. Marisa était déjà loin. La maîtresse du temps était hors d’elle.
-Je commence à en avoir marre de réparer les dégâts de cette satanée magicienne !
-Du calme Sakuya. Dit calmement une jeune femme toute de mauve vêtue. Qu’as-t-elle prit cette fois-ci ?
Koakuma se releva encore tremblante.
-Elle n’a rien prit madame Patchouli. Mais elle a déposé ça. expliqua la petite démone en montrant Mercu du doigt.
-Non ! Pas la moquette ! s’écria Sakuya.
Le sparadrap lança un regard gêné aux habitantes du manoir.
-Mais c’est le pansement héro ! s’exclama Koakuma qui reconnu Mercu.
-S…salut… Koakuma ? c’est bien ça ?
-Ouiii ! Il se souvient de moi ! La petite démone sauta contre le sparadrap et le serra fort contre sa poitrine.
Patchouli soupira :
-aaalalah… ces démones. À ce que je vois, ce sera la pleine lune ce soir.
-Il est drôlement bien accueillit pour quelqu’un qui vient de régurgiter sur la moquette. Ironisa Sakuya. Si cela ne tenait qu’à moi, je l’aurais déjà renvoyé d’où il est venu.
-Tu l’aurais lancé par la fenêtre ?
-Précisément. Murmura-elle avant de disparaître pour aller chercher son matériel de nettoyage.
Alors que Koakuma couvrait Mercu de baisers, Patchouli retourna tranquillement à son bureau.
-Pitié ! Ne me laissez pas seul avec elle ! Cria le sparadrap à moitié étouffé.
La magicienne ne se retourna pas. Cependant, Sakuya réapparu et ordonna à la petite démone de le relâcher. Le sparadrap était mort psychologiquement. Il en avait trop vu pour aujourd’hui. Pour tester, il utilisa son pansement miracle. Des éclairs azurs crépitèrent autour de sa tête. Le sparadrap se releva, il se sentait en pleine forme.
-La classe ! Ça soigne même les maux de tête!
Sakuya mit une main sur l’épaule de Mercu.
-Ça va mieux sparadrap ? Serais-tu d’accord de m’aider à réparer les dégâts que vous avez causé toi et cette charmante sorcière?
Le ton utilisé était doux, mais il y avait une part de menace dans sa voix. Le sparadrap tremblait comme une feuille. Il fit absolument tout ce que la servante lui demanda de faire. Il était venu au manoir pour apprendre la magie mais il passa le reste de la journée à nettoyer la bibliothèque, tout en évitant Koakuma qui lui faisait des clins d’œil. Dès qu’il eut fini ses corvées de nettoyages, il alla aider la servante du démon écarlate qui réparait le mur.
Il discutait avec elle et lui expliqua pourquoi Marisa l’avait lancé là. Sakuya lui dit d’aller voir Patchouli. Mais elle doutait qu’elle allait accepter de l’aider. Dès qu’il eurent terminé la réparation du mur, Sakuya le remercia puis disparu, laissant Mercu seul dans la bibliothèque. Le sparadrap erra entre les étagères remplies de livres à la recherche de la magicienne. Il lui fallut un bon quart d’heure avant d’enfin l’apercevoir, cachée derrière le tas de livres empilés sur son bureau.
Il alla donc vers la magicienne qui était plongée dans un grimoire qui, vu sa taille, devait peser une bonne dizaine de kilos.
Il n’osait pas l’appeler, de peur de la déranger. Mais la magicienne le remarqua et lui demanda de venir vers elle. Mercu allait lui expliquer les raisons de sa venue, mais il n’en eut pas besoin. La magicienne pris la parole en première :
-J’imagine que tu vas me demander de t’enseigner la magie ?
-Oui. Sakuya te l’as dis ?
-Non. Mais à chaque fois qu’un jeune homme venu d’ailleurs entre dans ce manoir, je deviens sa professeure.
-Il y en a eu beaucoup ?
-Oui. Ils étaient tous nouveaux à Gensokyo. C’était des humains, des yokais… Parfois, il venaient du monde extérieur. Un jour, j’ai formé un humain croisé avec un homonculus. Une autre fois, c’était un humain qui était la réincarnation d’une lignée maudite par une créature maléfique. J’en ai vu de toute les couleurs avec eux… Soupira elle.
Le sparadrap était fasciné par ce que racontait la magicienne. Celle-ci le remarqua, et lui montra une petite étagère non-loin de là.
-Ils ont écris leurs aventures dans ces bouquins et me les ont confiés. Si tu veux, je te les prête. Bon. Revenons-en au principal. Déjà, qui es-tu ?
-Je suis Mercu. Un yokai-sparadrap.
-enchanté Mercu. Moi, je m’appelle Patchouli Knowledge. Et je suis une magicienne.
-Alors Mercu. Reprit-elle. As-tu des capacités magiques particulières en tant que yokai-sparadrap ?
-Je peux me soigner d’absolument tout. Et je ressens peu la douleur.
-Vraiment tout ?
Patchouli leva un bras en direction du mercurochrome qui recula légèrement.
-Attends, tu vas quand même pas…
Une arcane pleine d’étranges symboles apparu devant sa main, et de puissantes lames d’air couplées à une grosse liane sortirent de celle-ci et transpercèrent le sparadrap de parts-en-parts.
-Hey ! Ça c’est pas sympa ! Cria Mercu qui avait encore la liane plantée dans le ventre.
La magicienne claqua des doigts et la liane disparu en laissant un gros trou dans le sparadrap. Celui-ci activa sa spellcard et les habituelles éclairs azurs se mirent à crépiter un peu partout, laissant un Mercu intact devant les yeux blasés de Patchouli.
Le sparadrap était étonné de la non-réaction de la jeune femme.
-C’est étrange. L’un de mes anciens élèves avait à peu près le même pouvoir. Aurais-tu ingurgité une pierre philosophale ?
-Une quoi ?
-mmmh… visiblement pas.
La magicienne posa divers questions sur les connaissances magiques du jeune yokai-sparadrap avant d’en déduire qu’il partait de zéro dans ce domaine.
Mercu demanda à Patchouli si elle allait lui apprendre à utiliser la magie. Celle-ci lui répondit qu’elle en serait enchantée mais qu’il fallait l’accord du propriétaire des lieus, Remilia Scarlet.
-Bon bah je vais lui demander. Elle est où ?
-Je suis là. Répondit un voix.
La petite fille vêtue de rose aux ailes de chauve-souris se tenait appuyée sur le rebord d’un balcon de l’étage supérieur qui donnait sur Mercu et Patchouli.
-Je vous ai observé Patchy et toi, et j’ai cru comprendre que tu comptais utiliser la bibliothèque ainsi que les connaissances de mon amie.
-Oui. Du coup est-ce que vous..
-Je sais ce que tu t’apprêtes à dire. Coupa-elle. Laisse-moi réfléchir, c’est déjà la deuxième fois que tu pénètre par effraction dans ma noble demeure, que tu brises tout ce qui s’y trouve, et tu me..
-Le mur c’est Marisa qui..
-Silence yokai ! Ne m’interromps pas ! Tu ne manques pas de culot, ma parole ! Je te rappelle que les lieus que tu souilles et que tu as souillé m’appartiennent ! Si je le lui demandais, Sakuya t’aurais déjà mis à la porte ! Avec quelques couteaux dans le derrière en prime !
La maîtresse du manoir continua de le sermonner durant plusieurs minutes durant lesquelles il se ratatinait de gêne.
-Mais je te fais une fleur, sparadrap. J’ai pu constater que tu as un pouvoir fort intéressante. Tu permets ? Fit-elle en faisant apparaître une lance écarlate entourée de chaînes dans sa main droite.
Mercu soupira :
-J’ai compris… Fit-il mollement.
Le sparadrap monta sur le bureau de Patchouli et écarta les bras en se tenant prêt à recevoir une puissante attaque.
Un sourire se dessina sur le coin des lèvres de Remilia, puis, d’un geste souple, la vampire lança sa lance qui passa à travers Mercu, au niveau du coeur, avant de disparaître juste avant de toucher le mur qui se trouvait derrière lui.
Sans même utiliser sa spellcard, les éclairs bleus crépitèrent et le trou dans le torse du sparadrap disparu.
-C’est parfait. Dit calmement la vampire. Il pourra apporter un divertissement à Flandre.
-C’est assez cruel. Fit remarquer Patchouli.
Mercu ne comprenait pas de quoi elles parlaient, mais ça ne lui disait rien qui vaille.
-Bien. Pour en revenir à la discussion précédente, j’accepte ta présence ici. Tu seras même mon invité.
-Votre invité ?
-Oui. Tu n’as nulle part où loger n’est-ce pas ? Tu es un vagabond, je le vois dans ton regard, à ton hygiène, et à tes vêtements déchirés, un peu par ma faute, certes, je te fournirai de quoi t’habiller correctement ainsi que de quoi manger, et un lieu où dormir.
Les yeux de Mercu s’illuminèrent. Il n’en croyait pas ses oreilles pointues.
-C...c’est vrai ?
-Bien sur. Mais… à une condition, tu devras t’occuper de ma petite sœur de temps-en-temps.
-C’est tout ?
-Oui.
-Génial ! Merci beaucoup ! Je ne vous décevrai pas ! s’exclama Mercu fou de joie.
-Bien. Tes cours avec Patchouli débutent dès maintenant. Après le souper, Sakuya te mènera à ta chambre. Je vais vous laisser. À plus tard, sparadrap.
La petite vampire tourna les talons, laissant la magicienne et le sparadrap seuls dans la bibliothèque.
D’un coup sec, Patchouli referma le grimoire qu’elle avait devant les yeux. Puis elle emmena Mercu dans un coin sombre de la bibliothèque où une sorte de grande arcane gravée sur le sol, formait une arène.
La magicienne frappa des mains et au même moment, un grand lustre s’alluma au dessus de l’arène. Mercu était impressionné mais il fut vite déçu lorsqu’il aperçu Koakuma qui attendait près d’un interrupteur un peu plus loin.
La magicienne se posta à l’autre bout de l’arène et se retourna.
-Bien. Montre-moi ce que tu sais faire. Allez, ne sois pas timide.
Mercu leva le bras de manière hésitante, puis il fit apparaître un petit sparadrap en claquant des doigts.
-Ce n’est pas grand-chose. Soupira Patchouli.
Mercu se concentra et une dizaine d’autres sparadraps apparurent en émettant un bruit similaire à celui d’une bouteille qui se débouche. Les sparadraps flottaient aux côtés de Mercu en tournant sur eux même.
-Tu peux probablement faire mieux. Disait Patchouli, l’air toujours aussi blasé.

-Allez. Reprit-elle. Imagine que je suis sur le point de t’attaquer.
Mercu tendit le bras et envoya l’un de ses sparadrap contre la magicienne qui le reçu sur le front dans un petit bruit de claque.
-Ce n’est pas avec ça que tu seras capable de te défendre. Affirma Patchouli en décollant le pansement de son front. Je sais que tu peux faire mieux. N’aies pas peur de m’attaquer sérieusement. Imagine que tu es dans une situation délicate, et donne tout ce que tu as.
Mercu ferma les yeux et repensa à son rêve de Rumia qui mangeait Train.
-Oh ?
-Que se passe-il ? Interrogea le yokai en rouvrant les yeux.
-Il y a eu un éclair et quelque chose est apparu sur ton nez. Disait une Patchouli intriguée.
D’un coup, tous les sparadraps qui lévitaient autour de Mercu fusèrent, tel des petits couteaux, sur Patchouli qui, d’un geste, forma une barrière devant elle, faisant rebondir les projectiles qui retombèrent sur le sol dans un petit fracas métallique.
La magicienne se pencha pour en ramasser un et l’examiner.
-C’était pas mal du tout. Je ne savais pas que tu savais utiliser la magie élémentaire acier. S’étonna-elle. Ces vulgaires sparadraps sont devenus aussi tranchants qu’une lame de rasoir. Dit-elle en passant le doigt sur l’un d’eux. Sakuya utilise le même type d’attaques.
-Mais.. Je n’ai rien fait, moi. Affirma Mercu en se passant le doigt sur le nez. Le petit œil bleu avait disparu.
-Vraiment ? C’est étrange. Dis-moi, la spellcard qui te soigne, c’est toi qui l’a crée ?
Le sparadrap fit non de la tête. Patchouli lui demanda pourquoi et il expliqua qu’il avait ce pouvoir, c’est tout. La magicienne fixait Mercu droit dans les yeux, le rendant assez mal à l’aise. Elle finit par conclure en soupirant qu’il disait la vérité et que c’était assez étrange. Normalement, les spellcards n’apparaissent pas comme ça. En plus, elle était certaine d’avoir vu un petit œil s’ouvrir au milieu du pansement que Mercu avait, collé sur son nez.
L’attention de Mercu fut attirée par de petits bruits provenant de derrière une étagère non-loin de là. C’était Koakuma qui revenait, une grosse pile de bouquins empilée sur les bras, elle posa lourdement son fardeau sur le bureau de Patchouli et se laissa tomber sur une chaise à proximité.
-Bien. Ce qui va prochainement t’occuper. Reprit-la magicienne. Les bases de la base de la magie élémentaire, le feu, l’eau, la terre, le bois, et le métal que tu as l’air de déjà bien connaître.
Mercu voulu rappeler qu’il ne savait pas comment il avait fait pour changer les sparadraps en acier mais il se fit couper par Patchouli qui lui lança un gros livre qui expliquait tout sur la magie du feu et son bon fonctionnement offensif en combat. Puis, la magicienne se leva et laissa le yokai-sparadrap à son bureau.
-Tu dois étudier ça. Si tu veux entraîner la pratique, tu peux le faire dans l’arène. Si tu as besoin de moi, je me trouve au deuxième étage, à la rangée C9 près de la collection du recueils des derniers alchimistes de la perse antique. Dit-elle en partant.
Mercu la regarda s’en aller en se demandant si il allait vraiment pouvoir apprendre tout ça seul.
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Chapitre 10 : Premier cour.


Cela faisait une bonne heure que Mercu était plongé dans le livre sur la magie élémentaire aquatique. Il avait envie de se spécialiser dans cet élément car c’était celui que maîtrisait son amie Train. Il essayait de propulser de l’eau de ses mains, mais il n’y parvenait pas. Comme inscrit dans le livre, il se détendit, comme si son corps était un liquide, il fit un signe triangulaire avec ses doigts, et concentra la force magique de son corps de yokai.
Mais rien ne se produisit. Il réessaya, encore, et encore, sans succès.
Mercu soupira. Il se dit que l’eau ne serait pas son truc. Il pris donc le livre sur la magie végétale et se mit à l’étudier. Un peu plus tard, Mercu se sentit prêt, il alla dans l’arène.
Le sparadrap respira profondément, sentant l’oxygène entrer dans ses poumons comme le vent qui souffle dans les feuilles des arbres de la forêt. Puis, il leva le bras, et expira tout l’air qu’il avait accumulé dans un râle qui le fit tressaillir.

Rien ne produisit.
Mercu était frustré. Il était sûr qu’il avait réussit. L’apprentissage de la magie s’annonçait plus corsé qu’il ne le pensait.
Il reposa son bouquin et prit celui de la terre.
Après trente minutes de lecture et quelques essais pratique non-aboutis, il constata qu’à chaque essais, il lui manquait quelque chose. Comme si la magie ne voulait pas venir, il n’arrivait pas et ne savait pas où la puiser.
Il reposa son livre de la terre et prit celui du feu. Il fit la même chose que pour les éléments précédents, lors de son essai, comme indiqué dans le livre, il laissa son énergie, son excitation et sa bonne humeur monter en lui. Après quelques secondes de concentration, il se sentait prêt à en découdre.
-Je suis chaud-bouillant ! s’exclama-il.
Il plaça ses deux mains devant lui, poussa un râle libérateur, et attendit.
Rien ne se produisit.
La bonne humeur de Mercu s’embrasa et se réduit en un tas de frustration.
-Merdeuh ! S’écria-il en frappant du poing son bureau.
À l’instant même où il frappa, le meuble s’embrasa.
Mercu recula en poussant un petit cri. Il n’avait pas compris ce qui venait de se passer. Il appela Patchouli et Koakuma, mais personne ne vint l’aider. Il était dans de beaux draps, voilà qu’après avoir renversé une table, volé une armure et fait un gros trou dans un mur, il venait de mettre le feu à la bibliothèque. Si Remilia Scarlet apprenait ça, il risquerait fortement d’être mis à la porte, avec quelques couteaux dans les fesses en prime.
Le sparadrap branla la tête pour chasser ses pensées négatives et fit face au bureau qui était en train de partir en fumée.

Qu’aurait-fait Train dans cette situation ? Se disait-il.

Mercu prit un grande inspiration. Il se positionna de manière à avoir une bonne stabilité au sol, il plaça ses deux bras devant-lui, croisa les doigts en formant un étrange signe triangulaire, et se concentra de toute sa volonté. Il essayait de projeter un jet d’eau contre l’incendie. Ses jambes tremblaient, cette fois, il ne devait pas échouer.
Il inspirait et expirait rapidement et profondément. Il contracta les muscles de ses jambes, prit solidement appui au sol, détendit ses doigts tout en formant solidement le signe triangulaire, puis, il ferma les yeux, et relâcha son souffle et ses muscles en expirant tout l’air qu’il pouvait.
Son « troisième œil » s’ouvrit et deux éclairs azurs crépitèrent dans les mains du yokai-sparadrap. Suivis d’un épais torrent d’eau cristallisé qui engloutit les flammes.
Mercu n’en croyait pas ses yeux. Il avait réussit, enfin, était-ce bien lui qui avait provoqué tout ça ? Il fut coupé dans ses réflexions par des applaudissements provenant d’un peu plus haut.
Patchouli se tenait sur le balcon de l’étage supérieur et observait Mercu de celui-ci.
-Bravo sparadrap. Je vois que tu de débrouille bien lorsque tu es sous pression.
Mercu réfléchit un instant.
-Attends… T’étais là depuis tout ce temps ?
-Bien sur. C’est moi qui ai mis le feu à ton pupitre.
-Hein !? Mais pourquoi t’as fait ça ?
La magicienne sourit.
-Et bien. Simplement pour te motiver un peu. Dit-elle calmement en tournant les talons.
Le sparadrap soupira tout en gardant le sourire.
Il était très content de la méthode qu’avait utilisé sa professeure, mais il se demandait si Remilia serait du même avis que lui. Si il fallait brûler un meuble dès son premier cours, que serait la suite ?
Mercu alla évaluer les dégâts. Il fut stupéfié. Le bureau, qui venait pourtant de s’enflammer, était intact. Il n’y avait pas la moindre trace de brûlure à sa surface.
-Eh oui. Fit une voix derrière lui. Ces flammes étaient probablement des fausses. Cette magicienne a plus d’un tour dans son sac.
-Sakuya ? Je ne t’ai pas entendue arriver. Tu étais là quand j’ai projeté un jet d’eau de mes mains ?
-Oui.
-L’eau était réelle ? Je veux dire… ça n’était pas un illusion ? Demanda le sparadrap.
-C’était bien réel.
-Mais alors pourquoi le bureau est sec ? Je l’ai pourtant aspergé d’eau.
La servante de Remilia soupira.
-Je te l’expliquerai. Suis-moi. Ça va être l’heure de manger.
Sakuya mena Mercu à la salle à manger. Durant le trajet, elle lui expliqua que la magie, une fois lancée, disparaissait. Y compris si elle est sous forme de terre, de bois ou de métal.
-Je vois. Fit Mercu. Donc si je bois l’eau que je créer, cela n’étanchera pas ma soif ?
-Non.
-Mais si patchouli avait réellement incendié le bureau, les flammes auraient aussi disparu sans laisser de traces ?
-Non. Cela aurait quand même produit de la chaleur et le bois se serait réellement enflammé.
-Je commence à comprendre comment ça marche… Murmura Mercu.
Le sparadrap renifla et accéléra l’allure.
-Woah ! Ça sent drôlement bon par ici ! S’exclama-il.
-Ne soit pas si pressé sparadrap. Soupira Sakuya. Reste derrière moi. Reprit-elle. Tu risquerais de te perdre.
Guidé par son odorat de yokai, Mercu accourait vers ce qui semblait être du poisson. Il sema rapidement Sakuya, qui, si elle le voulait, pouvait très facilement le rattraper. Mais elle sentait qu’il allait dans la bonne direction. Elle arrivait à sentir l’aura magique de Mercu. Celle-ci était, certes, très faible. Mais il y avait quelque-chose de particulier. Il y en avait deux différentes, ainsi que diverses émanations qui s’échappaient aléatoirement au grès des émotions du sparadrap. Aillant un grand désir de satisfaire sa gourmandise, l’intensité des émanations était assez élevée. Mais toutefois moins que lorsqu’il avait éteint le feu dans la bibliothèque. Sakuya trouvait cette « créature » forte intéressante.
-Un yokai-sparadrap… Se dit-elle, un sourire le coin des lèvres. À quoi pourrait-ce bien servir ?

L’odeur s’intensifiait. Mercu, qui n’avait rien mangé depuis qu’il avait quitté l’auberge au village des humains, était extrêmement affamé. Déjà que les yokais ont un estomac aux capacités généralement supérieurs à celles des humains.
Mercu bifurqua et arriva dans un long couloir droit. Au fond, il y avait une porte entrouverte. De celle-ci, de la lumière, des voix et une délicieuse odeur en émanaient.
Le yokai-sparadrap n’y tint plus. Il fila à une vitesse inimaginable dans le couloir, aussi vite que l’éclair bleu qui venait de crépiter dans son regard. Sakuya ne parvenait plus à sentir son aura.
Dans sa course folle, il se faufila avec précision dans la mince ouverture de la porte sans la toucher.
Puis, il se stoppa d’un coup entre Patchouli et Remilia qui discutaient tranquillement. Celles-ci ne l’avaient même pas remarqué, et ne sentirent que son déplacement d’air qui provoqua une violente bourrasque qui souffla dans toute la pièce, faisant, au passage, s’envoler la charlotte de Patchouli et tomber Koakuma qui était assise un peu plus loin.
La magicienne soupira.
-Bonjour Mercu.
Le yokai-sparadrap sourit et allait répondre, mais, d’un coup, il explosa. Recolorant les vêtements mauves de la magicienne en rouge. Quelque chose qui semblait être un gros morceau d’intestin tomba sur Koakuma qui poussa un cri déchirant.
Patchouli, Remilia et Sakuya, qui venait d’apparaître dans la pièce, soupirèrent en chœur :
-Flandre !
Un petite fille, assise près de Koakuma, avait le poing fermé en direction de Mercu.
Comme Rumia, elle avait des yeux rouges sang et de courts cheveux blonds, cependant coiffés d’un charlotte blanche serrée par un ruban rouge noué au dessus d’une petite couette nouée sur le côté gauche de sa petite tête d’enfant. Elle devait avoir entre six et huit ans. Cétait la petite sœur de Remilia. Elle ressemblait beaucoup à son aînée. Cependant, ses ailes dorsales n’étaient pas les même. Remilia avait deux petites ailes de chauves-souris repliée au niveau des omoplates. Flandre, elle, avait des sortes de branche métalliques d’où pendaient des cristaux multicolores.
La petite fille fit un adorable sourire un peu désolé.

Le corps de Mercu était éparpillé un peu partout dans la pièce. Seul le sparadrap qu’il avait sur le nez était intact. Celui-ci s’éleva à quelques mètres du sol et se mit à briller de l’habituelle douce lumière azure. Les restes du yokai-sparadrap qui recouvraient les murs s’évaporèrent sans laisser de traces et se reformèrent autour du petit sparadrap bleu. Peu-à-peu, une silhouette familière se reformait. Soudain, la lumière disparu, et Mercu se tenais debout, comme si de rien n’était. Cependant, il était nu. Sakuya disparu avant de réapparaître instantanément après juste à côté de Mercu, qui, soudain, était vêtu d’un élégant complet noir et blanc pour homme de l’Angleterre du XVIIIe siècle.
Flandre, qui avait été choquée par la vision précédente, leva le poing en direction du sparadrap. Mais elle fut coupée par sa grande sœur qui s’interposa.
-Non Flan. Tu risquerais d’abîmer sa tenue. Ce magnifique costume appartenait à notre grand-oncle. Tu auras tout le loisir de t’amuser avec lui plus tard. Dit calmement Remilia. Ce jeune yokai, reprit-elle, est mon invité. Il séjournera au manoir pendant quelques temps.
Le ventre du concerné gargouilla bruyamment.
À cela, la maîtresse du manoir écarlate fit remarquer qu’il était temps de passer à table. Mercu était tellement heureux de cette remarque qu’il en eut les larmes aux yeux. La servante expliqua à sa maîtresse qu’elle devait juste aller chercher la gardienne. Elle disparu, et réapparu quelques secondes plus tard en traînant la femme à la longue chevelure rouge-orangée qui dormait contre l’immense portail en acier aux portes du manoir. Là, elle ne dormait plus. Elle se débattait en disant qu’elle était désolée et qu’elle ne le referai plus jamais. Sakuya la lâcha au pieds de Mercu en lui disant de saluer ce dernier.
La gardienne cessa de geindre et s’intéressa au yokai-sparadrap.
-Encore un outsider ? Je vais devoir lui apprendre les arts martiaux ? Disait-elle en examinant la musculature du jeune yokai.
La femme tendit la main à Mercu et se présenta. Elle s’appelait Meiling.
Le sparadrap serra la main et allait répondre, mais Koakuma le fit à sa place.
-Lui c’est Mercurochrome, le yokai-pansement héro !
-Je préfères Mercu. Précisa-il en rougissant. Mais appelle-moi comme tu veux
-Eh bien prends place, Mercu. Dit Meiling en invitant le yokai-sparadrap à s’asseoir à la table où attendais Flandre qui n’avait pas lâché Mercu des yeux. La table en question était recouverte d’une magnifique nappe rouge sang où était posées des plats en argents remplis des délicieux mets dont l’odeur avait fait péter un câble à Mercu. Lorsque son regard tomba sur la magnifique table, cela faillit recommencer. Mais il parvint à se retenir de plonger tête la première dans l’immense pudding comme il l’aurait fait si il avait été seul. Il tira même poliment sa chaise à Patchouli avant de prendre place à son tour sur ces chaises qui, il fallait quand même le dire, étaient d’un confort incroyable. Dès que toutes les habitantes du manoir écarlate eurent pris place, Remilia, qui était au bout de la table, leva son verre et porta un toast en l’honneur de leur invité, puis, elle prononça la phrase que Mercu attendait impatiemment. « Bonne appétit ! ».
Aussitôt, le sparadrap affamé s’empressa de remplir son assiette de tout ce qui était à sa portée. Ses canines de yokai se déployèrent, tel des griffes de chat, avant de s’attaquer à un gros morceau de viande rouge cuit à la perfection. Pour ne pas paraître impolis, il mangeait lentement très proprement, contrairement à son dernier repas, il ne se bâfrait pas. Cependant, il ne s’arrêta que lorsque les plats furent entièrement vides. Sakuya était heureuse de voir sa cuisine autant honorée. Koakuma et Meiling était impressionnée de la quantité de nourriture qu’il avait pu ingurgiter.
-Où est passé tout ce qu’il a mangé ? Il ne peut pas y avoir autant de place dans son estomac ! s’égosillait Koakuma.
Un éclair bleu crépita près du nez de Mercu.
-Moi, je crois le savoir… Murmura Patchouli.

Dix heures sonna, tout le monde avait fini de manger. Sakuya se leva et accompagna Mercu à ses appartements. Sa chambre était simple mais luxurieuse, Il y avait un grand lit, un bureau et deux fenêtre qui donnaient sur le lac brumeux, le papier peint et la moquette étaient entièrement rouge avec des motifs gothiques noirs. Une fois seul, il se mit torse nu et se jeta dans son lit. Il s’étonna du confort de celui-ci et s’endormit rapidement.
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Chapitre 11 : Une détermination d’acier


Mercu se réveilla le lendemain matin, il venait de passer l’une des meilleures nuit de sa vie. Il se leva et s’habilla d’un Kimono chinois vert et noir que Sakuya lui avait déposé sur la chaise du bureau. Il ressemblait étrangement à un peignoir. Le yokai-sparadrap le trouva fort confortable. À défaut d’un petit détail qui le grattait vers la nuque, c’était un petit papier qui avait été glissé dans l’encolure. Il y avait un petit message qui disait « de la part de Meiling ». Il sourit et sorti de sa chambre. Il referma la porte, au moment où il se retourna, Sakuya apparu juste devant lui. Le Mercurochrome eut une attaque et s’évanouit. La servante voulu le rattraper mais elle sursauta lorsque le sparadrap sur le nez de Mercu se mit a produire des éclairs bleus qui crépitèrent tout autour de la tête du yokai.
Dès que les éclairs cessèrent, Mercu se releva. Mais ce n’était plus lui.
Physiquement, il n’avait pas changé d’un poil. À l’exception de son visage qui n’était plus qu’une énorme bouche à la langue surdimensionnée qui pendait jusqu’au bas de son coup,. Et au dessus, à moitié caché par un frange de cheveux noirs coiffés en pétard, un grand œil bleu clair fixait le sol.
C’était le monstre qui avait blessé Rumia.

Sakuya saisit l’un de ses couteaux tout en surveillant la créature qui se contentait de fixer le sol en râlant doucement.
-Enfin libre.. Murmura-elle.
La créature releva la tête et se tourna vers la servante du manoir écarlate.
-Bonjour. On va prendre le petit déjeuner ? Demanda-elle à Sakuya qui ne savait pas si elle devait être inquiète ou pas.
-Qu’est-il arrivé à ton visage ?
-Oh, C’est vrai cela doit vous faire bizarre. Je vous l’expliquerai à tous en même temps. J’ai pas envie de devoir me répéter.
Sakuya fixait toujours la créature droit dans l’œil. Elle ne bougeait toujours pas. Finalement, elle détourna le regard et déclara qu’elle allait y aller.
La servante du démon écarlate suivi le monstre. De toute façon, le manoir et si grand qu’il était théoriquement impossible pour un nouveau locataire de s’y repairer. Il se perdra.
-Si je me souvient bien, c’est par là.
Sakuya haussa un sourcil.
La créature pris appuis sur son pied gauche qui s’entoura d’éclairs bleus. Puis, il se lança à une vitesse folle dans les couloirs. La servante ne s’attendait pas à cela. Elle voulu arrêter le temps, mais un déplacement d’air la déstabilisa et l’en empêcha. Avec quelques secondes de retard, elle activa sa montre à gousset et tenta de rattraper la créature. Mais elle était déjà arrivée dans la salle à manger.

La porte de la salle à manger s’ouvrit. Remilia Scarlet, qui était assise et discutait avec Patchouli, salua la créature en pensant que c’était Mercu.
-Bonjour mademoiselle Scarlet. Je ne suis pas Mercu.
La maîtresse vampire se retourna pour observer son interlocuteur. Patchouli l’imita.
Les deux femmes furent surprises de la créature qu’elles avaient sous les yeux.
-Qui es-tu ? Interrogea la vampire méfiante.
-Je vais vous raconter mon histoire. Répondit la créature. Mais j’aimerais d’abord que tout le monde soie là.
À peine la créature finissait sa phrase que Sakuya apparu dans son dos et lui balaya les jambes. La créature tomba lourdement sur le sol. La servante se téléporta à droite de sa maîtresse et, au même moment, des couteaux fusèrent vers la créature depuis toutes les directions. Cette dernière ne chercha même pas à esquiver et se prit absolument tout les projectiles dans le corps.
-Heureusement que je ne ressens pas la douleur comme vous… Soupira la créature.
Des éclairs bleus crépitèrent et les couteaux sortirent de leur cible, les plaies du monstre se refermèrent rapidement et il se releva.
Sakuya se remit en position d’attaque et Remilia fit apparaître sa lance rouge dans une main. La créature posa son œil dans ceux de la servante et de sa maîtresse et déclara qu’il serait inutile de discuter avec elles. La lance de la vampire vola sur le monstre et l’atteignit en plein front, faisant partir sa tête en arrière.
-Hié ?
La créature se remit droite, c’était à nouveau Mercu. Il regardait les trois habitantes du manoir écarlate qui lui faisaient face, un lance fichée dans la tête, sans savoir ce qu’il venait de lui arriver.
La lance de Remilia disparu dans un nuage de poussières rouge et noir, et la plaie du yokai-sparadrap se referma avec les habituelles éclairs bleus.
-Oui ? Dit maladroitement Mercu.
Sakuya souffla.
-C’est bon. Il est redevenu comme avant. Dit-elle l’air soulagée.
-Redevenu quoi ? Que s’est-il passé ? Interrogea Mercu qui ne comprenait vraiment rien.
-C’est dommage. Il n’avait pas l’air agressif.. Soupira Patchouli.
-Cette créature ne m’inspirait guère confiance. Tu as bien agis Sakuya. Affirma Remilia.
Mercu, qui ne comprenait toujours rien, alla s’asseoir à la table du petit-déjeuner pendant que les trois jeunes femmes débattaient sur ce qu’il fallait faire du yokai-sparadrap.
Patchouli disait qu’elle voulait étudier son cas et continuer les cours comme si de rien n’était, alors que Sakuya et Remilia penchaient plus pour une extermination selon les règles. Finalement, la magicienne réussit à convaincre la maîtresse du manoir de le laisser en vie car il pourrait s’occuper de Flandre.

Meiling entra dans la salle à manger accompagnée de Koakuma. Les deux jeunes femmes saluèrent le yokai-sparadrap. Meiling serra la main de Mercu qui fit un drôle de craquement, deux-trois éclairs bleus crépitèrent.
-Je vois que tu as mis le kimono que je t’ai offerts. Il te plaît ?
-Ouais ! M’en séparerai jamais ! Affirma haut et fort le sparadrap.
-Bien. Je vois que tout le monde est là. Fit Remilia. Nous pouvons passer à table.
-Bah… Et flandre ? Elle n’est pas encore là. Intervint Mercu.
-Ne t’inquiète pas, sparadrap. C’est normal. Occupe-toi plutôt de tes études avec Patchy.
Sakuya réapparu et la table fut soudainement remplie du petit déjeuner qui fit rapidement changer ses préoccupations à Mercu.

Après un succulent petit déj’, le yokai-sparadrap était prêt à en découdre avec ses études. Il suivait impatiemment Patchouli qui marchait bien trop lentement à son goût.
Ils arrivèrent à Voile. La magicienne amena Mercu vers son pupitre et lui demanda de bien vouloir répondre aux questions qu’elle avait à lui poser. Le sparadrap esquissa.
-Pour commencer, je vais d’abord te raconter ce qu’il s’est passé ce matin.
Mercu était très attentif.
-J’ignore quand et comment, mais tu étais devenu quelqu’un d’autre.
-Hein !? Et j’ai fait du mal à quelqu’un ? Où-est Flandre !? S’exclama le yokai-sparadrap soudain inquiet.
Patchouli fronça les sourcils.
-Je te rassure, tu n’as attaqué personne. Mais tu as changé de personnalité et de visage.
Mercu eut un soupir de soulagement. Puis, il raconta sa transformation face à Rumia et ses visions de l’œil azur. La magicienne était intéressée par le récit de son apprenti. Elle voulait en savoir plus sur ses origines et ceux de ses pouvoirs de guérison. Lorsque Mercu avait parlé de l’œil, elle était sûr que cela avait un rapport avec celui qu’elle avait aperçu sur le pansement collé sur son nez.
-Depuis quand as-tu ce genre de visions ?
-Eh bien.. Depuis qu’une fée des glaces super forte m’a attaqué sur le lac.
Un peu plus loin, Koakuma éclata de rire.
Patchouli resta blasée et se contenta d’acquiescer.
-Quel âge as-tu ? Demanda-elle.
Mercu réfléchit un instant.
-À peu près 3 jours.
La magicienne releva la tête.
-J’ai compris. Tu n’étais qu’un sparadrap et tu est devenu un yokai. Ta transformation à eut lieu il y a trois jours.
-Comme Kogasa ! S’exclama Koakuma toute excitée.
-Effectivement, comme Kogasa. Cependant, tu as dis que ça ne fait que trois jours que tu as ce corps. C’est étonnant que tu saches déjà parler notre langue et que tu te comportes aussi bien dans notre société. Es-tu bien sûr de n’être qu’un yokai-sparadrap ?
Patchouli regardait Mercu droit dans les yeux. Son regard violet était très profond.
Le yokai-sparadrap hésita, puis avoua :
-Il y a eu autre chose. Lorsque le pansement.. enfin quand je n’étais plus moi, j’avais d’autres visions.
Patchouli ne lâchait pas Mercu du regard.
-Ce n’était pas comme dans mes rêves, ça ressemblait plus à des souvenirs. Dans des lieus qui ne ressemblent pas à Gensokyo, avec des humains que je n’avais jamais vu qui ont l’air de bien me connaître. Pourtant, ils ne m’appellent pas par mon nom. Je suis peut-être la réincarnation de quelqu’un… Je n’en sais rien. Je veux juste apprendre à me défendre et retrouver mon amie Train.
La magicienne fixait, à présent, le nez de son élève. Elle attendait que quelque chose se passe. Mais le petit œil bleu qu’elle attendait ne vint pas. Elle baissa les yeux et déclara qu’ils allaient continuer l’apprentissage de la magie élémentaire.
Elle se leva et alla, suivie de Mercu, dans l’arène du fond de la bibliothèque.
Elle s’assit à la petite table qui avait pris feu, avec son élève, et se mit à étudier les deux derniers éléments qu’il n’avait pas encore tenté d’apprendre, la terre et le métal.

Après un cours théorique sur la magie de la terre, Mercu alla dans l’arène pour étudier la pratique. Il se plaça au centre et s’agenouilla. Il inspirait et expirait calmement et profondément. Il savait pas comment, mais il était sûr que, pour que ça marche, il devait juste laisser son instinct guider ses gestes. Il se releva doucement en plaquant ses mains contre le sol.
Sa professeure s’interrogeait sur ce qu’il faisait.
Soudain, les cheveux du yokai-sparadrap se soulevèrent. Un courant d’air invisible tournait doucement autour de Mercu, de manière ascendante, comme une tornade. Patchouli en fut impressionnée. Mais son élève n’en resta pas là. Il se leva, tout en gardant les mains orientées vers le sol. Mercu ouvrit tout grands les yeux et leva les bras vers le ciel et le sol se mit à légèrement trembler sous ses pieds. Il y était arrivé ! Le yokai-sparadrap était heureux. Mais son bonheur ne dura guère longtemps. Il y eut une secousse et une petite colonne de terre rocheuse surgit du sol sous le yokai et le projeta à une dizaine de mètres de haut. Patchouli regarda Mercu tomber et ferma les yeux lorsqu’il s’écrasa sur une vielle table un peu plus loin, la brisant au passage. La magicienne laissa échapper un petit sourire.
Des éclairs bleus crépitèrent et les jambes de Mercu se remirent dans le bon sens.
-C’est bon ! Je vais bien ! Cria-il depuis l’autre côté de la pièce.
La colonne de terre se désagrégea en laissant un trou dans la moquette de la bibliothèque. Patchouli répara tout d’un geste de la main.
-C’est étrange. Comment as-tu pu créer autant de magie à ce stade ? Ce n’était que la première fois que tu utilisais cette magie. Enfin, théoriquement…
Le pansement magique de Mercu fit un clin d’œil que personne ne vit.

-En plus, Reprit-elle, tu ne savais rien faire hier. Il avait fallu te mettre dans une situation d’urgence pour obtenir un résultat.
-Je… d’accord. Bredouilla le yokai-sparadrap.
-On va essayer autre chose.
La magicienne alla chercher le dernier livre posé sur la table et le tendit à son élève.
-Tiens, celui-là est pour la magie élémentaire acier. C’est le dernier élément que tu as à découvrir. Donne tout ce que tu as.
Mercu acquiesça avant de se mettre au travail.

-Comme tu peux le voir, tout, dans cet élément, repose sur ton moral et ta détermination. Expliqua sa maîtresse.
-Dans un combat, la magie acier est surtout utilisée comme soutien défensif. Elle te permet de durcir ton corps et les objets qui t’entourent. Avec de l’expérience, tu peux créer des outils tel que des épées ou divers projectiles pouvant te soutenir offensivement. Mais évidemment, il faut beaucoup d’expérience en la matière.
Le sparadrap écoutait religieusement sa professeure.
Il passa ensuite le reste de l’heure à réviser les techniques d’invocation et les différentes taux de carbone qu’il était prescrit dans le fer pour obtenir une bonne qualité d’acier.
-Contente-toi déjà d’obtenir un résultat. La dureté nous importe peu, pour l’instant, il faut commencer par la base. Fais durcir ton bras droit.
Mercu alla dans l’arène pour commencer l’exercice. Et de manière presque las, il tendit son bras, qui se recouvra progressivement de carbone pur.
Patchouli en lâcha son livre de surprise.
-C’est impossible ! Où as-tu appris à faire ça ? s’exclama-elle.
-Je ne sais pas…
-C’est étrange, il est impossible de maîtriser la magie dès la naissance. Aucune connaissance ne s’acquiert par un claquement de doigts. Il faut y consacrer de l’énergie et du temps. Parfois peu, parfois énormément…
Mercu se renfrogna :
-Je sais que cela peut te paraître fou, mais je crois que ça vient de là. Dit-il en montrant son nez.
La magicienne en mauve croisa les bras.
-Nous nous trouvons dans la terre des illusions, un lieu où tout les rêves les plus fous peuvent devenir réalité. Il n’y a rien, tant que nous sommes là, qui puisse me surprendre.
Face à cela, le yokai reprit un peu confiance en lui.
-Alors, explique-moi en quoi ce sparadrap peut être source de tout ces miracles.
-Eh bien justement, parce que c’est un pansement miracle.
-Très bien. Mais en quoi cela t’apprends-il la magie ? C’est impossible de savoir sans n’avoir jamais pratiqué auparavant.
-Mais tu viens de dire que tout était possible ici ! Renchérit le mercurochrome.
Sa maîtresse soupira.
-Ici, à Gensokyo, tout peut arriver, à défaut de quelques règles. Premièrement, il est impossible de ressusciter les morts. Deuxièmement, tu ne peux pas franchir la grande barrière Hakurei. Et troisièmement, la magie ne peut pas être maîtrisée sans la moindre connaissance.
-Bah en théorie je suis mort plein de fois. Contredit le sparadrap.
La magicienne se frotta les yeux.
-Écoute, ton existence est déjà un mystère à elle seule. Alors n’en rajoute pas s’il-te-plaît… Désespéra-elle
Un silence s’installa. Après une longue minute, Mercu rompit le silence. Avec un ton hésitant, il se décida de raconter tout ce qu’il savait :
-Je… Je me suis souvenu de choses étonnantes pendant que j’étais possédé. Déjà, je me souvient avoir eu des sensations de pertes d’équilibre. Puis, j’ai été comme aspiré dans un tourbillon de lumière bleutée avant de me retrouver devant un immense œil de la même couleur. Sa pupille me fixait, pis un garçon de mon âge en est sorti. Il a marché vers moi, m’a mis la main sur l’épaule, et d’un coup, tout avait disparu. J’étais dans le noir total. Comme si Rumia m’avait mangé. Et c’est là que j’ai commencé à voir des images défiler. Des images d’un passé que j’aurais oublié. Et quand je suis revenu à moi… et bien… voilà…
En prononçant ce dernier mot, Mercu sorti une toute nouvelle spellcard d’une poche de ses vêtement. Les yeux mauves de sa professeure se posèrent, non sans surprise, sur le petit bout de papier.
-Décidément. Tu es vraiment étrange, sparadrap. Murmura-elle. Bon, qu’est-ce que tu attends ? Montre-moi donc cette spellcard.
Le yokai-sparadrap prononça, haut et fort, la formule de la spell :
-Iron Sign :« S-235 shield ! »
Trois gros sparadraps apparurent et ce placèrent devant leur invocateur avant de se changer en acier, devenant un solide bouclier.
-Eh bien, si j’avais su que ton apprentissage allait être aussi rapide… Soupira sa maîtresse.

Le reste du cour se passa un peut plus normalement. Mercu avait du reprendre les autres éléments, sans succès. Tout ce qu’il eut, comme résultat, fut un bourgeon qui poussa sur son front. Et le reste du temps, Mercu entraîna son auto-régénération en se faisant défoncer par sa prof qui jugeait que c’était utile avant qu’il ailles rendre visite à Flandre.

Après une bonne session de défouloir sur Mercu, Patchouli commençait à fatiguer. Heureusement pour elle, Sakuya apparu pour prévenir qu’ils allaient bientôt devoir passer à table. La magicienne s’en alla de la bibliothèque, accompagnée de Koakuma, laissant le yokai-sparadrap qui se régénérait au centre de l’arène. Allongé sur le dos, il ronchonnait pendant que des éclairs bleus crépitaient de tout les côtés de son corps, ressoudant ses tissus. Une fois réparé, il se redressa en constatant qu’il avait guérit un peut plus vite que d’habitude. Il soupira en voyant ses nouveaux vêtements dans un état pas possible. Soudain, des éclaires bleus se mirent à crépiter sur ses habits qui furent remis à neuf. Mercu souris.
Finalement, la séance d’humiliation qu’il avait subi avait servi à quelque-chose.
Et il alla déjeuner.
Se perdant durant le trajet mais vite secouru par Sakuya.
Screugneugneu
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Fanfic: Le pansement des héros. il y a 2 jours 15 heures #33217

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Chapitre 12 : Les sous-sol du manoir écarlate


Après avoir passé un agréable et copieux repas, le yokai-sparadrap suivait Remilia Scarlet en se tapotant son ventre plein. Ils marchaient en silence dans les long couloirs rouges de l’immense bâtisse. Soudains, la vampire bifurqua et commença à descendre un escalier en pierre qui s’enfonçait dans les profondeurs du manoir.
Mercu la suivait sans trop se poser de questions.
Ils descendirent un long escalier en colimaçon faiblement éclairé par de petites lanternes clouées le long du mur. C’était assez lugubre. Finalement, ils atteignirent un sol plat. Il y avait un couloir qui menait à une épaisse porte en acier. Arrivé devant celle-ci, Remilia se stoppa et expliqua au Mercurochrome qu’il allait devoir s’occuper de sa petite sœur, comme il l’avait promis en échange d’un apprentissage avec Patchouli.
Elle tourna les talons et s’en alla, laissant Mercu seul au pas de la porte. Avant de commencer l’ascension des escaliers, elle se stoppa un instant.
-Et toi, le monstre à l’œil bleu, si tu fais du mal à ma sœur bien aimée, je te ferais connaître un sors pire que la mort.
Et elle s’en alla. Mercu la regarda disparaître au loin en se demandant comment elle connaissait l’œil bleu. Puis, il poussa la porte.
C’était une grande chambre d’enfant pleine de jouets. Les mur, ainsi que le sol tapissé étaient rouge. Au centre, Flandre était assise dans un grand lit à baldaquin. Une peluche dans les bras, elle regardait Mercu avec un grand sourire.
-Te voilà enfin, sparadrap. Je t’attendais impatiemment.
-Je suis là ! Répondit le concerné. Tu veux faire un jeu ?
La petite vampire sourit d’avantage.
-Oh ouiii ! Je commençait à me lasser de celui-là. Dit-elle en désignant la peluche qu’elle avait entre les mains.
Soudain, la tête de la peluche explosa, répandant son contenu un peu partout dans la pièce. Le sourire de Flandre reprit de plus belle.
Mercu eut un mouvement de recul. Il inspecta un peu plus la pièce et remarqua quelques détails qu’il n’avait pas prit en compte précédemment, comme les restes de plusieurs peluches éventrées, un cheval de bois auquel il manquait une partie de la tête, plusieurs miroirs brisés, ainsi que les multiples marques de griffes contre les murs.
Flandre jeta le reste de sa peluche derrière elle et reporta son attention sur le yokai-sparadrap.
-On va jouer à mon jeu préféré.
-D..D’accord.. c’est quoi ? Bredouilla Mercu.
Le sourire de Flandre devint disproportionné.

La petite vampire s’éleva dans les airs et commença à bombarder Mercu de pleins de petits projectiles magiques blanchâtre. Son adversaire s’attendait à recevoir une quelconque attaque, il tenta de l’éviter, mais il y avait beaucoup trop de projectiles.
Ça n’avait rien à voir avec Cirno et Rumia.
Rapidement, un projectile le toucha et le déstabilisa le faisant se prendre le reste de l’attaque de plein fouet. Mercu ignorait à quel élément appartenait ce type de magie mais c’était très corrosif. De la fumée et une odeur nauséabonde s’étaient dégagés du point d’impact. Flandre n’arrivait pas à voir sa cible, seulement quelques éclairs bleus.
Soudain, elle aperçu le yokai-sparadrap qui courait vers la porte. Avec un sourire carnassier, elle alla à la poursuite sa proie.

Mercu venait de sortir de la chambre. Il détalait dans le couloir lorsqu’on lui attrapa le pied.
Il hurlait et se débattait mais ne pouvait pas lutter et se faisait traîner dans la chambre infernale où il allait probablement passer un sale quart d’heure.
Remilia, qui était restée pour voir si tout allait bien, sourit et tourna les talons en se disant que, effectivement, tout allait bien. Mercu se retenait à la porte de la chambre avant de se faire happer dans la pièce. La porte se referma et ses derniers cris furent étouffés.
Screugneugneu
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